Monde

A la recherche de Saddam Hussein 2/5

Chris Wilson, mis à jour le 12.03.2010 à 15 h 43

Le dictateur irakien avait de nombreux gardes du corps. Lequel d'entre eux le cachait?

L'attaque de la ferme de Mohammad al-Haddouchi était imminente. Le plan d'action prévoyait de faire diversion en attaquant, juste à côté, plusieurs cibles à al-Oja, lieu de naissance de Saddam Hussein. Mais les insurgés avaient attaqué en premier, au lance-roquettes, les soldats du 1er bataillon, 22e régiment d'infanterie. Le 1er lieutenant Chris Morris, chef du peloton de reconnaissance, prit subitement la décision de prendre d'assaut la ferme avec ses éclaireurs avant que l'ennemi n'ait le temps de se ressaisir. Après tout, il y avait une toute petite chance que Saddam Hussein en personne s'y trouve.

Cette ferme, propriété du garde du corps et compagnon de boisson de Saddam, illustrait l'opulence dans laquelle vivaient les amis les plus proches du dictateur. Aménagée sous un promontoire près du Tigre, elle comptait une écloserie, un verger de citrus, une palmeraie, une plantation de plantains et d'autres matières premières typiques de cette fertile région. Les promontoires voisins fournissaient une défense naturelle, limitant les possibilités d'approche, ce qui rendait toute attaque particulièrement risquée. Le peloton de reconnaissance réussit néanmoins à neutraliser les gardes de l'exploitation, tandis que les renforts arrivaient.

Si Saddam resta introuvable, les lots de consolation ne manquèrent pas: 8 millions de dollars en cash, cachés dans deux coffres ignifugés, la plupart encore dans les emballages de la Chase Manhattan; environ un autre million de dollars en devises irakiennes; des fusils de tireurs d'élite, des lunettes de vision nocturne et d'autres armes sophistiquées; ainsi que la collection personnelle de bijoux de la première épouse (et cousine) de Saddam, Sajida, la mère de ses fils Oudaï et Qoussaï. Selon l'évaluation inexperte du bataillon, il y avait pour environ 2 millions de dollars de bijoux.

Un premier organigramme

Parmi les effets personnels de Sajida se trouvaient sa carte d'identité, son passeport et le butin le plus précieux de la soirée: l'album de photos de famille de Saddam Hussein. Parmi les photos d'anniversaires et de mariages figuraient de nombreux clichés de Saddam entouré de ses gardes du corps personnels. Il était notoire que la plupart des protecteurs de Saddam — les himaya, un terme qui englobe les gardes du corps, les confidents et autres acteurs de sa sphère intime — étaient originaires de Tikrit. Beaucoup d'entre eux étaient désormais à portée de main - restait à trouver quelqu'un capable de mettre un nom sur les visages.

Dans les mois qui suivirent, une épuisante série de raids permit aux forces de la coalition d'étoffer le schéma des personnalités de Tikrit. Beaucoup de ces opérations étaient supervisées par le lieutenant colonel Steve Russell, commandant du 1er bataillon, 22e régiment d'infanterie, qui avait pris d'assaut la ferme des Haddouchi. Russell faisait ses rapports au colonel James Hickey, commandant de brigade qui avait ordonné la reconstitution du réseau social de l'insurrection irakienne. Le bataillon de Russell aida à compléter cet organigramme en rassemblant photos et autres documents trouvés dans les fermes et les maisons des personnes soupçonnées d'appartenir à l'insurrection, en essuyant de nombreux tirs au passage.

Russell et son équipe de renseignements étaient à l'origine de la «Liste Noire» des hommes les plus recherchés d'Irak. Il s'agissait d'une version élargie du jeu de cartes de l'agence de renseignements du département de la Défense, comportant des centaines de noms de fonctionnaires gouvernementaux de moindre importance, des membres de l'organisation spéciale de sécurité de Saddam par exemple. Mais cette Liste Noire était loin d'être infaillible: la cible de l'un des raids de Russell, un agent soi-disant dangereux, s'avéra être un garçon de 12 ans.

Pour Russell, les nombreuses erreurs de la liste étaient dues en partie à la difficulté de comprendre la nomenclature locale. En Irak, les hommes portent cinq noms: leur prénom, le nom de leur père, le nom de leur grand-père, leur nom de famille et le nom de leur lieu de naissance, qui est souvent omis. (Moi par exemple, je suis Christopher Timothy Geoffrey al-Wilson al-Charlottesville - mon père s'appelle Timothy, son père Geoffrey, et je viens de Charlottesville, en Virginie).

Excel et PowerPoint

«La perception occidentale des prénoms et noms de famille... a provoqué chez beaucoup d'analystes un mélange et une confusion» des noms de leurs cibles irakiennes, m'a expliqué Russel dans un mail. Lorsqu'ils ont commencé à comprendre comment fonctionnait le système des noms, les analystes ont rapidement progressé dans l'élaboration des organigrammes des réseaux sociaux. Une fois que vous connaissiez le nom complet d'un homme, vous aviez déjà un début d'arbre généalogique.

Après l'épisode du garçon de 12 ans, Russell décida que son équipe choisirait elle-même ses propres cibles. Son responsable des renseignements, le capitaine Timothy Morrow, commença à constituer des dossiers sur des personnages n'apparaissant pas sur la Liste Noire - des gens qui semblaient pourtant être les maîtres de la région. Loin des logiciels sophistiqués ou des croisements de bases de données, il se contenta d'un simple fichier Excel. A mesure qu'il établissait les connexions, il les cartographiait à la main sur PowerPoint. Quand il sortait fumer un cigare, il emportait ses diagrammes et les étudiait dans l'espoir de trouver des indices.

Tout fan de New York District ou des Sopranos imagine des policiers en train de punaiser des photos sur un panneau pour cartographier la structure d'une organisation criminelle. La vraie analyse des réseaux sociaux est un tantinet plus compliquée. Si le concept de réseau social affleure dans les travaux universitaires depuis des siècles, il n'est devenu une discipline rigoureuse que dans la seconde moitié du XXe siècle. Sous de nombreux aspects, la théorie des réseaux sociaux est née de la nécessité. Comme le remarque une œuvre majeure sur cette théorie, «les anthropologues étudiant l'urbanisation...ont découvert que l'approche traditionnelle de la description de l'organisation sociale en termes d'institutions (économie, religion, politique, parenté, etc) ne suffisait pas à comprendre le comportement d'individus dans des sociétés complexes».

Cette phrase aurait très bien pu avoir été écrite pour la guerre en Irak. Il était impossible d'appréhender la structure des pouvoirs dans le pays, et tout particulièrement dans l'arrière-pays, hors de Bagdad, avec une approche institutionnelle. Même l'étude des schémas de liens de parenté tribaux ne suffisait pas à comprendre l'insurrection.

«Ce n'est pas parce que deux hommes appartiennent à la même tribu qu'ils sont amis», estime Brian Reed. Les conseils de Reed, responsable des opérations sous le commandement du colonel Jim Hickey, s'avérèrent précieux pour cartographier l'insurrection. Aujourd'hui lieutenant-colonel, il a une maîtrise en sociologie et a entendu parler pour la première fois de théorie des réseaux au début de ses études à West Point.

Densité de la communauté

Si les liens de parenté étaient un point de départ, Reed m'expliqua-t-il, il serait nécessaire pour dévider l'insurrection d'examiner les liens individuels et de reconstituer le réseau pièce par pièce. «Ça s'est juste passé comme ça», m'a-t-il confié, dissertant dans un restaurant de sa Philadelphie natale, devant une illustration très élaborée du réseau de Saddam étalée sur la table. Un graphique institutionnel classique, expliqua-t-il, «ne montre pas toutes les nuances des relations entre les personnes. Vous n'arriveriez jamais à débrouiller tous ces gars».

La théorie appliquée des réseaux comprend des algorithmes sophistiqués servant à identifier les communautés, mesurer l'importance de chaque acteur, et situer les liens les plus essentiels. Les analystes spécialistes des réseaux sociaux peuvent par exemple prendre un groupe de personnes et calculer le nombre de connexions qui existent entre elles. Si presque chaque personne est connectée à toutes les autres, cette communauté a une forte «densité» et est considérée comme très stable. (Si tout le monde est littéralement connecté à tout le monde, le terme technique pour désigner le groupe est «clique»). Si quelques personnes seulement forment le noyau du groupe, alors celui-ci est bien moins stable.

A son retour d'Irak, Reed a poursuivi sa thèse de sociologie et pris pour sujet de mémoire le réseau de Saddam, en lui appliquant ce genre de calculs. Mais, à Tikrit, sur le terrain, des analyses improvisées avaient forcément été nécessaires. En pratique, il s'agissait autant d'identifier l'inconnu que le connu. «Le colonel Hickey avait le don, en regardant le réseau, de voir tout de suite les trous», rapporte Reed. S'ils voulaient se frayer un chemin à travers les fidèles de Saddam et parvenir au centre du réseau, il allait leur falloir remplir ces trous.

 


 

Pour comparer, voyez la manière dont les maladies sexuellement transmissibles passent d'une personne à l'autre. Comme le montrent Nicholas Christakis et James Fowler dans leur récent ouvrage Connected: The Surprising Power of Our Social Networks and How They Shape Our Lives [Connectés: la surprenante puissance de nos réseaux sociaux ou comment ils façonnent nos vies], la meilleure façon de pister la diffusion des MST dans un groupe relativement restreint - comme les élèves d'un lycée donné-consiste à tracer un organigramme du réseau social de qui couche avec qui, en notant qui est porteur de quelle MST.

Les visiteurs d'al-Oja

La contagion est assez facile à retracer si vous disposez d'informations complètes sur l'activité sexuelle des élèves. Mais si ce n'est pas le cas — ce qui est fort probable lorsqu'on sait à quel point les lycéens aiment à parler de leur vie sexuelle aux adultes ô alors il vous faut chercher les trous dans votre réseau. Même en ayant identifié le patient zéro du lycée et en connaissant l'identité des porteurs les plus récents de la MST, il vous faut encore trouver qui l'a transmise à qui.

C'est précisément ce que Hickey, Reed et Russell voulaient faire. Ils avaient une insurrection socialement transmissible sur les bras, et connaissaient l'identité du patient zéro. Il leur restait à trouver les types du milieu-les intermédiaires entre Saddam et les hommes qui jouaient de la gâchette dans les rues.

Steve Russell n'avait absolument pas cherché à contacter les deux hommes d'affaires qui se présentèrent à son bureau le 13 juin. Il ne commandait son bataillon d'infanterie que depuis deux jours, et avait déjà eu plus que sa part d'habitants de Tikrit venus énumérer leurs griefs. Les informateurs spontanés étaient si courants (et en général si peu fiables) que Russell faillit les refouler. Mais les hommes refusèrent de transmettre leur message par le truchement du sergent, et Russell se résolut à les rencontrer.

Ces visiteurs étaient des hommes d'affaires d'al-Oja, la ville natale de Saddam. Leur famille avait autrefois possédé des terres dans la région, mais Saddam avait assassiné leur père et saisi leur propriété des années auparavant pour transformer la ville en lieu de villégiature pour ses plus proches amis. Aujourd'hui, le temps de la vengeance était venu: ils allaient donner aux Américains un cours intensif sur le cercle d'intimes de Saddam.

Les deux hommes détenaient une foule de renseignements utiles. Leurs informations sur Saddam étaient si précieuses — des données essentielles pour combler les lacunes du réseau social de l'insurrection — que Russell ne tarda pas à organiser des réunions nocturnes, dans des lieux secrets, pour compulser avec eux les photos saisies. Six ans plus tard, Russell préserve encore soigneusement leur anonymat.

Les trois strates de l'insurrection

Lors de leur première réunion, les deux hommes expliquèrent que lorsqu'il était au pouvoir, Saddam avait organisé sa protection sur trois niveaux. Au sommet se trouvaient 25 gardes du corps de sa sphère rapprochée, qui ne le quittaient jamais. Ensuite venaient 40 gardes du corps de deuxième niveau, aux rôles plus nuancés: son chauffeur, son cuisinier et son mécanicien, entre autres. Au niveau inférieur se trouvaient de vastes équipes de «déblayeurs de parcours» dont le rôle était de se déplacer avant Saddam sur différents itinéraires lorsqu'il était en voyage. A Tikrit avant l'invasion, ces hommes étaient des personnages influents, craints par la majorité de la population. La plupart possédaient des maisons à Tikrit et des fermes satellites en dehors de la ville.

A mesure que les deux hommes et les autres informateurs identifiaient de nouveaux gardes du corps, de nouvelles images enrichissaient l'organigramme. Le réseau commençait à prendre forme, et Russell identifia trois strates distinctes de l'insurrection: les hommes qui donnaient les ordres au sommet, ceux qui exécutaient ces ordres, tout en bas, et une couche intermédiaire informe-largement constituée d'anciens gardes du corps-reliant les deux. Rien de surprenant que très peu de ces hommes aient figuré dans le jeu de cartes ou aient été inclus dans la grande Liste Noire. Il s'agissait des hommes en qui Saddam avait confiance pour protéger sa vie, et non gérer son gouvernement. A présent qu'il était en cavale, c'était vers eux qu'il se tournait pour rechercher une protection, pas vers son ministre du pétrole ou son responsable des Affaires tribales.

Aujourd'hui, le mur du bureau de Steve Russell est un petit musée d'objets irakiens. Russell, devenu sénateur républicain dans son Etat natal de l'Oklahoma, désigne deux grands drapeaux irakiens. «Une de ces bannières de martyrs a servi pour Oudaï et Qoussaï», commente-t-il, en faisait allusion aux deux fils de Saddam tués dans une fusillade à Mossoul en juillet 2003 et ensevelis à Tikrit. Il me montre des turbans noirs. «Certaines de ces coiffes appartiennent à des gens qui n'en ont plus besoin». Avant mon départ, il me laisse toucher une brique de marbre italien très cher provenant d'un des palais de Saddam.

La bataille d'Alger

Depuis qu'il a pris sa retraite, Russell s'est lancé dans une carrière d'orateur où il relate son expérience à Tikrit. Historien officieux de la traque de Saddam Hussein, il a conservé autant de photos et de documents que possible, prévoyant qu'ils risquaient sinon d'être avalés par l'administration militaire. Ces souvenirs forment la base de son futur mémoire, qui repose sur la traque et la capture de Saddam.

Lors de notre premier rendez-vous, Russell me montra un diapo PowerPoint comportant des centaines de noms: tous les habitants de Tikrit qui formaient le réseau de protection de Saddam. A côté de chaque nom se trouvait la date de capture ou de mort de la personne. «Je connais maintenant les noms, les dates et les faits et gestes de ceux qui ont tué mes soldats » expose-t-il. «Je ne leur en veux pas. C'est la guerre, après tout-je le sais bien. Mais cela vous hante quand même».

Les dossiers de Russell montrent pourquoi il était crucial de penser l'insurrection comme un réseau social et non comme une organisation. Le pouvoir était décentralisé. Etant donné que le but premier de tout rebelle est de ne pas se faire prendre, il convient de décentraliser aussi les informations. Beaucoup de ceux que j'ai interviewés ont évoqué le mouvement de résistance en Algérie tel que le montre le film La bataille d'Alger. Les membres du Front National de Libération n'étaient censés connaître l'existence que de trois autres membres: celui qui les avait recrutés et les deux personnes qu'eux-mêmes avaient engagées - une version terroriste des chaînes de lettres, en quelque sorte. Dans le film, une scène mémorable montre les officiers français assemblant un organigramme en forme d'arbre du réseau du FLN, et écrivant les noms dans l'espoir de remonter jusqu'aux chefs.

Le réseau des insurgés de Tikrit n'était pas organisé de façon aussi rigide, mais il était tout aussi fragile. Comme l'a calculé Brian Reed dans son mémoire de doctorat, le réseau de Saddam avait une très faible densité, qui mesure à quel point les acteurs sont «soudés» ou interconnectés. A savoir: de toutes les connexions possibles entre les 214 personnes du graphique de Reed, 1% existaient réellement. Les relations interpersonnelles ne se chevauchaient que rarement.

Où l'on parle des frères al-Musslit

Aux yeux de Russell et de ses hommes, cette absence de connexion n'avait rien d'une rêverie universitaire. Pour développer un plan d'attaque, il leur fallait connaître toutes les manières différentes dont deux personnes connectées (une dyade) étaient liées par des intermédiaires (en jargon on parle de «redondance dyadique»). Si les liens de quelqu'un sont redondants, le réseau peut rapidement se remettre de sa perte.

Si ses liens sont uniques, alors cette personne est irremplaçable. C'était le cas du Front de Libération National à Alger, où la redondance dyadique était en fait de zéro - quand un rebelle du FLN était tué, son carnet d'adresses disparaissait avec lui. En Irak, la redondance était presque aussi faible. Cela signifiait que retrouver Saddam nécessitait d'emprunter exactement le bon chemin. Etant donné que très peu de gens savaient où se trouvait le dictateur à un moment donné, les tuer - ou rompre les liens qui les liaient - pouvait retarder la traque de plusieurs mois.

Le travail de Russell consistait donc à remonter le réseau sans l'interrompre. En se basant sur les informations fournies par les hommes d'affaires, Russell se concentra sur le groupe intermédiaire des 40 gardes du corps de Tikrit et des environs. Ils étaient loin d'être aussi bien cachés que les plus hauts lieutenants de Saddam. En effet, ce que Russell et ses hommes avaient cru être la «40e rue», à Tikrit, se traduisait en réalité par «la rue des 40» - le quartier huppé où vivaient ces hommes de main.

Un nom en particulier sauta aux yeux de Russell. Plusieurs jours après son arrivée à Tikrit, il participa à un raid avec le commandant de bataillon. La cible était la ferme d'un ancien garde du corps de Saddam appelé Rudman Ibrahim Omar al-Musslit. Lui et son frère Mohammad occupaient une position relativement insignifiante dans la grande liste des personnages intéressants en Irak. Les deux avaient servi dans l'Organisation spéciale de sécurité, un groupe dont le but était de débusquer toute menace à la stabilité du régime. Mohammad figurait aux côtés de Saddam sur de nombreuses photos de l'album de famille, ce qui était révélateur de son degré d'intimité avec le dictateur.

Russell comprit immédiatement que les frères Musslit étaient des personnages importants. Si Rudman n'était pas dans les environs le jour du raid, son opulence ne faisait aucun doute: dans sa ferme, un magnifique étalon blanc incarnait l'importance de son statut dans un pays où les chevaux sont rares.

Les deux frères Musslit jouaient un rôle trop essentiel dans l'insurrection pour se laisser retrouver facilement. Heureusement, ils avaient au moins huit frères et une tripotée de cousins - le clan Yasin Omar al-Musslit - et tous n'étaient pas aussi bien cachés. Voilà qui allait permettre à Russel, du moins l'espérait-il, de se frayer un chemin jusqu'au cœur du réseau: d'abord par les cousins, puis les frères, pour arriver, avec de la chance, à Saddam.

Chris Wilson

Traduit par Bérengère Viennot

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Image: Saddam Hussein dans un village au nord-ouest de Bagdad en 1998. REUTERS
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