Culture

Pink Floyd fait payer EMI

Temps de lecture : 2 min

Le groupe britannique Pink Floyd a remporté jeudi un procès intenté contre leur maison de disques EMI. Les musiciens l'accusaient d'avoir commercialisé à l'unité des chansons issues d'albums.

«Selon un contrat de 1999, des titres comme Money ou Another Brick in The Wall ne peuvent pas être “dégroupés” des albums sur lesquels ils apparaissent», pouvait-on lire mercredi sur le site du Guardian. EMI contestait en partie cette assertion, plaidant que les téléchargements ne relevaient pas dudit contrat.

Malgré ses dénégations, la maison de disques a été condamnée à verser 40.000 livres (environ 45.000 euros) à titre provisionnel. Comme nous l'apprend la BBC, la justice doit désormais déterminer le montant du dédommagement. A cette sanction financière s'ajoute l'interdiction de commercialiser en ligne les chansons de Pink Floyd sans leur accord préalable.

Depuis l'avènement du web marchand et d'iTunes, de nombreux artistes ont exprimé leur inquiétude vis-à-vis de la vente en ligne. Artistique d'abord, puisqu'ils craignent le saucissonnage d'œuvres conçues d'un seul tenant. Financières ensuite, car ils touchent moins de royalties sur les titres à l'unité. «Ce serait très étrange si les groupes étaient capables de contrôler la façon dont leur musique est vendue physiquement, mais n'avaient pas voix au chapitre dans la distribution sur internet», a argumenté Robert Howe, l'avocat de Pink Floyd.

Face à ce flou juridique, certains totems restent intouchables. A ce jour, le catalogue des Beatles, également détenu par EMI, n'est disponible sur aucun portail de vente numérique.

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