Israël: le poids politique exorbitant des religieux
Seule une coalition gouvernementale excluant les religieux peut permettre une véritable négociation de paix.
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Les religieux viennent d'infliger au vice-président américain Joe Biden un camouflet historique. Le ministre israélien de l'Intérieur, Elie Yishaï, du parti religieux Shass, a profité de sa présence pour annoncer la construction de 1.600 nouveaux logements à Ramat Shlomo, un quartier habité par des juifs ultra-orthodoxes dans un secteur en majorité arabe de Jérusalem. Cette annonce en plein gel de la construction, évidemment préméditée, ne pouvait s'interpréter comme une maladresse involontaire mais plutôt comme une provocation visant à mettre le gouvernement en difficulté face aux diktats d'un des membres de la coalition. En décidant de torpiller ouvertement cette visite, le Shass voulait faire comprendre aux politiques que rien ne se ferait avec lui et encore moins sans lui. Le ministre israélien de l'Aide sociale, Isaac Herzog, a été mandaté par le gouvernement pour adresser des excuses officielles au vice-président américain Joe Biden, après cette annonce intempestive.
Capacité de nuisance
Les religieux, en minorité dans le pays, ont une influence très importante car ils peuplent en majorité les implantations et ils peuvent y susciter des troubles qui se propageraient à l'intérieur du pays. La capacité de nuisance des religieux est due à la proportionnelle intégrale en Israël qui parsème les voix entre plus de trente listes et rend le pays ingouvernable et instable. Les partis religieux, forts de leur statut de partis charnières, usent de surenchère sans se soucier de l'intérêt général du pays. Ils ont refusé de soutenir Tzipi Livni qui représentait pour eux le diable en jupons et qui avait refusé leurs exigences surestimées ne cadrant pas avec leur poids politique réel.
Seize députés, à peine, dictent leur loi avec des revendications qui, souvent, n'ont rien de politiques mais uniquement sectorielles pour ne pas dire religieuses. Leur culture politique s'arrête à l'octroi de fonds qui leur permettent de faire vivre leurs écoles talmudiques fréquentées par des élèves totalement pris en charge. Ils favorisent ainsi l'émergence de jeunes oisifs étudiant les textes sacrés à longueur de journée, loin de la réalité du pays, loin du modernisme et dans un anachronisme inquiétant. Nombreux sont ceux qui se fondent sur l'alibi de ces études dans les colonies pour échapper au service militaire national.
Netanyahou doit sauvegarder sa coalition hétéroclite et se trouve ainsi pieds et poings liés avec des religieux dont la culture politique s'arrête à l'entrée des synagogues et dont les thèses extrémistes sont dévoyées au nom de la loi religieuse. Alors que le pays est en majorité laïc, ses citoyens subissent la chape imposée par les rabbins. Le dernier exemple vient de l'interdiction faite aux chanteuses de se produire face à un public masculin.
Orthodoxes antisionistes
Tzipi Livni avait déjà compris cette dialectique puisqu'elle avait préféré renoncer au poste de chef du gouvernement pour ne pas vendre son âme. Elle avait surtout compris, en tant qu'héritière d'une famille profondément sioniste, qu'elle ne pouvait accepter la déviation antisioniste de certains orthodoxes qui estiment que «lorsque l'Etat d'Israël reviendra à la Torah, nous célèbrerons le Jour de l'Indépendance». Ces nouveaux adeptes des livres sacrés semblent vouloir renier l'histoire moderne d'Israël et soustraire à leurs fidèles le symbole même de l'Etat. Ainsi la bénédiction traditionnelle faite par les juifs, dans tous les pays du monde, pour bénir l'Etat dans lequel ils vivent a été purement et simplement supprimée de certaines liturgies en Israël.
Netanyahou ne s'encombre pas des mêmes réserves que Livni et, pour gouverner, il était prêt à s'allier au diable et à accepter toutes les concessions. Il constate aujourd'hui le danger d'alliés instables capables de mettre en péril l'amitié solide avec les Etats-Unis. Ils monnayent leur participation au prix fort sachant qu'ils pourraient quitter au pied levé la coalition si leurs exigences n'étaient pas respectées. Ils bloquent tout processus de paix car ils s'appuient sur des arguments bibliques et non politiques pour justifier le Grand Israël et s'opposent à toute rétrocession d'une quelconque parcelle de la Cisjordanie aux arabes. Ils sont confortés dans leur position par le lobby juif religieux américain, très puissant aux Etats-Unis, pourvoyeur d'aide financière à l'Etat d'Israël.
Le rêve de l'Israélien moyen est que les partis extrêmes, la droite nationaliste et les religieux, soient éliminés de la gouvernance et que le Premier ministre ne s'appuie que sur le Likoud, le parti travailliste et les centristes de Kadima. Cette majorité de 68 députés est suffisante pour conférer au gouvernement une stabilité qui lui permettra enfin d'aborder les problèmes sérieux du pays. Elle lui permettra surtout de définir précisément un programme consensuel pour résoudre le conflit israélo-palestinien qui s'enlise car, en décidant de ne pas décider, il gouverne à coup de faits accomplis. Tandis que le monde attend des Israéliens des initiatives politiques, le poids des religieux mine la situation en Israël au moment où le conflit avec l'Iran entre dans sa phase décisive. Les pessimistes comptent, pour débloquer la situation, uniquement sur des évènements semblables à ceux de 1967, lorsque l'union nationale a été réalisée parce que le pays entrait en guerre.
Jacques Benillouche
À LIRE ÉGALEMENT: Israël: face à Netanyahou, le vide, Netanyahou et les colons, la guerre est déclarée et Avigdor Lieberman est un homme dangereux
Photo: Reuters, Gil Cohen Magen; Colon juif priant en Cisjordanie, Juillet 2009
Mis à jour le 11/03/2010 à 10h43





















































Votre article offre un bon éclairage sur certaines difficultés politiques qui plombent la marge de manœuvre du gouvernement Netanyahu. Il serait intéressant que vous vous attardiez sur les "troubles" que suscitent les partis religieux dans les implantations.
On pourrait également en profiter pour s'attarder un peu, au passage, sur ce qui "bloque le processus de paix" côté palestinien, comme par exemple la difficulté de négocier la paix avec un Etat dont on nie l’existence par ailleurs, les divisions au sein de l’OLP où seul le Fatah a approuvé la relance de nouvelles négociations indirectes, la récente décision de l’Autorité Palestinienne d’adopter une loi interdisant aux travailleurs palestiniens de travailler dans les implantations juives en Cisjordanie (soit 30 000 personnes, le tout assorti d’une interdiction de vente des produits issus des colonies, qui représentent entre 150 et 300 millions d’euros annuels de chiffre d’affaires pour les commerces palestiniens), l’ambigüité des discours des dirigeants palestiniens selon qu’ils s’adressent en anglais aux médias internationaux ou en arabe à leur propre population, ou encore les anodines facéties comme les blocs de pierres récemment lâchés sur les croyants juifs depuis l’esplanade du Mont du Temple – ce qui a peut-être pu, allez savoir, crisper ces gros susceptibles de religieux israéliens…
M. Benillouche, comment un pays admiré pour ses succès militaires, scientifiques et intellectuels peut-il drainer autant de colère et d'irritation, voire de mépris venant du monde entier par la faute de 16 députés qui s'opposent à la majeure partie de la population dont beaucoup aspirent à une paix, armée certes, mais tout de même une forme de paix?
Israêl est-il devenu une théocratie dirigée par une forme de terrorisme intellectuel et surtout religieux?
Tant que ces ambiguités ne seront pas levées, les propositions de dialogue avec les Palestiniens n'ont strictement aucun sens!
Mais la société civile a-t-elle quelque pouvoir pour faire émerger une majorité lasse des confrontations et pourquoi les non-religieux ne forment-ils pas un gouvernement de coalition pour sortir de cet engrenage infernal?
Merci de vos analyses sur un contexte où les idées fausses sont pour nous, Français, trop souvent les plus accessibles!
Au moment où, en France, nos ministres et hommes politiques se précipitent aux divers offices religieux plus ou moins officiels pour se faire bien voir des différents croyants, me permettra-t-on de rappeler que la laïcité de l'État républicain n'est pas une vieille lune ? Il suffit de vivre dans les pays où elle n'existe pas pour se rendre compte que la séparation de l'Église et de l'État en France a été... une bénédiction, si j'ose dire !
Les troubles auxquels je faisais allusion ne sont pas des hypothèses ou des déviations intellectuelles mais des réalités constatées sur le terrain et qui ont d’ailleurs fait, de ma part, l’objet de billets de mauvaise humeur sur ce site et même lors de mes interventions à la télévision.
Le premier trouble, le plus dramatique, est la prise à partie de l’armée par des jeunes illuminés qui s’en prennent à des jeunes du contingent chargés par le gouvernement, une autorité démocratiquement élue, d‘évacuer certaines implantations. Je vous laisse imaginer les troubles qui perturbent ces conscrits.
Le second est la lâcheté de s’en prendre, pour se venger du gouvernement israélien, à des voisins arabes palestiniens qui souvent ne sont pas partie prenante dans le conflit avec l’armée. Des religieux, identifiés par leur kipa et leurs châles de prières sur les épaules, brûlent des oliveraies ou les déracinent. Les palestiniens ne sont certes pas des saints, je les condamne souvent, mais il est ignoble de s’attaquer à la nature et au gagne-pain de populations pauvres.
Enfin, le troisième trouble concerne l’incendie d’une mosquée réalisé par des religieux des colonies identifiés et arrêtés par la police. Aucune cause, même noble, ne permet de s’attaquer aux lieux de culte. Nous et nos parents en avons trop souffert dans notre chair pour cautionner des actes et des dérives que le pire des antisémites n’aurait pas désavoués.
En 1967, j’étais persuadé que mes enfants n’iraient pas à la guerre mais ce qui me désole aujourd’hui c’est qu’à l’allure où nous allons, mes petits enfants la feront certainement.
Je vous remercie pour ces précisions. Les colonies sont souvent évoquées comme la pierre d'achoppement des différentes tentatives de reprise du processus de paix côté israélien, davantage en tant que telles qu'en raison des problèmes qui s'y posent tels que ceux que vous décrivez.
D'une façon générale, le traitement de l'information sur la situation israélo-palestinienne, sujet sensible et éminemment politique, est un exercice délicat, et fortement orienté en Europe. Un observateur extérieur comme moi ne peut qu'y opposer son scepticisme et sa curiosité pour éviter les contre-vérités.
à la création d'un état palestinien viable. Au rythme actuel de la colonisation, beaucoup d'observateurs considèrent que le création de cet état ne sera plus possible à très brève échéance.
Il n'y a aucun probleme de colonisation ,car il n'y
aucune colonisation (cela n'a rien a voir avec la colonisation
de l'Algerie ou de l'Indochine par la France ).
Le veritable probleme est un probleme entre le
judaisme et l'Islam .Pour les juifs la terre d'Israel est
le berceau du peuple juif exactement comme la
peninsule arabique est le berceau du peuple arabe .
Pour les arabes cette terre fait partie du Dar El Islam
(territoires conquis par l'islam ).Les palestiniens sont le resultat
des migrations arabes a partir du 20 eme siecle (les anglais
ont fait entrer plus de 200 000 arabes)
Beaucoup de palestiniens viennent d'egypte ,de syrie
ou d'Irak . Les palestiniens ne sont pas la pour construire un etat mais pour
detruire Israel car ce territoire est terre d'Islam .
http://www.youtube.com/watch?v=O8q3sapVIIU
La thèse décoiffante de Shlomo Sand, historien, professeur à l’université de Tel-Aviv.
Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205
http://www.geostrategie.com/781/shlomo-sand-l%E2%80%99exil-du-peuple-juif-est-un-mythe
Yuv a écrit: Pour les juifs la terre d'Israel est
le berceau du peuple juif exactement comme la
peninsule arabique est le berceau du peuple arabe .
Pour les arabes cette terre fait partie du Dar El Islam
(territoires conquis par l'islam ). Tout ce discours qui mélange le religieux, l'ethnique si ce n'est pas le racial en faisant l'impasse sur la complexité de l'histoire faite de victoires, de défaites, de fuites et de conquêtes, de viols et parfois d'histoires d'amour (si,si), pour définir des "peuples" que l'on suppose génétiquement définis (purs?), suscite en moi un profond malaise.
La seule chose à peu près certaine aujourd'hui, c'est que l'humanité est née en Afrique. Est-ce une raison pour aller coloniser l'Afrique ? Ce qui à vous en croire d'ailleurs ne serait pas une colonisation si je suis votre raisonnement ?
Je ne suis pas du tout d'accord avec
Jacques Benillouche . En ce qui concerne Jérusalem
Bibi et shass ont le meme point de vue . c'est a dire
ne pas rediviser la ville .Elie Ishai a peut etre fait une gaffe ,
mais comme il le faisait justement remarquer
le gel des contructions n'est pas valable a Jérusalem .
En ce qui concerne les religieux, Jacques Benillouche
a tendance a les mettre tous dans le meme panier .
C'est vrai que cela peut simplifier les choses mais c'est
faux du point de vue de l'exactitude .
Autre probleme le grand Israel de Jacques Benillouche fait 25 000 km2
soit le quart de la France.
L'expression exacte ne signifie pas le "grand Israel" mais
"la terre d'Israel dans son integrité"(Eretz Israel hashelema) .
Ceci dit, pour beaucoup d'Israeliens
le test sur les intentions réelles des palestiniens
etait le desengagement .Il aurait pu apporter la paix mais
le resultat a ete la guerre a Gaza .
Autre inexactitude le lobby juif religieux americain
n'a aucun poids par rapport aux 70 millions de chretiens
evangelistes pour qui le peuple juif doit
absolument récuperer sa terre .
Pour beaucoup d'israeliens la periode actuelle
presque sans attentats est toujours préférable a des
négociations qui conduiraient a sacrifier la securité .
Israel a tire les conséquences de la seconde intifada
durant laquelle 1100 civils sont morts dans des conditions horribles .
Il y a une ou 2 choses sur lesquelles je suis d'accord avec vous c'est qu'Israel se satisfait parfaitement de cette situation. Elle permet la conquête de nouveau territoire, l'expulsion de palestiniens de leur maison et ceci dans une vision hégémonique et totalitaire. Je vous accorde que ce qui se passe aujourd'hui en Israel est unique dans l'histoire et ne saurait être comparer à aucune autre spoliation. Elle prend son temps, elle est relativement peu sanglante. La propagande est bien mené. Une question me taraude quand aura lieu le dernier nettoyage qui chassera les arabes de la terre d'Israel ?
Nous voilà au 21e siècle et l'on vient nous parler encore des terres des ancêtres et des anecdotes racontés dans le Torah et la Bible si chers aux fondamentalists de tous bords.
Et si l'on parlait des êtres humains?
Voici un peuple intelligent et doué qui a vécu pendant des siècles en Europe où il a été cruellement persecuté, et ailleurs.
Voici un autre qui vivait paisiblement dans les terres aujourd'hui disputés jusqu'au jour où les persecutés de l'Europe sont arrivés en masse à partir de 1947. Avec la bénédiction embarassée d'un occident confus.
Et voilà le tout nouveau ONU qui propose un partage des terres assez équilibré, accepté par le peuple juif mais contesté par les pays arabes méné par un anti-semite nortoire qui avait passé WW II à côté des ses amis hitlériens.
Problématique certes mais pas insoluble. Une autre partition avait lieu la même année, qui a donné lieu à l'Inde et le Pakistan, qui a causé un million de morts. Rien de pareil au Moyen Orient.
L'Israël, gouverné à gauche, avec ses kibbutz, avait toutes ses chances d'arriver à des compromis avec les voisins déplacés.
Mais voilà, la religion a prêté sa main et l'on connaît la suite. Quelle tristesse donc de constater qu'aujourd'hui l'état laïque juif est lui à son tour aux mains des illuminés qui, comme Yuv manifestement, pensent que leur droits sont plus importants que les droits du voisin.
N'a-t-on pas assez vu de ces bétises? N'a-t-on pas assez vu, surtout vous les juifs, que la haine, l'irrationalité, le racisme et les religions de tous genres (et je compte le fascisme et le communisme parmi les religions) que ce type de discours ne mène à rien si ce n'est que la souffrance humaine?
Réflechissez bien donc, juifs, musulmans, chrétiens avant de poursuivre cette folie. Vos Dieux respectiifs, s'ils existent, ne vous offrent pas le droit de persecuter le voisin. Si un Dieu existe il est pour l'ensemble de l'humanité.
Cher Peter Wright,
Je suis tout à fait d'accord avec ce que vous écrivez ici.
Mais pourquoi dites-vous :"Réfléchissez bien donc, juifs, musulmans, chrétiens avant de poursuivre cette folie."
En quoi les chrétiens sont concernés par cette folie ?
Je vous invite à vous reporter à la visite de Benoît XVI au camp de AIda, le 13 mai dernier où il commence son discours en disant que la visite de ce camp "me donne l'occasion d'exprimer ma solidarité à tous les Palestiniens qui n'ont pas de maison et attendent de pouvoir retourner sur leur terre natale ou d'habiter de façon durable dans une patrie qui leur est propre."
Il termine en disant : "Je continue de prier pour que toutes les parties du conflit qui se déroule sur ces terres aient le courage et l'imagination nécessaires pour emprunter le difficile mais indispensable chemin de la réconciliation."
Je vois là une prise de position très nette en faveur d'une paix équitable.
Très cordialement.
http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/pelerinage-de-benoit-xvi-en-terre
Je dois avouer, en tant qu'athée, que je suis très mal disposé envers les religieux quand leur croyances sont mises en avant dans les différents conflits dans le monde.
Et je le suis tout en étant conscient du fait que ces croyances sont souvent un prétexte pour des ambitions bien moins nobles. L'affaire de Jérusalem Est est un bon exemple.
Mais en l'occurrence je faisais réference à la remarque de Yuv : "le lobby juif religieux americain
n'a aucun poids par rapport aux 70 millions de chretiens evangelistes pour qui le peuple juif doit
absolument récuperer sa terre". Car il a raison, hélas!
Vous n'êtes certainement pas sans savoir qu'un certain G.W. Bush a gagné une grande partie de son soutien aux USA pour sa guerre en Irak parmi ces illuminés.
Ils font partie d'un mouvement irresponsable qui croît qu'un grand conflit religieux est nécessaire au Moyen Orient pour ouvrir la voie à un retour sur terre de leur seigneur. Ce conflit, selon eux, verrait ou le massacre total du peuple juif ou leur conversion en masse vers le christianisme.
Quel projet - et le pauvre Yuv voit ces criminels comme des alliès!
Un exemple encore de la confusion des esprits qui résulte des convictions religieuses. Hélas c'est très humain. Et de nos jours de plus en plus fréquent.
C'est pourquoi, très modestement, je saisis toute occasion pour essayer d'apporter un peu de bon sens.
Best wishes