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Ce qu'il se passerait dans les heures suivant la destitution de Trump

Temps de lecture : 2 min

Petit exercice d'anticipation.

Et si Trump était destitué dans les prochains mois? | Spencer Platt / Getty Images North America / AFP
Et si Trump était destitué dans les prochains mois? | Spencer Platt / Getty Images North America / AFP

Les perspectives de destitution de Trump sont vagues, certes. Mais que cela ne nous empêche pas d'imaginer ce qu'il se passerait dans les heures suivant l'impeachment, s'il venait à se produire. Le journaliste Mike Pearl s'est prêté à l'exercice pour Vice et a examiné les différents scénarios et leur probabilité.

Tout d'abord, Mike Pearl rappelle que la destitution n'est pas à l'ordre du jour mais qu'elle pourrait arriver. De fait, le Sénat américain est majoritairement républicain et les sondages montrent que l'électorat républicain aime toujours autant son chef de file.

Tout ceci n'est pourtant pas immuable, en témoignent les nombreux rebondissements des derniers mois. D'ailleurs, si la destitution de Trump n'avait aucune chance de se produire, pourquoi des élu·es Républicain·es auraient interrompu une audience à huis clos de la procédure en cours?

Il ne serait pas non plus complètement impossible que des Républicain·es rejoignent les Démocrates et les indépendant·es, rendant ainsi possible la destitution du président grâce à l'approbation des deux tiers du Sénat.

La condamnation du président offrirait en outre un spectacle peu commun: le Sénat réuni au complet. Habituellement, cinquante-et-un·e sénateurs et sénatrices suffisent au fonctionnement de la Chambre et il arrive qu'il y en ait moins que cela. Mais qui voudrait ne pas assister à la destitution d'un président en exercice, a fortiori Trump? Sans négliger le fait qu'une telle décision requiert un quorum plus important qu'à l'ordinaire.

La nature a horreur du vide, le monde politique aussi

Au moment où le coup de marteau confirmerait le verdict de l'impeachment de Trump, Mike Pence (le vice-président actuel) deviendrait président. CNN a laissé entendre que Pence pourrait aussi être vulnérable à une destitution, mais cela ne devrait pas arriver trop rapidement. Sauf s'il continue à suivre son mentor fidèlement. Auquel cas Nancy Pelosi, en tant que présidente de la Chambre des représentants, pourrait être nommée présidente des États-Unis.

Pendant ce temps, Donald Trump, comme à son habitude, tweeterait frénétiquement. Il essaierait d'interjeter appel, même si rien dans la Constitution ne prévoit cette possibilité.

«Le président semble croire à tort qu'une condamnation pour mise en accusation peut faire l'objet d'un appel devant les tribunaux, expose Philip Bobbitt, professeur de jurisprudence fédérale à la Columbia Law School. Vous pourriez le voir en parler, ou une partie du public pourrait s'y attendre. Mais ce n'est pas possible.»

S'ensuivrait-il une guerre civile, comme aiment à le penser certains Républicains? Trump choisirait-il de se retrancher dans la Maison-Blanche, défendu jusqu'à la mort par le FBI? Même si le président nous a habitué·es à l'irrationalité, il est peu probable que de tels événements se produisent. Il est plus plausible de l'imaginer être évacué en hélicoptère, comme Nixon en son temps. Il ne resterait plus qu'au personnel de la Maison-Blanche à remplacer tous les portraits de Trump par celui de Pence, puis à ce dernier de rassembler le parti Républicain autour de lui et poursuivre les politiques entreprises par son prédécesseur.

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