Société / Monde

Ces types de touristes qui agacent

Temps de lecture : 2 min

Pour être un ou une bonne touriste, il y a des comportements à éviter.

Leur point commun: ce besoin de faire beaucoup de photos | meinresterampe via Pixabay
Leur point commun: ce besoin de faire beaucoup de photos | meinresterampe via Pixabay

Il semble loin le temps où les touristes étaient uniquement perçus comme une opportunité: celle de faire connaître son pays et de dynamiser l'économie locale. Avec le tourisme de masse, quelques destinations prisées font la guerre à certaines catégories de voyageurs et voyageuses.

  • Avec un penchant pour la boisson

Interrogé par CNN, Matt Mavir a créé le tour-opérateur, Last Night of Freedom spécialisé dans les enterrements de vie de jeune fille et de garçon et lutte toujours plus pour convaincre les hôtels d'accueillir ses client·es. À Budapest, où les hédonistes avaient pignon sur rue, les hôtels ont désormais le choix entre une famille et un groupe venu faire la fête et ont tendance à choisir les plus raisonnables.

  • Les «begpackers»

«Begpackers» est une expression anglophone pour qualifier les touristes qui voyagent léger, avec leur «backpack», sac-à-dos, et qui «beg», mendient, pour financer leur voyage. Bali, l'une des destinations où le phénomène est le plus prononcé a promis de dénoncer les voyageurs et voyageuses en question à leur ambassade.

Denis Tolkach, professeur dans une école de tourisme à Hong-Kong a décidé d'étudier le phénomène devenu habituel avant le début des mouvements sociaux. Il a pu discuter avec plusieurs begbackers et note une diversité de profils: des artistes de rue qui se confrontent au public aux petits escrocs.

Look n°1 du Begbacker. Porter des shorts quand il fait froid.

  • Les globetrotteurs petit budget

Les villes comme Vilnius, capitale de la Lituanie, qui font de l'œil aux jeunes touristes, sont rares. Beaucoup de destinations encouragent le tourisme de luxe et certaines vont jusqu'à décourager le tourisme petit-budget des voyageurs et voyageuses à sac-à-dos. Depuis 2014, la stratégie officielle du Qatar est d'empêcher ce type de touristes pour se concentrer sur les familles plus aisées.

L'Australie a voté une «backpacker tax» en 2017. Cette taxe vise plus particulièrement les personnes profitant de leur voyage pour allier vacances et travail, même si elle ne s'applique qu'à certains pays.

  • Celles et ceux qui veulent tout faire en une journée

Venise est devenue la capitale du «mordi-fuggi», littéralement «délit de fuite», soit le fait de parcourir la ville en une journée et courir de monument en monument, comme 4 touristes sur 5 à Venise. Sauf qu'il n'y a qu'en restant une nuit que les vacanciers payent une taxe qui permet de nettoyer le bazar qu'ils ont provoqué dans les rues la journée. La municipalité cherche à mettre en place un système pour taxer les touristes d'une journée –ce qui fonctionne déjà à Amsterdam.

  • Les croisiéristes

A Dubrovnik, en Croatie, des bateaux de croisière déchargent des centaines voire des milliers de personnes sur le port tous les jours. Une agence de voyage locale a décidé de refuser toutes les demandes de ce type de touristes à cause du coût environnemental qu'ils et elles représentent.

  • Les groupes

En 2020, Amsterdam va interdire les groupes de plus de quinze personnes de visiter le centre de la ville ainsi que le quartier rouge. Pour l'adjointe au maire, Simone Kukenheim, il est «désuet de considérer les travailleuses du sexe comme une attraction». En 2015, Barcelone avait déjà interdit aux groupes de plus de quinze personnes de se promener dans le grand marché de la Boqueria aux heures de pointe.

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