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Le PDG de WeWork part avec un parachute doré, les salariés sont licenciés avec un accord douteux

Temps de lecture : 2 min

L’empire WeWork fondé par Adam Neumann s’est écroulé. L'ancien PDG quitte le navire avec 1,7 milliard de dollars, ses ancien.nes employé.es n'ont pas le droit au même traitement.

Adam Neumann en 2017 à New York, Noam Galai/Getty Images for TechCrunch | TechCrunch via Flickr
Adam Neumann en 2017 à New York, Noam Galai/Getty Images for TechCrunch | TechCrunch via Flickr

Après une introduction en bourse ratée pour l'entreprise WeWork –spécialisée dans les espaces de coworking– son PDG Adam Neumann a quitté l’entreprise avec un chèque de départ négocié à 1.7 milliard de dollars (1,54 milliard d’euros).

Suite au rachat de WeWork par Softbank, un plan de départ a été organisé et les indemnités de licenciement proposées aux employé.es ne sont pas aussi généreuses qu'il y paraît nous explique le magazine américain Recode.

L'application détenue par WeWork Meetup s’est séparée de 25% de sa masse salariale. Selon les informations obtenues par le journaliste Shirin Ghaffary, les ressources humaines ont proposé, en échange du départ, trois mois de «garden leave» –expression anglaise très imagée pour parler de congés payés– ainsi qu’un mois de salaire converti en indemnités. Mais l'offre est soumise à des conditions.

Pour bénéficier de ces indemnités les salarié.es éconduit.es doivent signer une décharge qui leur interdit de poursuivre en justice l’entreprise. Elle s'accompagne également d'une clause de non concurrence de six à douze mois, soit l’interdiction de travailler dans une entreprise spécialisée dans le même domaine. Dans le cas de WeWork, il est difficile de savoir jusqu'où pourrait s'étendre la clause de non concurrence tant les activités développées par Neumann sont diverses: de l'école nommée «WeGrow» aux piscines à vagues.

Inquiétude et déception

Selon un sondage anonymisé réalisé grâce à l’application Blind, 85% des employé.es de WeWork estiment que le parachute doré obtenu par Neumann ne leur rend pas justice.

De plus, ce qui est qualifié par les ressources humaines de proposition généreuse est en fait assez standard et conforme à la loi qui prévoit un minimum de 90 jours de préavis ou congés payés en cas de licenciement collectif. Pour un mois de plus, les licencié.es de WeWork doivent accepter un contrat de confidentialité, abandonner leur droit d'entamer un procès et de travailler pour la concurrence.

Sous couvert d’anonymat, une des anciennes de Meetup s’est confiée au journaliste de Recode: «C’est insultant de décrire cette offre comme généreuse.». Par ailleurs des «répercussions agressives» ont été promises à quiconque oserait divulguer les modalités de licenciement. Dans une dizaine de jours, le 19 novembre, elle et les autres personnes concernées devront choisir entre signer ou partir sans rien.

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