Les Etats-Unis baissent les yeux devant Khadafi

Le colonel Khadafi appelle à la guerre sainte contre la Suisse, un porte-parole du département d'Etat américain s'en amuse, le colonel exige des excuses et Washington s'exécute. Voila en quelques mots le résumé du dernier chapitre de l'histoire des relations tumultueuses entre la Suisse et la Libye de Khadafi.
Les Etats-Unis ont exprimé mardi 9 mars leurs regrets au guide suprême libyen. «Je regrette que mes commentaires soient devenus un obstacle à l'amélioration de nos relations bilatérales», a déclaré le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley. Le diplomate a par ailleurs annoncé que le secrétaire d'Etat adjoint pour le Proche-Orient se rendrait très prochainement à Tripoli. Le 26 février dernier, Philip Crowley s'était amusé des velléités belliqueuses libyennes à l'égard de la Suisse en ces termes: «Beaucoup de mots, beaucoup de papier volant un peu partout et pas forcément beaucoup de sens.» A la suite de ces déclarations, le ministère libyen des Affaires étrangères avait convoqué la chargée d'affaire américaine à Tripoli.
Les relations entre la Libye et la Suisse se sont détériorées en 2008 quand un des fils du guide Kadhafi, Hannibal, a été arrêté avec son épouse dans un hôtel de Genève après avoir été accusé de maltraiter un membre du personnel.
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Image de une: le colonel Khadafi, Wikimedia
Mis à jour le 10/03/2010 à 10h15

























...pas "accusé de maltraiter un membre du personnel". "A maltraité deux membres de son propre personnel" est la formule exacte. Les mots ont un sens. Hannibal fait ce qu'il veut en Libye, en Suisse il y a malheureusement des lois sur la protection de l'individu.
Il serait peut-être temps de songer à s'occuper de ce fou furieux terroriste et de ses très nombreux troubles mentaux, plutôt que lui offrir diverses tribunes internationales pour qu'il y braille les insanités qui lui tiennent lieu d'états d'âme.
La réaction du département d'Etat est une illustration ironique de la faiblesse de l'administration Obama, dont les multiples courbettes sont devenues l'un des sujets de plaisanterie favoris chez tous les dictateurs de la planète.