Jacques Attali: sauver la démocratie française
Si la démocratie consiste à permettre aux citoyens de prendre librement en étant bien informés, les meilleures décisions pour les générations présentes et futures, alors nous ne sommes pas en démocratie.
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La campagne pour les élections régionales aura été consternante. Malgré les efforts louables de certains candidats, l'on aura très peu débattu des sujets concrets concernant chaque région. Et pourtant, que d'enjeux qui auraient mérité qu'on en parle, région par région: emploi, transport, logement, urbanisme; tous appellent des choix qui engagent l'avenir et même la survie de chaque collectivité dans la grande compétition qui commence entre les provinces d'Europe.
Cet échec est l'occasion de se demander si la France dispose de la meilleure démocratie possible. Certes, nous en avons toutes les apparences et quelques unes des réalités. Mais si la démocratie consiste à permettre aux citoyens de prendre librement, et en étant parfaitement informés, les meilleures décisions possibles, dans l'intérêt des générations présentes et futures, alors nous ne sommes pas en démocratie aujourd'hui. Et tout se passe comme si une élection, quelle qu'elle soit, n'était qu'un des multiples sondages d'opinion, consistant en général à répondre à une question qui n'est pas posée; même au moment de l'élection présidentielle, où, trop souvent, on ne vote pas pour élire un candidat, mais pour éviter qu'un autre le soit.
Dans les années récentes, la démocratie a reculé en France de très nombreuses façons: avec le transfert d'un grand nombre de décisions à l'Union européenne sans que celle-ci se dote d'institutions démocratiques véritables; avec la multiplication des agences indépendantes, des hautes autorités et des comités consultatifs dont les avis sont transformés en décisions que nul n'ose contredire; avec la mondialisation qui donne tout pouvoir aux marchés; la médiatisation de la vie privée des dirigeants politiques; et enfin avec la réduction du mandat présidentiel, qui lui interdit d'être provisoirement impopulaire, et calque son mandat sur celui du Parlement.
La démocratie a, à l'inverse, fait quelques progrès, avec le droit du Parlement de prendre l'initiative de la loi; le renforcement des pouvoirs de contrôle du Parlement et de la Cour des comptes; le renforcement, fragile, de la vie des partis; et enfin avec la multiplication des sites d'informations.
Il est urgent de tenter de faire mieux. D'abord, il faudrait améliorer la connaissance par les citoyens de leurs devoirs de citoyens, qu'ils connaissent bien moins que leurs droits: devoirs de débattre, d'étudier et de voter. Ensuite, évidemment, en faisant progresser, autant qu'il est possible la démocratisation des institutions européennes. Enfin, à l'échelle nationale, d'abord, modifier le mode de désignation des sénateurs, qui devraient continuer de surreprésenter les territoires, sans pour autant favoriser un camp politique sur un autre. Ensuite, en mettant en ligne en direct et en podcast les débats de toutes les assemblées, de la commune au Parlement en passant par les Syndicats de communes et les régions.
Enfin il serait utile de redonner du poids au long terme. En rétablissant la durée du mandat présidentiel à 7 ans, pour que celui-ci ait le temps de prendre des mesures provisoirement impopulaires. Et en instituant une troisième chambre, consultative, qui devrait parler au nom des générations qui n'ont pas encore le droit de vote, en particulier en matière de fiscalité, d'environnement, d'éducation et de retraite. Cette chambre pourrait se confondre avec le Conseil Economique et Social, si celui-ci en avait le mandat clair, ce qui n'est pas le cas; elle pourrait favoriser des manifestations de la démocratie la plus directe, en généralisant, pour les grands débats d'intérêt général, les techniques utilisées lors des grandes décisions d'urbanisme et en mettant en particulier à la disposition des citoyens sur Internet un grand nombre d'information aussi complètes et non polémiques que possible. On pourrait, pour commencer, l'appliquer aux trois grands débats qui nous attendent dans les mois à venir, sur les retraites, la dépendance, et l'emploi.
Voici quelques idées, que chacun pourrait utilement compléter dans les débats ici ouverts.
Jacques Attali
LIRE EGALEMENT SUR LA DEMOCRATIE: Une démocratie au régime, Nous ne vivons pas dans la France de Vichy, La démocratie a-t-elle vraiment besoin du journalisme?
Image de Une: Comptage des voix dans un bureau de vote Vincent Kessler / Reuters
Mis à jour le 11/03/2010 à 6h31










































non sans rire.
toujours la faute des électeurs qui comprennent rien.
c'est pas simpliste?
quand un politicien se moque des électeurs c'est la faute des électeurs qui doivent le sanctionner au prochain scrutin.
quand ses adversaire font pareil ben même topo.
désolé mais pour redonner ses lettres de noblesse à la politique il faudrait que voter serve "pour de vrai".
pas juste à changer une photo en mairie ou la marionnette des guignol voir la cible des marianne, backshih info, rue 89 etc...
pour l'instant voter sert juste à donner une nouvelle cible aux satiriques, comique et vilipandeurs de tout poils.
le meilleur exemple à été la présidentiel qui à mobilisé avec des candidats "neuf": avec des programmes et une personnalité. même si après on a eu dégrisement avec les "journalistes" et comique de tout bois. au moins la présidentielle donnait une perspective et une envie.
pour donner envi de voter: donnez de vrai personne à élire, de vrai caractère, de vrai programme.
pour les vrai journalistes là par contre faut chercher mais il y en a.
Vous constatez à juste titre que la campagne des régionales a été "consternante". C'est ce qu'a aussi ressenti le pays d'où la prévision d'une abstention record.
Pourtant il eut été facile d'intéresser les gens en leur parlant, non seulement des sujets que vous citez mais encore de l'augmentation des impôts dus à certaines dépenses somptuaires de présidents de région. Mais aussi du très antidémocratique cumul des mandats, or comment faire quand la plupart des postulants à la présidence des régions sont déjà des cumulards ?
Il est heureux que les européistes disent enfin ouvertement ce que clamaient depuis longtemps les souverainistes : le fonctionnement de l'union européenne est anti-démocratique.
Alors face à ce constat on peut souhaiter ce que l'on veut, mais on peut craindre que cela ne reste du domaine du voeu pieux parce que la classe politique elle-même n'a aucun intérêt à ce que les choses changent.
En tous les cas c'est ce qu'elle croit, à moins qu'un jour...
A quand une commission Attali sur la nouvelle démocratie Française?
La France de 1789 serait bien inspiré de lancer une réflexion beaucoup plus utile que le stérile débat sur l'identité française.
Le désintérêt des français pour la politique et la défiance envers les scientifiques et les experts est un phénomène qui dépasse largement nos frontières.
Il mérite que l'on s'y penche si on ne veut pas que le désespoir devant l'autisme des politiques ne pousse les citoyens dans les bras de joueurs de flute usant de la plus basse démagogie, de la xénophobie et du racisme pour attirer des électeurs désemparés.
Devant le triomphe cynique de la finance international, l'impuissance des politiques à prendre en compte la détresse de certains ne peut déboucher que sur la colère des exclus que ce soit au niveau national mais encore plus au niveau mondial.
La démocratie est surtout malade de ses représentants. De bons gros notables autistes, cupides, cyniques et avides de pognon et de pouvoir. Et que je te coopte, et que je verrouille les candidatures, et que je crée mes réseaux de relations quasi sectaire, et que je me moque du conflit d'intérêt, et que je me moque de la justice, et que je me moque de la morale publique, et que je me moque de ma parole et donc de l'électeur.
La solution serait simple : interdiction du cumul, interdiction de postuler à plus de 2 mandats consécutifs, interdiction de toucher plus que son salaire avant d'avoir été élu, obligation de payer ses impôts, obligation de suivre et réaliser les 3 points phares de son programme électoral (avec nécessité de présenter le financement durant la campagne). Et pour contrôler le tout, constituer1/3 de toute assemblée (conseil municipaux, régionaux, généraux, assemblée nationale etc...) par des citoyens tirés au sort pour une durée de 1 an. Cela apporterait plus de mixité (handicapé, homme/femme, origine, profession, catégorie sociale etc...) Ces derniers, outre un pouvoir de vote, pourrait donner leur avis contraignant sur les nominations, sur la mise en place de référendum, sur les marchés publics et promotion. Là on redonnerait du souffle et de la confiance à la démocratie et aux citoyens. Tout le reste n'est que baratin...
Il est rare de trouver M. Attali en flagrante contradiction avec lui-même.
Mais voici deux exemples dans cet article: ' la démocratie a reculé en France avec...des comités consultatifs dont les avis sont transformés en décisions que nul n'ose contredire'. Mais M. Attali, n'êtes-vous pas président même d'une telle commission? Une très bonne commission d'ailleurs dont les conclusions peinent à se faire traduire en action.
Et puis 'En rétablissant la durée du mandat présidentiel à 7 ans, pour que celui-ci ait le temps de prendre des mesures provisoirement impopulaires.'
Mais l'alignement de la France sur les pratiques de toutes les grandes démocracies avec le quinquennat n'est-il pas une meilleure manière d'être à l'écoute des citoyens?
Ceci dit je partage entièrement votre avis sur les élections en cours. Qui connaît réellement son conseil régional et ses attributions? Pire qui connaît même la structure du scrutin et l'allocation des sièges en termes des résultats du 2e tour? Un système très intelligent d'ailleurs qui attribue les sièges à 75% en fonction de la proportionnalité des votes.
Les médias portent une grande responsabilté pour ces manquements.
Mais en tant qu'ancien journaliste je sais que les médias, comme toute entreprise, donnent aux consommateurs qui nous sommes ce que nous voulons entendre et non pas ce que nous devions entendre!
Oui la démocratie s'enfonce davantage dans le "court-termisme", la "pipolisation" et le mélange des genres. Toute élection serait devenue "nationale" et permet à chacun de louer ou vilipender son champion ou son "ennemi ": le gouvernement en place, élu "démocratiquement" par les memes... Tout le monde semble se désinteresser des programmes et des enjeux régionaux (lycées, transports etc ). Mais on le comprend car les programmes n'existent pas ou disent tous la meme chose: il faut tout améliorer, raser gratis. Nous sommes loin de l'information et de la pédagogie qui serait necessaire à notre expression démocratique.
Protéger nos dirigeants du court termisme serait bien (Mandat présidentiel de 7 ans non renouvellable etc) et surtout que tous les acteurs sociaux fassent de la prospective, élaborent des scenarios et pourquoi pas refaire un "commissariat au plan", on en aurait bien besoin pour les retraites, l'emploi et le developpement économique et social de la france (et de l'EU!) dans un monde qui ne nous attend pas...
"on ne vote pas pour élire un candidat, mais pour éviter qu'un autre le soit."
Certes tout le monde comprend le sens de votre phrase, Monsieur Attali.
En dehors de mon opinion approbatrice concernant l'affirmation, je dois vous faire remarquer qu'elle est cependant entachée -ce qui m'étonne de votre part- d'une faute qui pour le moins constitue un raccourci hâtif, et que d'aucuns apparenteraient, si on les laissait faire, à l'anacoluthe: l'analyse littérale conduit en effet à retenir qu'on voudrait éviter qu'un autre soit candidat, alors qu'on veut manifestement éviter qu'un autre soit élu. Pourquoi ne pas l'écrire ainsi alors..
PS (si j'ose dire): je ne ferai pas d'allusion -sauf sous cette forme de prétérition à peine déguisée- à l'orthographe de certains commentaires..
Cher Jacques Attali,
chères et chers votant(e)s,
chères et chers candidat(e)s
nous tou(te)s, plus ou moins mis(es) en cause
et souvent plus rapides à critiquer qu'à vraiment nourrir la chose publique,
il y a au moins, ci-dessus, la proposition de tourner d'abord les si populaires
et en vogue caméras de surveillance vers le coeur de notre système démocratique
dont nous devrions nous emparer et porter l'exigence par tous les moyens
que le dit système permet encore. Il est, en effet, plus utile d'éclairer d'abord
les rouages qui commandent nos existences que de protéger les châteaux
et d'y éloigner les élu(e)s des populations qui leur ont délégué leurs responsabilités.
Démalogiquement.
M. ATTALI aborde avec bon sens beaucoup de problèmes, malheureusement génétiques, de la démocratie. Demander aux électeurs de privilégier les intérêts à long terme de la collectivité plutôt que leurs propres intérêts immédiats, c'est à peu près comme souhaiter que les actionnaires préfèrent le développement d'une entreprise à leurs propres dividendes immédiats ! Le moteur d'une société libérale et "mondialisée", comme chacun sait, c'est l'illusion que l'addition des égoïsmes particuliers finira nécessairement par coïncider avec l'intérêt général...
Aussi, plutôt que rêver d'un nouveau "grand soir" - une nouvelle Pentecôte, devrais-je dire ? - où les électeurs seraient brusquement illuminés par l'Esprit Saint de la Démocratie, je préférerais aborder quelques idées simples. Si, par exemple, on commençait par inverser la chronologie des élections en 2012, et qu'on commençait par les législatives avant les présidentielles ? ça encouragerait peut-être les électeurs à se déterminer sur des idées politiques plus que sur la personnalité d'un(e) candidat(e) à cette fichue monarchie républicaine...
JOSPIN a fait deux erreurs graves, persuadé qu'il était de l'emporter en 2002 et d'en finir avec la cohabitation : faire coïncider la durée des mandats présidentiels et législatifs d'une part, inverser le calendrier des élections d'autre part, en commençant par la présidentielle qui pervertit toute réflexion politique de fond, mais assure l'élection de députés de même couleur que le président élu.
Ce ne serait pas grand-chose, mais ça me paraît plus facile que de changer à nouveau la constitution pour en revenir au septennat. Évidemment, me direz-vous, quel parti politique va prendre le risque d'être jugé par les citoyens sur ses idées pour un "contrat de législature" ? C'est tellement plus simple de faire croire à l'homme (ou la femme) providentiel(le) !
La démocratie est aujourd'hui très clairement identifiée comme un frein au business...
S'il faut désormais demander au gens leur avis pour les empoisonner d'OGM, de mal-bouffe, de pollutions chimiques, de filières de soins de plus en plus dispendieuses... etc...
Mais dans l'histoire, en a t il été autrement ?
La démocratie n'est pas plus malade aujourd'hui qu'auparavant. Elle est simplement à l'image de notre société violente avec les faibles et essentiellement individualiste..
Si les élus-menteurs-cumulard-mafieux-bandits prolifèrent... n'est ce pas grâce à la complicité des médias, incapable de jouer le rôle du 4° pouvoir indispensable... autant qu'à la passivité d'électeurs à la mémoire courte, abruti par la télé et dont on souhaite encore abaisser le niveau de culture sociale et politique.
Les Français n'avaient pas voulu de cette Europe anti démocratique... comme quoi ce ne sont pas les électeurs qui font défauts... mais plutot la mafia médiatico-politique qui ne tourne que pour elle même, au service des puissances financières...
J. Attali se plaint ou déplore la qualité de la campagne pour les élections régionales, qu'il juge consternante.
Le seul fait qu'il emploie un singulier - la campagne - alors qu'il y a un nombre pluriel d'élections (22 en France métropolitaine) suffit à montrer qu'il y a une incohérence entre LA campagne et DES élections, incohérence qu'il n'a manifestement pas perçue.
Parce que nous avons l'habitude que toutes les élections régionales, municipales ou cantonales se déroulent en même temps, nous considérons que c'est normal.
C'est exactement l'inverse qui est vrai.
La concommitance de ces scrutins permet à l'opposition de tenter de se refaire une santé locale sur le dos des déboires de la majorité nationale. L'électeur est incité à voter non pas sur ce qu'on lui demande (donner quitus d'une gestion locale et accorder un nouveau mandat pour mener une politique locale) mais sur d'autres considérations, totalement sans rapport avec le scrutin.
Il n'y a évidemment pas d'autre solution que de faire éclater tous ces scrutins locaux en autant de scrutins... locaux ! Ainsi, l'électeur parisien choisira son maire en fonction de Paris et non pas du gouvernement, de même que l'électeur de Lons-le-Saunier, de Marseille... ou de chacune des 36.000 autres communes de France.
Idem, naturellement, pour les régions et les départements.
C'est, partiellement, ce que font les Allemands et leur démocratie n'est pas connue pour être déficiente
Sur le long terme et le mandat de 7 ans, reconnaissons à J. Attali le mérite de la cohérence historique et pesonnelle, mais pas celle de la cohérence politique.
Nous percevrons peut-être très bien les avantages du mandat de 5 ans en 2012 : rien ne viendra sauver N. Sarkozy de la sanction définitive si l'électeur le sanctionne.
Avouons-le, si le quinquennat avait été en vigueur depuis plus de 30 ans, Mitterrand et Chirac n'auraient tenu chacun qu'un seul mandat : on ne peut donc que regretter que les deux plus mauvais présidents de la Vème aient bénéficié du septennat pour mieux nous flouer en se faisant réélire après une période plus ou moins longue de présence au pouvoir sans l'exercer...
Effectivement, les réformes ne se posent pas uniquement au plan économique ou social mais aussi en terme institutionnel, celle-ci étant également condition de réussite des premières.
L'impasse stratégique dans laquelle avance le pays tient à une domination du court terme sur le long terme: le septennat est naturellement plus porteur d'exigence d'une vision et d'une pédagogie de l'objectif.
Remettre en perspective les orientations de l'action publique, en période de crise tout particulèrement, passe par une mise en ordre planifiée des objectifs et des moyens assurant la visibilité attendue par des électeurs qui retrouveront les raisons d'adhérer au débat public. Il s'agira dès lors plus d'information et d'analyse sur les grands sujets économiques et sociaux que de politique réduite aux acquêts de la communication.
Modifier les compétences du Sénat semble inaccessible, pourtant notre démocratie a besoin d'une chambre moderne au delà des clivages partisans: il est cohérent que l'articulation régions/ europe/ stratégie nationale en matière politique et sociale puisse être débattue dans une enceinte démocratique reconfigurée sous le mode participatif ouvert du réseau de citoyens.
Oui M. Attali vos proposiitions sont à mettre en oeuvre... rapidement!
C'est ce système qui pouvait se concevoir au sortir d'une dictature ou d'une royauté, qui doit évoluer. Mais rien n'est proposé aux citoyens.
Aujourd'hui, avec cette synchronisation des élections, c'est comme si nous élisions un autocrate pour 5 ans, lui donnant carte blanche.
Pour le second point, le problème du déficit de démocratie de l'UE en est aussi un, et un gros ; et là la cause est à la fois dans les eurocrates trop éloignés de la réalité du continent -- mais sûrement proches de celle de Bruxelles -- et des états-nations que leurs dirigeants ancrent encore trop dans leurs vieux réflexes identitaires, la crise de l'Euro conséquente de celle de 2008 le démontre bien.