Égalités / Société

Le coup de gueule d'Obama contre la tendance woke sur Twitter

Temps de lecture : 2 min

Pour l'ancien président américain, la posture moralisatrice sur les réseaux sociaux n'est pas une forme d'activisme efficace.

Barack Obama lors du sommet de la fondation Obama, le 29 octobre 2019. | Scott Olson / Getty Images North America / AFP
Barack Obama lors du sommet de la fondation Obama, le 29 octobre 2019. | Scott Olson / Getty Images North America / AFP

Lors du sommet de la fondation Obama à Chicago, l'ancien président américain a critiqué le nouvel activisme sur les réseaux sociaux qui consiste à montrer du doigt des personnes jugées problématiques. Pour Obama, cette course à la pureté idéologique définie comme «woke», soit le fait d'avoir conscience des injustices que subissent certaines catégories de personnes, est souvent contre-productive.

«Il y a des gens qui pensent que pour changer les choses, il suffit de constamment juger et critiquer les autres, a expliqué l'ancien président, avant de donner un exemple: «Si je fais un tweet ou un hashtag sur ce que tu as fait de mal, ou sur le fait que tu as utilisé le mauvais mot ou le mauvais verbe, alors après je peux me détendre et être fier de moi, parce que je suis super “woke” parce que je t'ai montré du doigt. Mais ce n'est pas vraiment de l'activisme. Ce n'est pas comme ça qu'on fait changer les choses.»

Contre la polarisation et la quête de pureté idéologique sur les réseaux sociaux, il a rappelé que «le monde [était] compliqué et plein d'ambiguïtés». Pour lui, cette tendance à l'indignation vertueuse vide est un danger particulièrement présent sur les campus universitaires, et il dit en avoir parlé avec sa fille aînée, Malia.

Ce n'est pas la première fois qu'Obama s'en prend à ces attitudes qu'il juge nocives chez les jeunes Américain·es, notamment sur les réseaux sociaux. En avril dernier à Berlin, lors d'un autre événement pour la fondation Obama, il avait déclaré:

«Une chose qui m'inquiète chez les progressistes aux États-Unis... c'est une certaine rigidité... lorsqu'on commence à s'entre-tuer, à tirer sur nos alliés parce qu'il y en a un qui a légèrement dévié de l'approche considérée comme pure idéologiquement.»

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