Égalités / Société

Près d'une personne sur trois déclare avoir été victime ou témoin de racisme au travail

Temps de lecture : 2 min

Cette enquête pointe aussi du doigt les discriminations en entreprise liées au sexe et au genre.

L'étude s'appuie sur une enquête de la société de sondage The Harris Poll. | StockSnap via Pixabay.
L'étude s'appuie sur une enquête de la société de sondage The Harris Poll. | StockSnap via Pixabay.

Le racisme au travail est un phénomène répandu en France, selon une étude du site de recrutement Glassdoor effectuée sur un panel de plus de 5.000 personnes. Elle conclut que près de 28% des employé·es ont déjà été la cible ou ont assisté à un acte raciste sur leur lieu de travail.

Glassdoor examine l'ampleur des discriminations dans un environnement de travail dans quatre pays distincts, dont la France. Le rapport s'appuie notamment sur une enquête de la société de sondage The Harris Poll réalisée en juillet 2019 auprès d'adultes américain·es, britanniques, français·es et allemand·es. «Cette étude présente une image quelque peu inquiétante de l'expérience des employés en matière de discrimination au travail», déclare John Lamphiere, vice-président de Glassdoor Europe, Moyen-Orient et Afrique.

Si la France frôle le tiers de salarié·es concerné·es par des actes de racisme en entreprise, l'Allemagne s'en sort mieux, avec tout de même 21% de réponses positives. En revanche, les répondant·es sont 31% au Royaume-Uni et 42% aux États-Unis à avoir vu ou subi une telle discrimination.

Le racisme sur le lieu de travail en France varie fortement selon l'âge des personnes interrogées: 40% des adultes de la génération Y (entre 18 et 38 ans) l'ont subi, soit quatre fois plus que les personnes de plus de 50 ans.

Même constat pour les discriminations liées au sexe et au genre

Selon cette même enquête en ligne, les discriminations liées au sexe en France sont aussi répandues: trois personnes interrogées sur dix ont déclaré en avoir constatées ou vécues. Le chiffre ne tombe qu'à 22% pour les discriminations envers les personnes LGBT+. C'est moins qu'aux États-Unis, mais toujours davantage qu'en Allemagne.

Le vice-président de Glassdoor appelle donc à «créer une culture d'entreprise qui respecte les personnes et leur origine». Toutefois, toujours dans l'Hexagone, plus de la moitié des employé·es déclarent que leur entreprise favorise davantage la diversité et l'inclusion aujourd'hui qu'au cours des dernières années.

Une autre enquête commandée par le ministère du Travail en 2016 avait par ailleurs révélé que la discrimination en France se faisait dès l'embauche. Les noms à consonnance maghrébine pouvaient en effet être un frein au moment de décrocher un emploi. Dans cette étude, le taux global de réponses positives reçues par une candidature avec un nom à sonorité arabe était de 9%, contre 20% pour les candidatures aux noms plus typiquement hexagonaux.

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