Sciences / Tech & internet

Le monde est petit et ce n'est pas qu'une impression

Temps de lecture : 2 min

Une scientifique revient sur les théories du réseau adaptées à l'heure d'internet.

Chaque individu dans le monde est connecté à tous les autres par seulement six relations, selon la théorie des six degrés de séparation. | NASA via Unsplash
Chaque individu dans le monde est connecté à tous les autres par seulement six relations, selon la théorie des six degrés de séparation. | NASA via Unsplash

Vous vous êtes peut-être déjà dit que le monde était décidément petit en découvrant, au cours d'une discussion avec un·e inconnu·e, que vous aviez des connaissances en commun. Kristina Lerman, cheffe de projet à l'Institut des sciences de l'information et professeure à l'université de Californie du Sud, explique que ce n'est pas qu'une impression: le monde devient de plus en plus petit, notamment depuis l'avènement des réseaux sociaux.

La scientifique s'appuie entre autres sur la théorie des six degrés de séparation de Frigyes Karinthy, cette hypothèse établissant qu'un être humain sur la planète est connecté à tous les autres à travers six relations, qu'il s'agisse de proches ou de simples connaissances. Avec les réseaux sociaux, cette théorie reste d'actualité –si ce n'est que le nombre de liens aurait diminué. En ligne, il passerait de six à seulement quatre relations.

Davantage de connexions grâce à votre connexion

C'est à l'occasion d'une conférence au Canada que Kristina Lerman est, malgré elle, passée de la théorie à la pratique pour expliquer ce phénomène. En discutant avec deux étrangers –l'un originaire d'Israël, l'autre de Baltimore aux États-Unis–, la scientifique a remarqué que la conversation glissait rapidement vers un sujet qui les rassemblait: la série The Big Bang Theorie. À leur grand étonnement, tous les trois connaissaient une personne, notamment via les réseaux sociaux, qui travaillait pour ce sitcom. Le rôle et l'importance d'internet dans l'évolution de ce phénomène lui sont alors apparus comme une évidence.

Une annonce sur le blog de Facebook vient appuyer cette idée de rétrécissement des interactions sociales dans le monde grâce aux plateformes en ligne. Sur le réseau social, la moyenne des liens reliant ses 2 milliards d'abonné·es est de 3,57. Autrement dit, chaque personne inscrite sur Facebook dans le monde est séparée en moyenne de n'importe quelle autre par seulement trois personnes et demie. Cette diminution de la distance sociale entre les habitant·es de la planète explique, selon Kristina Lerman, pourquoi le monde entier semble s'uniformiser, se rétrécir et plus encore pourquoi la propagation de fausses informations est plus répandue aujourd'hui.

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