Santé / Monde

Comment le corps humain gère-t-il un vol d'avion de vingt heures?

Temps de lecture : 2 min

Des scientifiques vont l'observer pour la première fois.

Les vols seront commercialisés à la suite des essais d'ici 2023. | Jordan Sanchez via Unsplash
Les vols seront commercialisés à la suite des essais d'ici 2023. | Jordan Sanchez via Unsplash

D'ici 2023, la compagnie aérienne Qantas ambitionne de relier par un vol d'avion direct des villes australiennes (Sydney, Brisbane et Melbourne) à Londres ou New York. Soit un trajet de dix-neuf à vingt heures. Elle inaugure ce 18 octobre le premier de ses trois vols d'essai et des scientifiques vont tenter de comprendre comment le corps humain peut supporter un si long trajet aérien.

Des équipes du Charles Perkins Centre de l'Université de Sydney, de l'Université Monash et du Alertness Safety and Productivity Cooperative Research Centre vont examiner l'impact du long-courrier New York-Sydney sur les quarante à cinquante passager·es cobayes à bord du Boeing 797-9 Dreamliner, comprenant six volontaires, des pilotes, des scientifiques, l'équipage et des expert·es médicaux.

Tout pour le confort de la clientèle

Les passager·es de la cabine principale porteront des dispositifs de surveillance et les expert·es du Charles Perkins Centre étudieront comment leur «santé, leur bien-être et leur horloge biologique» sont influencées par l'éclairage, la nourriture, les boissons, le mouvement, les habitudes de sommeil et le divertissement à bord. Avant le vol et deux semaines après, on conseille aux passager·es de tenir un journal de bord quotidien afin de noter leur ressenti et leur réaction face au décalage horaire. Les pilotes et le personnel de cabine seront également surveillés et tiendront un agenda du sommeil. Des caméras seront installées dans le poste de pilotage pour enregistrer la vigilance du pilote.

Les scientifiques de l'Université Monash se concentreront sur l'équipe de pilotage, enregistrant leurs niveaux de mélatonine avant, pendant et après les vols, ainsi que leurs ondes cérébrales. Les données seront ensuite partagées avec l'Autorité de la sécurité de l'aviation civile «afin d'informer les exigences réglementaires associées aux vols ultra-long-courriers», a déclaré la compagnie aérienne Qantas dans un communiqué de presse. «Pour les clients, la clé sera de minimiser le décalage horaire et de créer un environnement propice à un vol reposant et agréable. Pour les membres de l'équipage, il s'agit d'utiliser la recherche scientifique pour déterminer les meilleures occasions de promouvoir la vigilance lorsqu'ils sont en service et de maximiser leur repos pendant les temps creux sur ces vols», a ajouté Qantas.


D'après Bjorn Fehrm, analyste aéronautique et économique chez Leeham News, les futur·es voyageurs et voyageuses trouveront ce vol direct très attrayant car «il n'y a pas d'escale à Dubaï ou Singapour, pas de trajet supplémentaire à la douane et pas de stress lié aux transferts». Le prochain vol test reliera Londres à Sydney en novembre, et le dernier aura lieu avant la fin d'année entre New York et Londres. Les vols seront commercialisés à la suite des essais d'ici 2023.

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