Monde

Un pasteur prévient que Trump pourrait perdre «le soutien de Dieu»

Temps de lecture : 2 min

Le télévangéliste Pat Robertson, jusqu'ici soutien du président américain, a dénoncé le retrait des troupes du nord de la Syrie.

Donald Trump à la Maison-Blanche, le 7 octobre 2019. | Brendan Smialowski / AFP
Donald Trump à la Maison-Blanche, le 7 octobre 2019. | Brendan Smialowski / AFP

Selon un récent sondage, 77% des protestant·es évangéliques blanc·hes soutiennent Donald Trump, mais sa décision de retirer les troupes américaines stationnées au nord de la Syrie pourrait entamer sa popularité dans ce segment de la population.

À la suite de l'annonce de ce retrait, plusieurs leaders évangéliques pro-Trump ont condamné la décision du président américain. La déclaration du télévangéliste Pat Robertson, 89 ans, a été particulièrement retentissante. Pendant son émission télévisée, il a indiqué: «Je suis abolument consterné que les États-Unis trahissent ces forces démocratives en Syrie du Nord et que nous laissions les Turcs s'en prendre aux Kurdes.»

Pat Robertson a également critiqué Trump de n'avoir rien fait après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Alors qu'en 2017, il disait que Trump était «l'homme choisi par Dieu» pour la présidence, il a désormais changé d'avis: «Le président des États-Unis risque de perdre le soutien de Dieu», a-t-il annoncé.

Choix «irresponsable»

La phrase de Robertson, connu pour ses propos homophobes, sous-entend que jusqu'ici, Trump bénéficiait du soutien de Dieu malgré tous les scandales de sa présidence.

«Donc Dieu s'intéresse plus aux Kurdes qu'à la corruption, à la fraude fiscale et aux paiements secrets faits à une star du porno? Bon à savoir», a écrit le journaliste David Corn.

Plusieurs autres personnalités conservatrices, jusqu'ici prêtes à tout pardonner à Trump, ont également désapprouvé l'annonce du retrait militaire. Le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham a qualifié ce choix d'«irresponsable» et avancé que c'était un cadeau fait à l'organisation État islamique.

Même chez «Fox & Friends», l'émission la plus pro-Trump de Fox News, le journaliste Brian Kilmeade a jugé la décision du président «désastreuse».

Sur Twitter, Donald Trump a répondu aux critiques en disant qu'il était prêt à faire le nécessaire pour «détruire complètement l'économie turque» si Ankara agissait «hors des limites».

Slate.fr

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