Sarkozy: les usines, c'est son truc
Le président de la République a décrété que la production industrielle française devait augmenter de 25% d'ici à 2015. Fanfaronnade qui fleure bon le gosplan soviétique ou ambition réaliste?
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«J'ai la profonde conviction qu'un pays qui n'a pas d'industrie n'a rien à vendre et finit par s'appauvrir.» Nicolas Sarkozy est un «industrialiste». «Les usines c'est mon truc», aime-t-il dire. Ou encore: «A tous ceux qui s'interrogent, je livre un principe fondateur à toute la politique que j'ai voulu mener, dès avant 2007 et plus encore aujourd'hui: la priorité absolue donnée au redressement de l'industrie française.» Jeudi 4 mars en clôture des Etats généraux de l'industrie à Marignane, le président de la République a fixé pour objectif une augmentation de plus de 25% de la production industrielle française d'ici à la fin 2015. Un tel «objectif» décrété par le chef de l'Etat fleure bon le soviétisme...
Est-ce une fanfaronnade? Une des promesses exagérées d'un Nicolas Sarkozy qui en rajoute toujours un max? La production industrielle française a cru de 10% de 1997 à 2007, juste avant la crise, soit 1% par an. Gagner 15% en 5 ans paraît illusoire, même si la crise a creusé les indices et si les chaînes repartiront vite. Mais on doit noter que l'industrie allemande a cru de 33% ces mêmes dix années d'avant crise. Le pari n'est donc pas si impossible, même s'il impose une sacrée «rupture» de tendance.
Il ne faut pas «stabiliser» l'emploi industriel
Comment? Différentes mesures sont annoncées: des aides (1 milliard), une fiscalité incitative pour les brevets, un livret «épargne industrie» et un rôle interventionniste de l'Etat actionnaire. L'axe macroéconomique, confirmé, est une maîtrise du coût du travail déjà engagée par l'abandon des coups de pouce au Smic ou la réforme de la taxe professionnelle. L'idée neuve est d'organiser un lien durable entre les grands groupes et leurs sous-traitants pour que, sur les différentes «filières», cesse la politique de pressurisation permanente des prix, que les PMI puissent rétablir leurs marges et investir sur le moyen terme.
L'ensemble n'est pas sans cohérence. Notamment par l'accent mis sur la recherche. Mais deux questions demeurent. La première est la nature du défi. L'important n'est pas, comme Nicolas Sarkozy s'en alarme, une baisse de la part de l'industrie dans le PIB, à 16% en France contre 30% en Allemagne, ou de l'emploi industriel, tombé de 4 millions en 1990 à 3,1 millions en 2008. Le président a tort de vouloir «stabiliser» l'emploi industriel. D'abord, parce que les statistiques sont floues et que beaucoup d'emplois de services hier internalisés dans les usines en sont sortis (externalisés) aujourd'hui. Dans les faits ce sont des salariés (comptables, nettoyage, restauration...) qui travaillent encore pour l'industrie. Mais surtout parce que la valeur ajoutée migre de la fabrication vers l'amont, la conception, et l'aval, la commercialisation et que les «emplois qualifiés et bien payés» suivent. L'économiste Daniel Cohen avait montré comment Nike soustraite en Chine pour 3 ou 5 dollars la fabrication de ses chaussures vendues 50 ou 100 dollars la paire, mais conservant par devers lui l'essentiel de la valeur. La fabrication n'est plus que très marginale.
Une politique qui rappelle 1981
Il est vain et dangereux de s'alarmer du «déclin industriel» si cela aboutit à forcer des industriels à conserver des emplois de basses qualifications en France, ce qui abîmera leur marge, leur avenir et in fine leurs emplois. Le cas de Total obligé de garder des raffineries sur-capacitaires et déficitaires en France en est le triste exemple. Les délocalisations ne sont pas un mal, si les entreprises y trouvent manière d'améliorer leurs résultats donc leurs investissements. Ce qui compte, ce ne sont pas les usines mais la conservation des emplois qualifiés en France.
Dans quels secteurs? Il est là aussi curieux de voir l'Etat donner «sa» liste de secteurs stratégiques: le numérique, l'énergie, les transports, la pharmacie, le luxe et l'agroalimentaire. Et les autres secteurs, l'Etat les abandonne? Cette politique industrielle, qui plus est déclinée en «filières», rappelle le début de la gauche après 1981. Faut-il rappeler qu'elle a été un échec. A l'époque, il fallait défendre la machine-outil, le textile et l'informatique, mais l'argent public n'a pas suffit. L'idée de la politique sectorielle est attirante, l'Asie a montré que cela pouvait marcher. Mais la France n'a jamais été capable de la mettre en œuvre de façon efficace. Chez nous, le succès industriel repose sur les grandes entreprises pas sur les secteurs.
Que manque-t-il dans cette politique industrielle sarkozienne? D'abord d'être encore trop axée sur la «recherche» et pas sur sa valorisation par l'innovation. Le marketing compte plus que les brevets dans le monde moderne, regardez Apple!
L'exemple allemand
Mais ensuite et surtout de n'avoir pas d'axe macro-économique solide. La réussite française, ses grandes entreprises, ont pu croître et s'internationaliser, grâce à une politique macro-économique de long terme, trans-partis politiques, appliquée de 1983 à 1995: la «désinflation compétitive». C'est là l'erreur de fond du président Sarkozy que de détester cette politique qualifiée de «pensée unique». Elle a permis de regagner en compétitivité sur l'Allemagne, comme le montre la réduction du déficit extérieur et sa transformation en excédent à l'époque. L'important, c'est l'investissement et investir ne se décide par à cause d'aides d'Etat. La bonne politique industrielle est essentiellement une bonne politique macro. Or, depuis douze ans, c'est l'Allemagne, sous un gouvernement social-démocrate comme chrétien-démocrate. qui marque des points en améliorant sa compétitivité.
Eric Le Boucher
À LIRE ÉGALEMENT: Le déclin de la France et de l'Europe s'accélère, L'Allemagne et la France sur des trajectoires divergentes et L'inévitable déclin de l'industrie auto française ne doit surprendre personne
Image de une: Nicolas Sarkozy lors de la cloture des Etats généraux de l'industrie Jean-Paul Pelissier / Reuters
Mis à jour le 05/03/2010 à 17h33











![[Le 20'12 #7] Dominique de Villepin: «Il faut une politique d'union nationale, sinon nous sommes perdus» [Le 20'12 #7] Dominique de Villepin: «Il faut une politique d'union nationale, sinon nous sommes perdus»](http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/bloc-alaune/villepin_4_0.jpg)






























Bonne analyse de M. Le Boucher. Les usines "c'est son truc", il le répète. La hantise des politiques et de M. Sarkozy, c'est l'usine de 1000 personnes qui ferme. Il veut des usines, en gros, pour donner du travail aux gens. Comme cet article le souligne, M. Sarkozy ne semble pas comprendre les processus à l'œuvre dans notre monde économique. Renault fait encore toute sa R&D en France avec des milliers d'ingénieurs et le coût propre de montage d'une voiture est de l'ordre de quelques pourcents du prix final, largement inférieur au coût de conception ou au cout de commercialisation . Et puis créer des champions nationaux ne se décrète pas. Certaines PME allemandes modèles ont plus de 100 ans et tiennent déjà les marchés. Développer l'industrie cela demande des années ce qui n'est pas l'échéance de M. Sarkozy et probablement le principal problème. Que M. Sarkozy se contente d'améliorer le contexte des entreprises; il est d'ailleurs probable qu'il augmente encore les cotisations retraite en cours d'année. Les mesures annoncée hier sont ridicules et beaucoup trop limitée (pensez ! une avance remboursable si vous relocalisez - relocalise-t-on pour une avance ?).
Le problème du président de la République, et ce qui est la preuve manifeste d'une crise de la représentation, c'est que l'industrie est l'objectif de l'Elysée et absolument pas de la France.
Les entrepreneurs ? Non. Les travailleurs ? Non. Les investisseurs ? Non. Il reste les consommateurs... sauf qu'il est possible d'augmenter la consommation en baissant la production: le produit n'a aucun intérêt (si ce n'est dans la mesure des tas de déchets), et aujourd'hui on cherche à inventer des usages et d'emprisonner le client dans la logique du produit (apple, renault, tf1, nespresso...) plutôt que de répondre à des usages existants. Non non et non, je ne vois personne d'intéressé si ce n'est que l'industrie est un passage obligatoire vers le service (comme on le voit en agriculture qui s'est d'abord industrialisée avant de commencer à proposer de nouveaux modèles économiques).
L'industrie est un objectif majeur de la France.comme l'agriculture. Sans des secteurs primaires et secondaires forts et développés, les services ne peuvent constituer à eux seuls une stratégie durable pour un pays. D'ailleurs tous les pays ayant un secteur de services important ont aussi une industrie très présente. L'industrie n'est pas un passage obligé vers les services, ce sont les services qui se sont étendus, notamment pour les besoins de l'industrie. Statistiquement, l'emploi a diminué dans l'industrie du fait de l'automatisation et de la productivité et les services ont vu augmenter leurs effectifs pour répondre aux besoins ce qui ne veut pas dire que la production industrielle ait globalement diminué; c'est encore plus vrai pour l'agriculture. Ces productions intéressent tous les français (ceux que vous avez cités et tous les autres) ne serait-ce que pour les emplois, la fixation des impôts, la rémunération des fonctionnaires etc... Est-ce à l'État de fixer une politique industrielle ou seulement d'intervenir dans ce domaine? La question reste ouverte mais manifestement vus les intérêts à long terme qui sont en jeu, son absence serait incompréhensible.
Secteurs primaires, secondaires, tertiaires... ça n'a rien à voir avec le modèle économique. Le futur de l'agriculture (primaire) n'est pas dans son industrialisation. Et je suis tout à fait d'accord pour proposer une orientation vers une production automatisée, tout à fait d'accord pour dire que les pays développés dans le service sont passés par une phase d'industrialisation intense (il faut voir à quel point les industries essayent de se transformer en service, les constructeurs de voitures qui ne font plus qu'assembler, voire externaliser l'assemblage lui-même) puisqu'il y a continuité. Je dis même que pour ré-industrialiser il faut d'abord désindustrialiser en quelque sorte les services de production.
Maintenant il faut bien comprendre que les emplois de service créés autour de la production s'expliquent d'abord par une surproduction qui nécessite l'invention de besoins ou l'obligation faite au client de revenir régulièrement, par la nuisance. C'est à dire que ce n'est pas l'emploi à des tâches nuisibles qui devraient servir de mesure à la richesse, mais bien la mesure de l'utilité du travail (qui se manifeste de plus en plus en dehors de l'entreprise: dans des associations, des ONG...) même s'il ne produit aucun déchet comme nous le faisons aujourd'hui en nous attachant à l'idée de produit (dès sa conception désormais le produit est un déchet, répliqué à l'infini sans aucun ouvrage, futur abandonné dans la logique de l'achat).
L'industrie est un objectif majeur de la France... de l'Elysée. En dehors c'est un objectif mineur. Alors où se trouve la France ?
A long terme quoi ? Je ne crois pas que nous puissions tenir longtemps le système tel qu'il est, en fait nous ne le tenons déjà plus. L'échec de Copenhague n'a pas montrer les faiblesses des institutions internationales comme certains essayent de le faire croire mais bien l'incompétence des Etats-Nations qui ne sont dimensionnés que par rapport à l'industrialisation. Il ne s'agit pas d'une défaite mais bien d'une victoire: d'un dépassement des modèles passés. Enfin on pourra toujours essayer de faire semblant de plier la réalité à ses humeurs, manifestement l'état n'en a pas les moyens et son absence, compréhensible, n'est pas encore concevable, ce qui pose en effet un gros problème.
Article intéressant mais bien gentil par rapport notre « marabout » de Président toujours dans des visions de boule de cristal
Encore une commission qui a accouché d’un ridicule bien triste pour notre Industrie.
M Sarkozy. et ses conseillers n’ont pas vu que depuis 20 ans mini la pyramide des catégories est inversée, soit de moins en moins d’ouvriers la cheville de l’industrie d’hier, les 2 autres catégories maîtrise et cadre sont encore a peu près a égalité.
Tout d’abord et comme d’habitude le Président décrète, une augmentation de plus de 25% on connaît les grandes tirades de M. Sarkozy : plus de paradis fiscaux !! les banques je les convoquent et on va voir !!!!,les salaires hors normes M Poglio ???? les fonds spéculatifs encadrés !!! les spéculateurs finis !!! la fin des retraites chapeaux exit!!! les stocks options surtaxés!!!! etc comme disait Coluche « circulez il n’ y a rien à voir »
Si le Président aimait l’Industrie, les « copains » M.Estrosi, M.Devedjian, Mme Lagarde la diseuse de bonne aventure pour des résultats contraire ces personnages n’auraient pas ses promotions dues à leur allégeance et non à leur compétence.
Je me souviens du secrétaire d’état M.B.Apparu qui répondait à un journaliste M.Bourdin faut-il être du métier pour occuper un poste d’homme d’état, réponse : NON, IL FAUT OSER PRENDRE DES DECISIONS » CQFD.
L’Industrie ne demande pas au Président que tel ou tel sujet soit son truc, et plus particulièrement l’Industrie mais qu’il gère la France pour que les charges des Entreprises et des salariés baissent d’une façon sensible pour améliorer la compétitivité et le pouvoir d’achat
Allez M. Le Président cessez de faire des effets d’annonces votre « job » gérer la France et non l’Industrie dont vos connaissances ne sont certainement pas au niveau de l’enjeu mondial. La France vous sera reconnaissante, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui car vous nous avez menti.
Je ne sais pas si les "usines c'est son truc", mais je croyais que les caisses étaient vides ....
Il faudrait demander aux ouvriers de la Moselle ce qu'ils en pensent !
Il faut dire que si les usines c'est son truc, on ne peut pas dire pareil du Salon de l'Agriculture....Quand on a vu les images à la télé de l'arrivée de Chirac, hallucinant !
Il faut dire que M. SARKOZY mangeant du boudin et buvant du gros rouge, ce n'est pas son "truc", quoi qu'il a fait un effort en caressant une vache.... mais du bout des doigts !
Je ne pense pas que la productivité soit en baisse. Ce qui est en hausse, ce sont des pans entiers de l'industrie française qui sont délocalisés (délocalisation de masse, et le pire est à venir). Ce sont les licenciements pour cause de délocalisation (en vérité, à cause des accrocs aux profits).
Tout cela entraîne une diminution de la production industrielle globale, mais pas forcément de la productivité. Il faut dire aussi que les entreprises fonctionnent encore selon des processus qui remontent au 18ème siècle. L’évolution est très lente.
Tout cela entraîne également une baisse de la consommation. Et c'est là le drame.
Comment expliquer la baisse de la consommation ?
Ceux qui produisent, ceux qui construisent la courbe de productivité sont considérés comme des moins que rien, pire, comme des charges à éradiquer. Alors pour solutionner ce problème, la réponse de l'industrie, de la finance (les banksters) et du monde politique est :
- 1) la précarité de l'emploi (pour bénéficier du pouvoir que donne le monopole de l'emploi).
- 2) baisse du pouvoir d'achat (pour dominer l'homme. C'est bien l'Etat qui détermine votre train de vie par le truchement des Impôts directes et indirectes).
- 3) revenus minimum, voir en dessous (chantage à l'emploi - l'homme n'est qu'une solution technique).
- 4) baisse des salaires (soumission de l'homme aux lieux de non droit, les usines).
L’homme est le prisonnier de choix de tous ses systèmes. Il n’a aucune échappatoire. Sont chemin est entièrement balisé tout au long de sa vie. Esclave ou bien né.
Comment voulez-vous que la productivité augmente (les employés sont écœurés, désespérés, voir se suicident, c'est la dégénérescence de toute culture d'entreprise. Le besoin d'appartenance disparaît au profit d'une violence) et que la consommation suive, si ceux qui détiennent le monopole de l'emploi font tout pour supprimer les charges de salaires ? Si les consommateurs travailleurs n'ont plus d'argent, comment voulez-vous qu'ils consomment. On dirait que les industriels, les financiers (banksters), et les politiques ne veulent absolument pas reconnaître que dans notre univers, tout est lié, que tous les systèmes sont inter reliés, que ce sont les lois de la complexité qui font évoluer cet univers. Ne pas en tenir compte, c’est s’exposer aux retours de bâtons de la nature (pollutions = catastrophes à venir tôt ou tard).
La stratégie de ces gens nantis est simple. Augmenter les profits par tous les moyens.
Dans ce genre de schéma, l'homme n'a de valeur que dans ce qu'il rapporte. Ce qui veut dire que ce monde ultra libéral veut supprimer totalement et à court terme toute notion salariale. L'homme doit devenir auto entrepreneur ou crever.
Les avantages pour les entreprises sont énormes, pour l'humanité, c'est une totale régression. A un tel point, qu'elle mènera l'humanité à la guerre. 14-18 et 39-45 ne sont rien à côté de ce qui se prépare.
Nous avons connu la fin du communisme (tant mieux), nous vivons la fin du capitalisme (tant mieux). Mais là, nous assistons à la naissance de ce que l'homme est capable de faire dans ce qu'il y a de pire. L'économie de l'extrême, où l'homme n'a plus de place.
En matière de productivité, la Chine n'a aucun sens de l'humanisme. Elle n'est pas à un génocide prêt. Elle traite ses citoyens comme des esclaves " consentants " (pas le choix) de gré ou de force.
Les USA agissent différemment, mais cela revient au même. Ils sont, en plus, dirigés par une conscience religieuse dans une ambiance schizoïdique et paranoïaque. Ce qui génère une grande intolérance (tu es avec moi ou contre moi) de l’autre.
Les seuls humanistes américains que je connaisse, sont les rescapés des génocides US, les indiens.
Les rapports entre les Chinois et les USA ne sont basés que sur l'argent, les profits, l'endettement, bref, absolument rien de naturel et d'humaniste.
La France perd peu à peu sa culture humaniste grâce à ce président et à sa bande d'ultra libéraux qui ne considèrent l'homme que s'il travaille, soumis (casse toi pauvre con) dans une usine, pour presque rien (bas salaires et régression des avantages sociaux) et sans avenir (voir les arnaques du contrat d'avenir qui n'a aucun avenir). Leurs TIZAMIS, eux, pendant ce temps là, se prélassent sur leurs yachts...prennent du bon temps dans des lieux paradisiaques. Pendants que les politiques font les lois qui arrangent leurs affaires (au détriment de l'homme, bien sûr).
Voilà la France actuelle, elle perd sa culture et elle est devenue monstrueuse.
La droite me dégoutte. La gauche ne fait que du théâtre de misère. Pourtant, pour sauver la France, il faudrait prendre le meilleur de ce que peuvent offrir la droite et la gauche...
N'est-ce pas De Gaulle qui disait que le meilleur gouvernement sera celui qui prendra le meilleur de la droite et de la gauche ???
Et dans tout ça, c’est grâce à l’entretien de notre ignorance (absurdité des TV, regression des programmes scolaires, etc.), le pire est à venir…
Huahiné
Manipuler des chiffres et des taux permet aux politiques et à leurs conseillers, surtout quand ils ont du mal avec les maths, de promettre n'importe quoi à n'importe qui et sans risques!
La production industrielle française a baissé de 11,9% en 2009 et de 2,6% en 2008, ce qui nous donne en prenant 2007 comme base 100, un indice 85, 8 à la fin 2009 et une hausse annoncée de 25% sur cette base nous amènerait à l'indice 107,25 en 2015 soit une progression de 7,25 poitns entre 2007 et 2015!
Fabuleux, exigeant et volontariste , l'objectif?
Non, du pipeau et de la poudre aux yeux, as usual!!
Et surtout , monsieur le Président, demandez à
M. Guaino de faire relire vos discours par des matheux!
on a déjà donné en 1981 avec entre autres le Crédit Lyonnais. On va demander à des énarques (grande expérience industrielle) d'intervenir ? On veut dire "encore plus que maintenant ?"
mais c'est un fait, l'industrie française recule. Ce qui est stupéfiant, c'est que les français le découvrent alors qu'ils ont été muets sur l'indispensable suppression de la taxe pro. Je prends de l'argent à l'industrie (qui crée des emplois) pour indemniser les chomeurs (qui cherchent des emplois). Peut étre faut il se pencher sur la petrte de compétitivité des industries françaises c'est à dire sur le mécanisme de formation des prix en France. Car on trouve un certain nombre de professions bien organisées qui défendent leurs prix en limitant la concurrence. La grande industriue qui exporte fait face à une concurrence féroce tandis que les professions (éparpillées mais bien regroupées) pompent les consommateurs poussant ainsi les prix à la hausse. Le président aurait du prendre le taxi à Marignane et demander pourquoi les taxis de Marseille repartent à vide de l'aéroport ?
Juste sur la taxe pro, comme on aurait du accepter la TVA sociale...
et on peut se demander aussi comment font tous les taxis de Marignane pour se payer la dernière grosse Mercédès de l'année; et quand le compteur était entre les sièges avant, bien caché par le journal, ils vous faisaient payer une deuxième fois la course précédente !
Dans les livres d'histoire quand on décrit le genre de période que nous vivons actuellement, on dit : le pouvoir était à terre et n'importe qui pouvait le ramasser...
Espérons simplement que l'expérience que nous allons bientôt vivre ne sera pas sanguinaire....