Pourquoi la France double-t-elle tout le monde?
Les séries diffusées sur le PAF sont proposées principalement en VF. Si la version multilingue progresse, le doublage reste un véritable sport national.
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L'histoire du doublage en France et les raisons de cette traduction systématique offrent plusieurs réponses à cette question. Avant de s'appliquer à la télévision, le doublage a été une affaire de cinéma. «Il est apparu avec le cinéma parlant, explique Thierry Le Nouvel. Au départ, dans les années 1927-1933, on tournait les films en versions multiples, on refaisait les scènes dans plusieurs langues, avec les mêmes acteurs. Laurel et Hardy, par exemple, rejouaient eux-mêmes, phonétiquement, leurs films.» Quand la télévision arrive, dans les années 50, le doublage est déjà une institution. Elle l'est d'autant plus que l'Histoire et la Seconde Guerre mondiale sont passés par là. «Sous le régime de Vichy est né l'ancêtre du CNC (Centre National de la Cinématographie, ndlr), qui a décrété que son agrément ne serait accordé qu'aux films doublés», poursuit Thierry Le Nouvel. «Après la Seconde Guerre mondiale, le besoin de communication simple et fluide a imposé le doublage. Ça a été une évidence», renchérit Christel Salgues. Le doublage ne serait donc pas une tradition hexagonale, mais une obligation. Fin de la discussion?
Les Français n'aiment pas l'anglais
Pas tout à fait. Comment expliquer que la France, comme l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne et une bonne partie de l'Europe du Sud et Centrale optent pour un doublage systématique, alors que l'Angleterre et la majorité des pays scandinaves sont amateurs de versions originales sous-titrées ? L'histoire et les lois de ces pays ne suffisent pas à expliquer leurs choix. «Cela dépend beaucoup de la taille du pays et de sa proximité avec la culture anglophone, qui représente la majorité des œuvres étrangères, analyse Thierry Le Nouvel. Les pays du nord ont une culture anglaise plus développée, alors que les latins sont assez réfractaires à la langue de Shakespeare.» Il y a donc bien là une origine culturelle à l'omniprésence du doublage... et un cercle que les défenseurs de la V.O qualifieront de «vicieux»: les Français sont nuls en anglais, donc ils n'aiment pas la V.O, qui pourtant est une des meilleures façons de progresser en anglais.
Les téléspectateurs français étant donc «habitués» au doublage par l'histoire et par la culture, oser passer une œuvre en V.O tient du suicide financier pour une chaîne. Un tiers de téléspectateurs en moins pour le petit plaisir des puristes, ce n'est guère raisonnable. Seules Canal+ et Arte se sont risquées jusque récemment à proposer des œuvres en V.O (tard le soir pour Canal, en prime time pour Arte), une pratique qui a finie par disparaître avec l'invention de la V.M (nous en reparlerons).
Reste que malgré sa popularité, le doublage a mauvaise presse. Parodié, moqué, accusé de déformer les séries en changeant la tonalité des voix des héros et jusqu'aux textes eux-mêmes, il ne séduit plus une génération élevée au téléchargement, donc à la V.O. Pourtant, assure Christel Salgues, «le doublage des séries gagne en qualité chaque année et tout le monde fait des efforts.» Alors à qui la faute si les puristes sont allés voir ailleurs? Aux années 80, période où les séries américaines ont envahies le PAF, selon elle. «A l'époque des premières séries américaines diffusées sur le PAF, on était encore dans l'âge d'or du doublage, inspiré par le travail fait sur les westerns du cinéma, explique-t-elle. Avec l'arrivée de la Cinq, en 1986, le nombre de séries a explosé, et le doublage s'est fait en dépit du bon sens, le plus vite possible. Les sociétés de doublage ont poussé comme des champignons, pour répondre à un besoin, sans réflexion artistique. Cette période a connue quelques bons doublages, comme Starsky&Hutch ou Amicalement vôtre, mais le gros de la production était mauvaise. Il a fallu un temps pour que tout le monde, les téléspectateurs comme les chaînes, se rendent compte de la nullité de ces doublages.»
Un mieux qualitatif
Aujourd'hui, le doublage serait sur la pente qualitative ascendante, jure Christel Salgues. «L'époque où les mêmes comédiens faisaient trente voix à la fois est révolue, analyse-t-elle. Il faut mettre le bon comédien sur le bon personnage. Nous allons même trouver de nouvelles voix, des jeunes qui n'ont parfois aucune expérience, pour aborder de la fraicheur.» Pour gagner en qualité, les chaînes ont aussi gagné en pouvoir, et contrôlent beaucoup plus sévèrement la fabrication des doublages. Elles achètent les séries déjà doublées, mais travaillent avec les distributeurs et les sociétés de doublage. «A une époque, on recevait les séries en VF, on ne contrôlait rien du tout. Le distributeur, en gros, nous disait «taisez-vous, c'est comme ça et pas autrement», se souvient Christel Salgues. Les choses ont changées. Nous rencontrons les adaptateurs, le directeur artistique, le distributeur, etc. et nous parlons de la série, nous écoutons les idées de casting, de traduction. Le doublage, c'est un travail commun!» «On est un peu coincé entre les distributeurs et les chaînes, poursuit Marie Bellanger, directrice de l'unité doublage pour Nice Fellow, société qui double notamment 24h Chrono ou Cold Case, mais le dialogue finit toujours par s'établir. Il faut parfois passer 20 minutes sur un mot pour s'entendre, mais notre but c'est que le client (la chaîne, ndlr) soit satisfait. J'ai moins d'états d'âme que les adaptateurs, mais j'insiste toujours pour discuter avec eux.»
Une technique de censure?
Reste que cette domination des chaînes sur le choix des doublages, sans doute gage de qualité, a aussi nourrit un des principaux reproches fait à l'exercice: la censure. «Le doublage a été un filtre censurant majeur du temps de Vichy et surtout sous Franco, rappelle Thierry Le Nouvel. Aujourd'hui, si le distributeur ne force pas les chaînes à reprendre les textes d'origine, elles édulcorent le propos, enlèvent les insultes, les marques, etc.» «Ce sont des "on dit" totalement abusifs et ridicules, contre-attaque Christel Salgues. Certains adaptateurs ressentent une aseptisation... mais elle n'est pas de notre ressort, mais de celui du CSA. Certains détails, par exemple des incitations à l'alcoolisme ou à la torture, ne passent pas chez nous. Il y a donc un ajustement. C'est la loi. Tout comme c'est aussi la loi qui nous demande d'éviter autant que possible les noms de marque dans la voix des personnages.» «Je n'utiliserais pas le mot "censure", mais le mot "impact", contrebalance Marie Bellanger. Le doublage a un impact fort sur les téléspectateurs, un impact direct, alors que le sous-titre résume une idée et passe vite à l'image. Il faut donc choisir la bonne nuance de traduction.» Et Jean-Louis Sarthou, adaptateur, donc directement confronté au travail de «censure», de conclure: «il n'y a pas de censure systématique, tout dépend des chaînes et des heures de diffusion. Par exemple, TF1 et M6 ont une responsabilité sociale plus importante qu'Arte, qui peut prendre plus de risques. Le problème, c'est que rien n'est clair là-dessus, et que donc tout le monde pratique l'autocensure...»
Avec ou sans censure, le doublage traine toujours son image grand public, accessible, mais dénaturant l'œuvre et le jeu des acteurs. «Rares sont les gens qui peuvent voir de la V.O sans sous-titres. Or, la lecture de l'image est la plus importante et le sous-titre nuit à cela, en plus de trahir les dialogues en les raccourcissant, insiste Jean-Louis Sarthou. Bien sûr que la VF recouvre la voix des comédiens, mais c'est un mal nécessaire. Il faudrait apprendre au public à écouter un doublage. Les gens ne savent pas ce qu'est un bon doublage.» Soit. Si le doublage est une nécessité, encore s'y habituer. Mais que dire des six mois minimum de décalage entre les diffusions américaines et les programmations françaises, souvent mises sur le dos du doublage? «On aimerait bien faire le doublage le lendemain de la diffusion américaine... Mais quand on commande une voiture, on ne l'a pas en claquant des doigts, il faut du temps, pour la mettre à la bonne couleur, avec les bonnes options, etc., s'agace Christel Salgues. Les diffuseurs américains ne nous envoient les épisodes qu'après diffusion! On ne peut même pas prendre de l'avance... Pire, nous attendons entre 15 jours et deux mois après diffusion pour avoir le matériel. Le travail ne peut pas se faire en une heure...»
Choisir sa langue
Si le doublage va donc rester, son hégémonie ne devrait plus nuire aux amateurs de V.O. La V.M s'impose en effet chaque jour un peu plus (TF1, M6 et Canal+ proposent déjà une majorité de leurs séries dans ce format), laissant le droit au téléspectateur de choisir sa langue. Le système n'est pas encore parfaitement au point (les sous-titres sont notamment de piètre qualité), mais risque de bouleverser les pratiques télévisuelles d'une certaines frange de la population qui avait tourné le dos aux diffusions de séries par goût de la V.O. «La télé de papa est finie, conclut Thierry Le Nouvel. Une nouvelle génération prend le pouvoir, qui veut choisir sa langue, et qui aura un impact majeur sur la télé 2.0, diffusée via internet.» Reste que l'immense majorité des téléspectateurs continueront à préférer la V.F, et qu'il sera donc toujours nécessaire d'exiger un doublage de qualité.
Pierre Langlais
* Les besoins et les pratiques de l'industrie audiovisuelle européenne en matière de doublage et de sous-titrage, Media Consulting Group, 14 novembre 2007.
* Thierry Le Nouvel : Le Doublage et ses métiers, éditions Eyrolles, avril 2007
Image de une: Parle avec elle, Almodovar, DR
Mis à jour le 05/03/2010 à 10h42







































parce que la France se prenait encore pour un grand pays?
Les pays nordiques ont assumé le fait que leur langue devait cohabiter avec l'anglais pour exister. L'Allemagne, l'Italie et l'Espagne en sont au même point que la France et un grand nombre de petit pays du sud et de l'est de l'Europe revendiquent l'existence même de leur langue en raison de leur histoire.
La VM est le fruit d'une innovation technologique qui intervient en phase avec l'histoire.
Le doublage français (de France) est à peu près ce qui peut se faire de mieux dans le genre dans le monde. Évidemment, je ne parle là que des séries ayant un minimum d'importance pour qu'un budget correct y soit consacré.
Si vous voulez voir du doublage pourri y compris pour des blockbusters, écoutez quelques films doublés au Québec et vous pleurerez.
Je suis personnellement amateur des VO, avec ou sans sous-titres, car je les lis rarement tellement ils sont plus nuls que la moindre des adaptation de séries. Pourtant, de vrais fans se chargent de sous-titrer gratuitement de nombreuses séries. Avec une qualité incomparable : je ne citerai que le grand http://www.opensubtitles.org/fr/ mais une petite recherche sur Google vous permettra de trouver votre bonheur.
Merci par ailleurs de corriger votre erreur de gamin de 16 ans qui situe Starsky et Hutch et Amicalement Vôtre à l'époque de la Cinq de Berlusconi.
Pour ce qui est de la censure, je trouve épatant qu'une chaine familiale comme TF1 diffuse Dexter, même si c'est tard le soir et censuré non pas dans le doublage mais en coupant des scènes, même si personnellement je préfère regarder la VO quelques mois plus tôt.
Pour conclure et boucler la boucle de mon intro, les doubleurs et adapteurs français sont parmi les meilleurs au monde. De Columbo aux Simpsons en passant par les Die Hard ou Dexter version C+, les VF n'ont pas grand chose à envier aux VO. Même si des ratages lamentables comme Friends gâchent un peu le tableau.
Cher LeLapin,
Tout d'abord, merci de me comparer à un "gamin de 16 ans", j'aspire à rester jeune et plein d'avenir, donc ça me fait bien plaisir :)
Ensuite, j'ai bien conscience que Starsky & Hutch a été diffusé entre 79 et 84 sur la Une, mais ce sont ici les mots de mon interlocutrice (c'est en italique, dans une citation), donc avant tout son approximation à elle. J'aurais pu toutefois, il est vrai, la relever. Là où elle n'a pas tort, c'est que cette série était bien doublée, et est restée dans nos mémoire aussi pour cela...
Amicalement votre,
P.L
Article très intéressant.
Je ne crois pas faire partie de la catégorie des puristes, mais il est vrai que je préfère voir des films en VO au cinéma.
Cependant on ne peut pas obliger les gens qui rentrent fatigués chez eux le soir, à regarder des séries ou des films en VO. Vous parlez surtout des oeuvres en langue anglaise. Les puristes sont-ils aussi à l'aise avec l'allemand, le suédois, le polonais ou l'arabe ? D'autant que, comme vous le dites, non seulement les sous-titres raccourcissent et parfois même déforment les dialogues, mais ils prennent une telle place à la télévision pour être lisibles, qu'ils nuisent fortement à l'image.
En revanche vous ne parlez pas beaucoup de ces entreprises que sont les studios de doublage, ni de tous ces comédiens à qui cela donne du travail. J'ai souvent l'occasion de séjourner chez quelqu'un qui habite sur le même palier qu'un studio de doublage. Toute la journée c'est un ballet incessant de comédiens, chanteurs, bruiteurs, etc, sans parler des techniciens.
Alors face à cela, les puristes...
C'est comme une drogue.
Une fois qu'on s'y est mis on peut plus s'en passer.
Grâce à ça, mon Anglais reste aiguisé (surtout niveau vocabulaire :) ), et oui, en bon puriste, je regarde les films Japonais, Chinois, et de toute l'Europe en VO si je le peux. Hormis Porco Rosso, la VO est toujours préférable !
J'ai découvert ce fait vers 13 ans, grâce au film (Danois ??) "le veilleur de nuit" (dont un remake Anglais bien moins bon a été tourné plus tard).
La version Danoise nous a fait passer, ma petite soeur et moi, une soirée délicieusement noire. Lorsque l'on est tombé sur la version française le lendemain, impossible de s'arrêter de rire, tellement les doublages ne retranscrivaient pas l'ambiance du film.
Depuis, il n'est plus question pour moi de VF :)
Ceci étant dit, chapeau aux doubleurs d'amicalement votre et quelques autres séries, qui ont réussi le tour de force d'améliorer la VO (ou peu s'en faut), aux doubleurs des simpsons, et bien sur aux doubleurs de Nicky Larson et de Ken le survivant. Qu'il ne soit jamais oublié que c'est grâce à eux que ces séries ont pu passer au club Do, et nous régaler de "mammmuuuuth" et autre "tu es déjà mort, mais tu ne le sais pas encore" cultissimes. Voilà des professionnels qui avaient compris leur cible et ont su pousser la logique au bout.
La VM, c'est le futur, et loué soient les grands savants qui nous permettent de passer Star Wars en VO (sans sous titre, mais bon) sur M6. Luke parait moins niais, et Leïa moins tête à claque :)
Je dois avouer que c'est seulement à partir du 1994 que je me suis confrontée au "problème" du doublage. Installée dans le sud est asiatique le choix était entre la télé indonésienne (toujours sous-titrée) ou la vision de film en V.O.
Une fois que mon oreille s'est habitué à d'autres sons j'ai remarqué non seulement l'importance que cela comportait - j'ai beaucoup plus appris l'indonésien à la télé quà l'école où on se limite à apprendre les règles mais on ne pratique pas assez - mais aussi comment un bon film en langue originale (même un film chjnois) perd beaucoup de son pathos lorsqu'il est doublé, même s'il s'agit de haut niveau de doublage (en Italie aussi on est fort dans ce domaine).
Comme notre cerveau s'adapte et est stimulé par l'effort, il s'agit juste de lui faire franchir le "mur" de l'habitude pour lui faire découvrir la richesse derrière l'inconnu.
Je conclue avec un aveu: J'ai vu "Chicago" en VO, en version italienne et française...au moins les italiens ont eu la décence de laisser les chansons en langue original...là les français ont tout fait pour transformer un chef d'oeuvre en n'importe quoi!
Caliner son public au prix de se rendre ridivule et, surtout, en sacrifiant la beauté d'une oeuvre est un acte criminel, pour le film et pour le public.
A lire l'article, j'ai l'impression que le doublage français est meilleur chaque annéé. Pourtant, je pense à My Name Is Earl, How I Met Your Mother, The Big Bang Theory et It's Always Sunny In Philadelphia: toutes des séries très drôles en VO mais dont la VF semble avoir été réalisée à la va-vite, sans aucune considération pour l'œuvre originelle.
My Name Is Earl aurait ainsi pu connaître un sympathique succès sur M6, mais son doublage et sa traduction navrante annihilent la personnalité de ses personnages décalés.
How I Met Your Mother: gros succès aux Etats-Unis, à peine aperçu sur Canal+ tant le doublage était grossier, comme conçu par une troupe d'acteurs amateurs sans talent.
It's Always Sunny In Philadelphia: une série inconnue de tous mais géniale. J'ai eu la malchance de tomber sur un épisode sur Canal+... et l'esprit entier avait été souillé par la même bande de doubleurs semble-t(il qui avait saccagé How I Met.
Monsieur Langlais, bravo pour votre intéressant article.
Vous n'avez certes pas 16 ans, mais on peut se poser des questions quand on se penche sur l'orthographe et la syntaxe de votre article (un vrai festival, on se croirait dans un fansub). Vous n'avez peut-être pas eu beaucoup de temps pour vous relire, mais un rapide passage au correcteur d'orthographe et de grammaire de Word aurait pu en relever un certain nombre.
Etant donné qu'on ne peut progresser que si on se rend compte de ses erreurs, voici celles que j'ai pu relever (ça peut servir à d'autres, suivez mon regard...) :
"Traîner", "entraîner" et "fraîcheur" prennent un accent circonflexe sure le i.
en version sous-titréeS : sous-titrée
V.O, VO. ou VO : il faut choisir (pour info, la première solution n'est pas la bonne ). Idem pour VM et VF
SUR le PAF : dans le PAF (dans le Paysage...)
CEUX qui ne peuvent pas voir une œuvre dans sa langue d'origine PUISSE la voir en VF? : no comment !
une pratique qui a finiE par disparaître : fini
séries américaines ont envahieS le PAF : envahi
Cette période a connuS : connu
Il a fallu un temps pour que TOUT LE MONDE, les téléspectateurs comme les chaînes, se rendENT compte : se rende, au singulier (le sujet est "tout le monde")
...pour ABORDER de la fraicheur : vous vouliez dire "apporter" ?
Les choses ont changéES : changé
«On est un peu coincÉ entre les distributeurs et les chaînes : coincés (ce n'est pas un "on" général)
directrice de l'unité doublage POUR Nice Fellow : "de" Nice Fellow ou "chez" Nice Fellow.
mais le dialogue finit toujours... : qui a volé les guillemets à la reprise de la citation ?
mais notre but c'est que le client : manque la virgule, ben oui
a aussi nourriT : nourri
Si le doublage est une nécessité, encore s'y habituer : il ne manque pas un ou deux mot, là ?
d'une certaineS frange : bon, là, c'est une coquille...
- Signes de ponctuation : on met un espace avant le ? et le : (toutes les ponctuations composées de deux signes, en fait.
- Quand on fait une incise avec tiret, on sépare la citation des tirets par un espace :
— le service qui achète les séries étrangères de la chaîne —
N'en jetez plus ? Bon, d'accord, j'arrête.
Si l'on est habitué a voir une série en VO et qu'on la voit ensuite doublée, c'est assez insupportable, quel que soit la qualité du doublage. On a du mal, je pense, avec des personnages qui changent de voix. Surtout que des fois les acteurs qui doublent ont vraiment une voix radicalement différente.
Quant à la qualité de la traduction des sous-titres, evoquée dans les commentaires, je préfère toujours une traduction professionnelle a ces traductions maladroite de fans et leurs faux sens/contre sens.
Effectivement, dans les pays scandinaves, c'est le cas notamment en Suède, touts les films et série télé sont diffusées en version originale sous titré en langue suèdoise. De cette façon, dès le plus jeune âge, les enfants se familiarisent avec la langue. Dès le lycée, voire avant, ils sont bilingues pour la plupart et regardent les programmes en version originale et se passent des sous-titres. C'est la même chose au cinéma, hormis quelques films pour enfants, il ne s'agit que de version originale. Cela explique leur facilité à parler l'anglais et leur intérêt pour les langues en général.
En ce qui me concerne, je ne vais jamais voir les films doublés, mis à part les films d'animation parfois. Et tant pis si je prend un peu de temps pour lire les sous titres, je préfère cela plutôt que d'avoir à me farcir un doublage inepte.
Le fait de doubler une oeuvre me semble irrespectueux et un mauvais doublage peut bâcler réellement un film. Les doubleurs ne sont pas comédiens, comment tenter de retranscrire le travail d'un comédien comme Brad Pitt dans Fight Club par exemple. Cela me paraît difficie.
En revanche, après chacun fait comme il veut, mais je trouve dommage que certains films ne sortent qu'en version doublée. Je parle ici de cinéma, pas de série télé. De nombreux films de genre, notamment, sortent dans des conditions déplorables. Ceci est moins vrai sur Paris peut-être mais en province, une bonne partie des films autre que "art et essai" sortent dans des copies françaises.
Je pense qu'en france, il y a surtout un problème d'éducation à l'image. On apprend surtout à consommer des films et non à les analyser. D'ailleurs comment appréhender une oeuvre si elle n'est pas projetée dans sa version d'origine. Pour moi, c'est aussi aberrant que de projeter le film dans un format différent de celui d'origine.
Résultat, comme beaucoup de gens, je ne regarde plus la télé, j'achète les dvd afin de pouvoir regarder les oeuvres dans des conditions idéales. Je commence même à les regarder sans sous-titres ( le sous titrage est parfois incohérent).
En tout cas, merci pour cet article passionnant. Je viens de découvrir ce blog et je le trouve très pertinent.
Ce qui m'échappe toujours dans cette discussion de "pour ou contre le doublage" sinon "VO contre VF" est la simple donnée technique de la TNT.
Avec la télé numérique le tapis technique nécessaire à contenter les deux partis - je m'avoue être farouchement VO en tant que Hollandais vivant en France depuis longtemps ! - se trouve être déroulé et parfaitement prêt à en faire l'usage.
Puisque La TNT permet de choisir aussi bien la langue de soustitrage que la bande sonore d'origine de n'importe quel film ou série télévisée, Messieurs les directions de chaînes, utilisez-les, ces moyens techniques !
Absolument toute télécommande TNT - regardez-le vôtre, vous verrez - donne ces deux possibilités.
Pourquoi ne pas s'en servir ? Pourquoi est-ce qu'il est tellement rare d'avoir effectivement le choix entre VO et VF ? Non pas parce que la technique serait chère ou encore non-existante; je vous répète ce qui est visible à l'oeil nu pour tout un chacun: les possibiltés sont là, en état de marche, devant vous, sur votre télécommande !
Est-ce que l'on a peur que les (jeunes) Français vont montrer un nette préférence pour le VO ? Est-ce que l'on craint la réaction du grand public appréhendant l'anglais ? Mais en donnant le choix l'on peut contenter tout le monde ! La technique est là, toute prête installée, alors Messieurs les directeurs de chaînes, encore un fois: utilisez-là, cela ne vous coûtera pas un centime de plus, mais la clientèle VO vous en saura gré, tandis que la clientèle VF sera servi comme avant.
Un petit postscriptum: Et de grâce, ne faites pas comme la plupart du temps sur ARTE, où l'on a le choix pour un film Américain entre doublage en français ou doublage en allemand....