Sciences / Monde

Deux universités ouvrent des centres de recherche sur les hallucinogènes

Temps de lecture : 2 min

L'Imperial College London et l'Université Johns-Hopkins à Baltimore viennent d'inaugurer des établissements pour étudier l'utilisation des hallucinogènes en psychiatrie.

Champignon hallucinogène. | Hans Braxmeier via Pixabay
Champignon hallucinogène. | Hans Braxmeier via Pixabay

C'est une première dans le monde scientifique. Deux universités prestigieuses ont obtenu des millions de dollars en financement privé pour inaugurer des centres de recherche sur les drogues hallucinogènes. En avril dernier, l'Imperial College London a ouvert le premier établissement de ce type au monde (avec 3,5 millions de dollars de dons privés) et aux États-Unis, l'Université Johns-Hopkins vient d'inaugurer un centre similaire avec 17 millions de dollars de dons.

Le but sera d'étudier comment des substances telles que le LSD et la psilocybine, le composé présent dans les champignons hallucinogènes, peuvent aider à traiter des problèmes psychiatriques comme la dépression, l'anorexie et les troubles addictifs.

Depuis près de vingt ans, des scientifiques explorent le potentiel des hallucinogènes et autres drogues récréatives, comme la kétamine, pour traiter la dépression. Mais puisque ces drogues sont illégales et potentiellement dangereuses, la recherche dans ce domaine a été jusqu'ici plutôt limitée.

Expérience intense

Le directeur du nouveau centre de Johns-Hopkins, le neuroscientifique Roland Griffiths, explique que les dons privés permettront de financer des essais cliniques, ainsi qu'une dizaine de postes de recherche. Parmi les premiers essais, l'équipe du nouveau centre évaluera l'impact de la psilocybine sur l'anorexie mentale et la détresse psychologique, ainsi que sur les troubles de la cognition causés par la maladie d'Alzheimer. L'utilisation des hallucinogènes pour traiter la dépendance aux opiacés sera aussi étudiée.

La structure de ces essais cliniques est en général la suivante: la ou le patient·e vient à l'hôpital pour prendre un hallucinogène et est accompagné·e dans son trip par un·e psychologue, avant de revenir pour une deuxième session similaire.

L'intensité de cette expérience mène certaines personnes à transformer leurs habitudes et remettre en question leur identité d'une manière qui les aide à sortir de leur état dépressif.

Slate.fr

Newsletters

Le placenta ne protège pas le fœtus de la pollution

Le placenta ne protège pas le fœtus de la pollution

L'organe n'est pas la barrière infranchissable que l'on croyait.

Près de 92 % de la population étudiante est plus concentrée en lisant sur papier

Près de 92 % de la population étudiante est plus concentrée en lisant sur papier

Ce support est propice aux annotations.

«Je vais souvent voir son profil pour revoir son visage»

«Je vais souvent voir son profil pour revoir son visage»

[C'est compliqué] Cette semaine, Lucile conseille Nora, une jeune femme heureuse en ménage dont l'ex vient de se manifester via les réseaux sociaux.

Newsletters