Sciences

Trois semaines d'érection: le calvaire d'un Anglais priapique

Temps de lecture : 2 min

Une surmédication est à l'origine de cette situation qui aurait pu lui coûter la vie.

Banana | bixentro via Flickr CC License by
Banana | bixentro via Flickr CC License by

The Guardian a recueilli le témoignage de Danny Polaris, citoyen anglais qui vient de s'installer à Berlin. Polaris a vécu une mésaventure qu'il ne souhaite à personne: il est resté en érection pendant environ trois semaines, sans parvenir à trouver une solution.

Un vendredi soir, alors que son petit ami avait décidé de se coucher tôt, Danny Polaris but quelques verres de vin avec un copain, qui l'entraîna ensuite avec lui dans la file d'attente du Lab, un lieu berlinois réservé aux hommes. Avant de sortir de chez lui, Polaris avait décidé de gober un Viagra, parce qu'il avait prévu de ne pas rentrer seul et parce qu'il savait que l'alcool ne lui réussissait pas.

Ce soir-là, il ramena effectivement un homme chez lui. Celui-ci, infirmier de son état, lui proposa une injection destinée à booster son érection. Échaudé par une expérience peu convaincante menée quelques années plus tôt (l'érection avait duré trop longtemps, en plus d'être douloureuse), Polaris eut d'abord envie de refuser, mais la façon dont l'infirmier l'avait mis en confiance le poussa finalement à accepter. Dès le moment de l'injection, un sentiment d'inconfort s'empara de lui, comme si la pression était immédiatement montée.

Le lendemain matin, Polaris se réveilla en état d'érection, mais, ayant déjà été sujet au priapisme, il se dit qu'une poche de glace permettrait de résoudre le problème, comme cela avait pu être le cas par le passé. En retard pour la marche des fiertés berlinoise, il décidé d'enrouler le sac de glaçons autour de son pénis et de sauter dans un Uber. Il profita ensuite de la fête comme il se doit, sans trop s'inquiéter. À ce stade, d'autres se seraient déjà rués aux urgences les plus proches...

Le lendemain matin, toujours pas de changement, mais une douleur de plus en plus intense. Poche de glace, anti-douleurs, bain chaud: rien ne fonctionnait. Plus tard, Danny Polaris apprendrait par le personnel médical que ce genre de problème doit idéalement être traité entre deux et quatre heures après la prise de conscience. Son compteur personnel dépassait déjà la trentaine.

Risques de mort

Arrivé à l'hôpital dans l'après-midi, notre homme affirme avoir éprouvé des douleurs supérieures à tout ce qu'il pouvait imaginer. Différents traitements ont été testés sur lui, visant notamment à réduire la pression sanguine. Polaris raconte la peur de ne plus pouvoir utiliser son pénis et celle de perdre l'homme qu'il aime. En réalité, l'enjeu était encore plus important que cela: les caillots de sang formés au niveau du pénis risquaient à tout moment de se déplacer vers d'autres organes, ce qui aurait pu lui être fatal.

C'est un spécialiste de chirurgie reconstructrice urologique qui trouva finalement la solution, en reliant son pénis à une veine de sa jambe afin d'évacuer le sang indésirable. La procédure, connue sous le nom de technique de Grayhack, fut une réussite, mais Danny Polaris dut encore patienter avant que la douleur ne diminue et que son pénis ne commence à dégonfler.

Soutenu par son amoureux, Polaris eut la joie d'apprendre que ses proches avaient lancé une collecte destinée à financer l'opération de réparation de son pénis, endommagé par une telle épreuve. Reste que, trois semaines après l'injection qui a tout provoqué, son pénis n'était toujours pas au repos complet. Contraint de rester chez lui afin d'attendre que tout revienne complètement à la normale, Danny Polaris a perdu son emploi. Il affirme vouloir utiliser cette expérience de vie afin de rebondir: il souhaite à présent pratiquer et enseigner le Reiki. Et devrait en tout cas se tenir à distance des traitements destinés à renforcer l'érection.

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