Société

Il faut en finir avec le cliché de la «femme à chats»

Temps de lecture : 2 min

Aucune corrélation n'existerait entre la présence d'un félin dans votre maison et la dépression, la solitude ou l'anxiété.

Les scientifiques ont étudié les réponses de 500 propriétaires de chiens et de chats. | Daga_Roszkowska via Pixabay
Les scientifiques ont étudié les réponses de 500 propriétaires de chiens et de chats. | Daga_Roszkowska via Pixabay

Souvent plainte voir moquée, dans l'inconscient collectif la «femme à chat» possède une ou plusieurs bêtes. Elle est souvent vue comme une personne qui vit dans la solitude, qui souffre de dépression et d'angoisse quand on ne la considère pas comme une folle. Exactement comme le personnage des Simpson Eleanor Abernathy, plus couramment appelée la Folle aux chats.

Ces représentations composent un cliché bien ancré. Selon un sondage commandé par PetSmart, une entreprise américaine de produits et accessoires pour les animaux de compagnie, près de 50% des personnes interrogées croyaient à ce stéréotype.

Méga-surprise, selon une nouvelle étude publiée dans le Royal Society Open Science, l'équation vieille+fille+chat=personne folle est tout sauf fondée.

Aucune corrélation

«Nous n'avons trouvé aucune preuve à l'appui du stéréotype de la dame aux chats. Les propriétaires de félin ne souffraient pas plus que les autres de symptômes auto-déclarés de dépression et d'anxiété. On ne décèle pas de différence non plus concernant leurs expériences des relations intimes», peut-on lire dans les conclusions.

Les scientifiques ont étudié les réponses émotionnelles de 500 propriétaires de chats et de chiens. Ils ont également évalué leur niveau d'anxiété et de dépression.

Leur travail montre dans un premier temps que les personnes qui ont des animaux sont plus sensibles aux appels de ces derniers et semblent ressentir une certaine compassion lorsqu'ils ont l'air triste. Cela n'implique pas que ces propriétaires soient plus enclin·es à sombrer dans la dépression et encore moins que posséder un chat rime davantage avec fragilité psychologique que si l'on a un chien ou qu'on ne s'entoure d'aucun animal de compagnie.

Cette démarche rejoint les conclusions d'une étude menée en 2017 par une équipe de recherche de l'University College London qui établissait l'absence de corrélation entre la possession d'un chat et l'apparition ou l'existence de symptômes psychotiques.

Peu importe que vous ayez un chat, un chien, un panda, une girafe ou que nous ne vous entourez d'aucun animal du tout –évitez quand même d'adopter un panda ou une girafe si vous vivez en appartement.

Slate.fr

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