Société

Comment gérer son blues de retour de vacances

Temps de lecture : 2 min

Quelques conseils pour réussir une transition estivale tout en douceur.

Adieu la plage, le soleil et les vacances, on retourne à la maison. | Emerson Peters via Unsplash
Adieu la plage, le soleil et les vacances, on retourne à la maison. | Emerson Peters via Unsplash

«On a rangé les vacances... Dans des valises en carton...», chantonne Brigitte Bardot à nos oreilles quand on regarde les maisons jaunes et blanches s'éloigner. Adieu la plage, le soleil et les vacances! C'est le premier août et il y en a pour qui c'est déjà l'heure de rentrer.

Il faut s'y résoudre et balayer les grains de sable dans l'entrée qu'on a ramenés dans nos espadrilles. Mais attention, tout en douceur. Les vacances, ce n'est pas comme un pansement qu'il faut arracher le plus vite possible pour avoir moins mal. Se replonger dans la montagne de mails non lus, le stress et les deadlines ne fera que renforcer l'idée que les vacances sont terminées. À l'inverse, laisser traîner sa valise dans sa chambre et refuser de laver ce débardeur qui sent bon les embruns nous plongera dans les affres d’un insurmontable blues post-vacances.

Accompagner notre retour de vacances, c'est donc maîtriser l'art de la transition. «Smooth» comme on dit. Voilà quelques conseils pour ne pas combattre le blues de la fin de vacances, mais plutôt l'accompagner paisiblement dans notre retour à la vie normale. Ne le malmenons pas, après tout, il est tout ce qu'il nous reste quand le ciel a remis ses habits gris.

Un retour tout doux

Une transition réussie est une transition anticipée. Rentrer dans un chez-soi qui sent le renfermé, retrouver un frigo vide et le bazar de notre départ qu'on n'a pas pris le temps de ranger, voilà tous les ingrédients réunis pour un retour de vacances plus maussade qu'une pluie de novembre. Comment, alors, s'en vouloir de s’effondrer sur notre canapé à peine arrivés?

Pour la blogueuse spécialisée dans le voyage Margarita Ibbott, citée par le Washington Post, il faut préparer son départ comme on prépare son retour. Il suffit de gestes simples: acheter notre pesto rosso préféré pour un bon plat de pâtes salvateur en rentrant, faire quelques lessives avant de partir pour ne pas être débordé·e de linge en rentrant, aérer. «Donner aux yeux de l'espace pour se reposer».

Et puis vient le moment terrible du retour au travail. On la redoute cette petite pastille rouge qui nous indique que nous avons 243 e-mails non lus, dont 200 newsletters. Mais ne cédons pas à la panique. «Vous n'allez pas vous assoir à votre bureau et revivre d'un bloc les trois semaines écoulées», prévient Rachel Isip, coach en organisation personnelle et blogueuse.

Ainsi, plutôt que l'ouverture systématique et compulsive de tout ce qu'on a pu rater, dans un syndrôme de Fomo version professionnelle, privilégiez la «vue d'ensemble»: ce qui est urgent, les messages dans lesquels notre nom apparaît... Et surtout oublier les réunions stressantes, les dossiers pénibles encore quelques jours et, si possible, reprendre le travail «en milieu ou fin de semaine, un jour moins stressant que les autres».

Enfin pour une bonne transition, même si l'idée est tentante, on évite de déjà penser à nos prochaines vacances. Cela réduirait notre quotidien (qui constitue tout de même quelques 47 semaines sur 52) à un moment difficile à passer entre deux périodes de joie. À la place, on profite de notre temps libre pour repenser à celles qu'on vient de passer. Tout doux, on a dit.

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