Santé / Monde

Le changement climatique tue de façon plus insidieuse qu'on ne le croit

Temps de lecture : 2 min

Une revue de la littérature sur l'Australie et la région Pacifique lève le voile sur plusieurs phénomènes sanitaires alarmants.

Inondations causées par le cyclone Debbie, le 1er avril 2017 à North MacLean, près de Brisbane, en Australie. | Patrick Hamilton / AFP 
Inondations causées par le cyclone Debbie, le 1er avril 2017 à North MacLean, près de Brisbane, en Australie. | Patrick Hamilton / AFP 

En février 2018, un rapport de l'Organisation mondiale de la santé prévoyait qu'entre 2030 et 2050, le réchauffement de la planète serait responsable de 250.000 décès supplémentaires chaque année, dûs au stress thermique, à la malnutrition, au paludisme et à la diarrhée.

Une nouvelle étude démontre que nous n'aurons pas à attendre jusqu'en 2030. Le document «From Townsville to Tuvalu», publié par l'université Monash de Melbourne, passe en revue les travaux scientifiques présentés dans 120 articles de recherche afin de brosser un tableau complet des impacts sanitaires du changement climatique en Australie et dans la région Pacifique.

La conclusion est claire: «Il y a déjà, à n'en pas douter, des gens qui meurent à cause du réchauffement climatique», a affirmé au Guardian Misha Colerman, l'une des autrices du rapport.

Propagation des maladies

Au-delà des décès directement imputables aux phénomènes météorologiques tels que les ouragans, les inondations ou les incendies, l'étude met en avant des impacts moins soupçonnés et plus profonds du changement climatique.

«Pendant les incendies du Samedi noir [des feux de brousse dans l'État du Victoria, en février 2009], par exemple, des gens ont été directement tués par le feu, mais il y a également eu près de 400 décès dûs au stress thermique et aux coups de chaleur», illustre Misha Colerman.

Pendant une sécheresse en 2011 à Tuvalu, la diminution des réserves d'eau a parfois empêché la population de se laver, notamment les mains. Une épidémie de diarrhée s'est déclarée, qui a principalement touché les nourrissons âgés de 0 à 2 ans et a été fatale à plusieurs d'entre eux.

Pour l'Australie et la zone Pacifique, l'étude souligne les dangers liés à l'extension de l'habitat des moustiques ou des rats transportant des maladies et aux migrations des animaux qu'ils infectent. «Alors que les changements climatiques dégradent leur environnement [...], des animaux partent à la recherche d'herbe verte et d'eau douce», emmenant avec eux le chikungunya, le zika, le nipah ou la fièvre Q, déjà répandue autour de la ville de Townsville.

Les conséquences du changement climatique seront particulièrement dévastatrices pour le développement infantile. Des travaux scientifiques ont montré que les femmes enceintes victimes des inondations à Brisbane en 2011 avaient donné naissance à des enfants présentant à 2 ans une capacité cognitive inférieure à la moyenne. Les eaux contaminées dans lesquelles leurs mères se sont retrouvées seraient en cause.

«À quoi ressemblera le futur pour nos enfants? Ces phénomènes sont de plus en plus courants, de plus en plus fréquents et ils ne vont pas s'arrêter de l'être de sitôt», met en garde Misha Colerman.

Slate.fr

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