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Trump (encore) accusé de tenir des propos racistes

Temps de lecture : 2 min

Il a qualifié un district majoritairement afro-américain de «merdier dégoûtant infesté de rats et de nuisibles».

Elijah Cummings préside une audition sur la politique de séparation de familles migrantes le 18 juillet 2019 | Saul Loeb / AFP
Elijah Cummings préside une audition sur la politique de séparation de familles migrantes le 18 juillet 2019 | Saul Loeb / AFP

Ce samedi 27 juillet, Donald Trump a rédigé un nouveau thread Twitter pour attaquer un représentant démocrate afro-américain. Cette fois-ci, sa cible était Elijah Cummings, qui préside le comité de surveillance de la chambre des représentants.

Au cours de récentes auditions, Cummings s’est montré très critique envers les politiques menées par le gouvernement à la frontière mexicaine. En réponse, Trump a accusé le démocrate d’être «une brute» et de «hurler» contre les agent·es de la police des frontières.

Le président des États-Unis a assuré que les centres de détentions frontaliers sont «propres, efficaces et bien tenus» contrairement, selon lui, au district dont Elijah Cummings est le représentant.

Le district en question, situé dans l’état du Maryland, recouvre la moitié de Baltimore, une citée portuaire de plus de 600.000 habitant·es. Peuplé en majorité par une population afro-américaine, certains de ses quartiers sont très touchés par la pauvreté, Trump l’a décrit comme un «merdier dégoûtant infesté de rats et de nuisibles».

«Aucun être humain ne voudrait y vivre»

Ajoutant qu’«aucun être humain ne voudrait vivre là-bas», Trump a terminé son thread en insinuant que Cummings pourrait être corrompu et volerait de l’argent destiné à être investit dans le district.

Cette attaque envers un parlementaire noir fait suite à une série de tweets racistes postés il y a quelques semaines, invitant des représentantes démocrates racisées à «retourner dans leur pays». La chambre des représentants avait alors officiellement condamné ses propos.

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Ce n’est pas non plus la première fois que le président utilise ce genre de termes pour décrire des endroits dont la population est majoritairement racisée. Un journaliste de Vox s’est ainsi rendu compte que les six seules fois où Trump a tweeté le mot «infesté» désignait ce genre de lieux. On se souvient aussi des «shithole countries» désignant Haïti et des nations africaines.

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