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Cent dollars pour aller manifester, merci Uber

Temps de lecture : 2 min

En Californie, les personnes travaillant pour Uber et Lyft ont été payées pour aller protester contre une loi sur le salariat.

À New York des VTC manifestent pour une meilleure rémunération. | Johannes Eisele / AFP 
À New York des VTC manifestent pour une meilleure rémunération. | Johannes Eisele / AFP 

Le Sénat de l'État de Californie s'apprête à voter une loi qui redéfinira le statut de nombreuses personnes travaillant pour des entreprises comme Lyft ou Uber. Si cette nouvelle loi passe, les deux sociétés devront requalifier des dizaines de milliers de leurs employé·es –actuellement considéré·es comme indépendant·es– en tant que salarié·es.

Ces entreprises seront ainsi dans l'obligation de leur accorder des protections comme l'assurance-chômage, le respect du salaire minimum horaire, des subventions pour l'assurance-santé ou encore des congés maladie.

Uber et Lyft, les géants du VTC, sont déterminés à faire échouer cette loi, qui a pourtant de fortes chances de passer. Ils sont donc allés jusqu'à proposer des rémunérations pour encourager celles et ceux qui travaillent pour eux à aller manifester contre.

Rétributions et remerciements

Selon le Los Angeles Times, un groupe de lobbying regroupant plusieurs entreprises a envoyé un mail expliquant que les personnes qui avaient participé à la manifestation devant le Parlement de Californie à Sacramento recevraient des dédommagements financiers.

Après les manifestations, un message de remerciement a été envoyé: «Votre voix a eu un impact et la législature a bien entendu que vous vouliez garder votre flexibilité et le contrôle de votre travail! Attendez-vous à recevoir un crédit dans les cinq prochains jours pour vos déplacements, le parking et votre temps.»

Auparavant, Uber avait déjà envoyé à ses employé·es des pétitions pro-flexibilité, donc contre la nouvelle loi, via l'application de l'entreprise elle-même. De leur côté, des syndicats ont tenté de mobiliser les conducteurs et conductrices pour manifester leur soutien à la loi. En tant qu'autoentrepreneurs, leur statut actuel ne leur procure pas le droit de se syndiquer ou de négocier leurs contrats.

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Un groupe a déjà fait un procès à Uber visant cette absence de statut de salarié·es et obtenu des dédommagements financiers.

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