Copé: Faire converger les politiques industrielles en France et en Allemagne
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Pour l'instant, malgré la monnaie unique, nos politiques économiques ont trop divergé. La France a surtout misé sur le moteur de la demande, stimulant les exportations de son premier partenaire commercial, l'Allemagne, tandis qu'outre-Rhin, on faisait le choix inverse en jouant la carte de la désinflation compétitive. Depuis le début des années 2000, cela a permis aux Allemands de renforcer l'emploi industriel et de gagner des parts de marchéen 2002, l'Allemagne a dépassé la France en parts de marché mondiales. Cette politique s'est notamment faite au détriment du pouvoir d'achat des Allemands et donc la consommation intérieure, ce qui a bien entendu pesé sur nos exportations vers l'Allemagne.
Dans le domaine de l'industrie, deux phénomènes particulièrement marquants montrent un décrochage de notre pays face à l'Allemagne:
• Premièrement, en proportion, l'emploi industriel allemand a dépassé l'emploi industriel français en 2005, alors qu'il lui était bien inférieur dans les années 1990;
• Deuxièmement, depuis 2001, le solde commercial français est devenu largement négatif alors que celui de l'Allemagne est en pleine expansion: en 2007, le solde commercial en points de PIB était ainsi de -2% pour la France et de près de +8% pour l'Allemagne. De même, la part des exportations françaises sur les exportations allemandes a chuté de près de 20 points entre 1999 et 2008, passant de 56% à 37%.
Il ne s'agit pas d'idéaliser notre voisin et de sombrer dans l'autodénigrement. La France a des atouts que les Allemands nous envient. Par exemple, nos grandes entreprises se classent mieux que les allemandes: en 2008, 31 entreprises françaises faisaient partie du top 500 des entreprises mondiales (pour une capitalisation totale de 1.735 milliards de dollars), contre 22 entreprises allemandes (1.200 milliards de dollars). Dans un autre domaine, la démographie, l'Allemagne s'intéresse à nos politiques: notre natalité est un moteur de croissance et une contribution pour répondre aux défis du vieillissement. Outre-Rhin, où le renouvellement de la population ne semble plus assuré, c'est un vrai sujet de préoccupation qui pèse sur l'avenir du pays.
Il n'y a pas de modèle parfait mais, des deux côtés du Rhin, nous avons tout intérêt à comparer nos approches, pour nous inspirer des meilleures pratiques qui existent chez l'autre et faire converger nos choix économiques. En poursuivant la réflexion sur les délocalisations, ouverte dans une récente chronique qui a suscité beaucoup de vos réactions, je souhaite que nous observions quelques raisons qui expliquent les gains de compétitivité de l'Allemagne, dans l'industrie.
1/ En gelant les salaires, en augmentant la durée du travail et en transférant une partie des charges sociales du travail vers la consommation, l'Allemagne a réussi à maîtriser le coût du travail, le faisant revenir à peu près au niveau français, alors que dans le même temps, nous avons dû assimiler le choc des 35 heures. Or, à coût du travail égal, l'Allemagne s'en sort mieux que nous...
2/ Le capitalisme allemand est traditionnellement construit sur le «Mittelstand», un réseau de grosses PME locales, ultracompétitives car innovantes et soutenues depuis toujours par les banques des Lander qui les financent massivement. Ce sont ces entreprises qui créent de la croissance et des emplois et assurent aujourd'hui le dynamisme de l'industrie allemande. En France, il nous manque un tel tissu entrepreunarial. Il y a dans notre pays 30.000 PME entre 50 et 999 employés contre 65.000 en Allemagne. Seules 5.000 entreprises françaises ont plus de 250 salariés. Outre-Rhin, c'est le double. Pourquoi un tel décalage?
Tout d'abord parce que le modèle français s'est traditionnellement construit sur la prégnance de l'Etat et des grandes entreprises publiques et privées. Ensuite, parce que nos banques rechignent souvent à prendre des risques en investissant dans des structures de taille moyenne, moins solides que les géants du CAC 40, tandis que nos dirigeants de PME n'ont pas l'habitude d'ouvrir leur capital pour renforcer leur croissance. Enfin, en France, les formations sont souvent éloignées de la réalité des PME. Nos étudiants rêvent soit de devenir fonctionnaire, soit de décrocher un poste de cadre dans une grande entreprise. La PME apparaît moins prestigieuse et plus risquée... En Allemagne, la grande majorité des jeunes s'orientera au contraire naturellement vers une de ces PME du Mittelstand. D'autant plus que le réseau de «Fachhochschulen», ces établissements d'enseignement supérieur proposant des cursus professionnalisés de niveau Bac+4, sont en contact étroit avec les PME. Les Fachhochschulen constituent une structure intermédiaire entre la formation universitaire et la formation en alternance. Elles font partie de l'enseignement supérieur mais, à la différence des IUT en France, elles n'exigent pas l'obtention du baccalauréat (Abitur), et valident les qualifications professionnelles. Grâce aux Fachhochschulen, l'enseignement supérieur n'est plus limité à la théorie, mais s'étend à la transmission de connaissances appliquées essentielles dans une PME.
3/ L'Allemagne a développé une véritable culture de l'export qui existe peu en France. Notre pays compte aujourd'hui près de 100.000 entreprises exportatrices, soit trois fois moins qu'en Allemagne, et 10.000 de moins depuis le début des années 2000. Les PME françaises ainsi sont les moins exportatrices d'Europe (16% de leur chiffre d'affaires, contre 22% en moyenne en Europe).
Ceci est dû au positionnement de l'Allemagne qui est présente sur des marchés moins concurrentiels, notamment celui des machines outils, qui s'exportent très bien dans les pays émergents. La forte crédibilité du «made in Germany», qui rime universellement avec durabilité et sécurité est également un atout de poids. Le «made in France» n'a pas une réputation comparable, hormis dans les secteurs où la «french touch» est reconnue, notamment le luxe. Surtout, les Allemands ont une ouverture plus grande sur l'extérieur, notamment l'Europe de l'Est, la Russie, mais aussi l'Asie. La maîtrise de l'anglais est un élément déterminant. Cela peut relever du détail mais en réalité, c'est un frein pour beaucoup d'entrepreneurs français qui ne se sentent pas à l'aise pour échanger dans la langue du commerce international.
En réduisant la demande intérieure, la politique de l'offre menée en Allemagne a aussi forcé les entreprises locales à exporter davantage pour compenser la faiblesse de la demande intérieure. En France, où la consommation est le premier moteur de la croissance, les entreprises ne voient pas toujours la nécessité d'exporter pour survivre et craignent que le gain d'une exposition à l'international soit plus faible que les efforts consentis pour gagner des parts de marché. Enfin, l'Allemagne a su s'appuyer sur la «profondeur stratégique» que lui ouvrent les pays de l'Est pour y délocaliser certaines de ses productions à moindre valeur ajoutée et ainsi réduire ses coûts de production finale.
4/ Enfin, il faut noter que les pouvoirs publics allemands jouent un rôle clé dans l'incitation à l'investissement, notamment à travers la politique fiscale. Par exemple, les entrepreneurs ont plus de liberté pour choisir le rythme d'étalement d'amortissement de leurs actifs. Cela les motive à investir fortement dès qu'ils dégagent des profits, de manière à limiter leur taux d'imposition, plutôt qu'à se servir des dividendes. De même, dans l'année qui suit la réalisation d'un investissement important, les dispositifs fiscaux permettent un remboursement de près de 25% des montants investis. Un dirigeant d'entreprise rencontré dans les Vosges cette semaine, et dont la PME est présente à la fois en Lorraine et dans le Land du Brandebourg, m'a ainsi confirmé qu'il était plus incitatif pour son industrie d'investir outre-Rhin.
Je ne défends pas une politique de copié-collé du «modèle allemand» qui a aussi ses limites, mais j'ai l'intuition que nous pouvons tirer parti de quelques «bonnes pratiques» allemandes pour transformer notre tissu industriel, redevenir un leader de l'export et sortir renforcé de la crise. Il n'est pas sain que la France et l'Allemagne choisissent des chemins de croissance trop différents alors que nous avons en commun une monnaie, tant d'intérêts et tant de projets. Ne perdons pas notre temps et notre énergie à nous prendre des parts de marchés les uns les autres au niveau européen. Si nous voulons peser dans la mondialisation, faisons converger nos grandes orientations économiques pour aller chercher ensemble la croissance face aux concurrents des autres régions du monde!
Jean-François Copé
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Photo de une: Le 4 février 2010 à l'Elysée. REUTERS/Philippe Wojazer
Mis à jour le 03/03/2010 à 18h17










































M. Copé, tout ce que vous dites sur les différences entre la France et l'Allemagne est parfaitement analysé et juste, mais ce que l'on attend d'un homme politique, c'est que sa force de proposition soit aussi brillante et performante que ses analyses!
Qu'avez-vous proposé pour changer la formation et l'enseignement professionnels français?
Qu'avez-vous proposé pour favoriser l'investissement industriel?
Le bouclier fiscal que vous avez voté apporte-t-il beaucoup à l'industrie et au commerce extérieur français?
Vous ne parlez pas de R&D ni d'innovation dans les PME, ingrédients essentiels au XXIème siècle, et vous acceptez que le Crédit-Impôt-Recherche soit escamoté par les grands groupes industriels et financiers; est-ce normal?
Nous attendons d'un homme politique plein d'ambitions majeures, qu'il propose des mesures également majeures pour réformer notre pays, pas qu'il nous dise: l'Allemagne fait mieux que nous, on devrait s'inspirer de ses politiques!
Une belle analyse des points forts de l'économie allemande, tout ancien élève de l'ENA (une institution que je n'ai jamais entendu les Allemands nous envier) doit être capable de l'écrire, un projet stratégique destiné à gommer nos faiblesses sur le plan économique est plus difficile, mais c'est ce que nous attendons de vous!
M. Coppé fait des constats sur le niveau industriel de l'Allemagne et ce qui l'explique, soit, mais je ne lis pas l'ombre d'une proposition dans ce qui suit pour faire converger les politiques industrielles. Il rêve aux grosses PME mais leur existence ne se décrète pas. Nombre de grosses PME Allemandes ont plus d 100 ans d'existence et...occupent déjà leurs marchés. Et en quoi les Allemands auraient intérêt à nous aider alors qu'ils sont les premiers bénéficiaires des faiblesses de notre industrie ? Cela fait plus de 10 ans qu'on nous parle de TVA sociale, pendant ce temps les Allemands l'ont faite et pendant tout ce temps M. Coppé a été au pouvoir ! Pendant que les Allemands se sont adaptés, nous avons regardé nos politiques consanguins nous promettre la rupture, nous faire de grands discours pour finalement, des résultats riquiqui quand ils ne sont pas négatifs. Cela fait au moins 6 mois M. Coppé, que vous nous amusez avec une loi sur le port du voile, sans résultat. J'ai bien peur que vous soyez condamné à continuer à seulement parler.
J'aimerai intervenir sur certains points.
Votre constat des résultats entre l'Allemagne et la France n’est pas surprenant.
L'histoire politique entre nos 2 pays de 1998 à 2003 est assez édifiant. La fable de La Fontaine "la cigale et la fourmi" résume cela bien mieux que tout analyse politique.
1/ Ce point est impossible à mettre en place en France. Environ 1% des salariés sont capables de bloquer le pays. Cette chose n'est pas possible en Allemagne, et de toute manière ce n'est pas dans leur 'nature'. Quand eux pense à l'avenir de leur entreprise, nous on pense à savoir combien on va pouvoir la faire payer au maximum. "L'année prochaine ? : C'est quoi ?".
Bref, notre mentalité ne permettra pas de mettre en place ce genre de chose. Il vaut donc mieux éviter même d'y songer.
2/ le système de PME Allemand est leur force. C'est indéniable. La question est pourquoi en France, on pèche dans ce système ?
Tout d'abord, les grosses entreprises Françaises trustent tous les marchés, et même si un nouveau marché se crée, une de ces grosses entreprises se lancera dedans coupant toute velléité à une PME de ce marché. Noter atout est donc un réel problème.
Je prendrai l'exemple bête de la téléphonie. France Telecom, sur son secteur perd son monopole. Bouygues (construction à la base) se lance dans le marché. Les quelques rares petites qui se sont lancées ont subit des prix de ces grands groupes qui peuvent se permettre de perdre de l'argent (l'état les aidera à ne pas tomber) pour finalement disparaitre. Puis les prix se sont envolés...
La formation est un problème majeur ! Quelle école forme un étudiant sur la création d'une PME ? Les problèmes juridiques, les problèmes administratif, les normes, les recrutements, réduction fiscal, report fiscal etc... Tout cela ne s'apprend pas. (Et encore, je ne parle pas de la compta, mais quand on se lance, on n'a pas 5000€ à lâcher à un cabinet comptable)
Bref, si la personne veut se lancer, elle va commencer par chercher quel statut elle va donner à sa boite : le parcours du combattant. Vous n'êtes pas sans savoir par exemple que certains statuts pour les commerçants leur permettent de ne pas mettre en gage leur bien personnel. Donc, les annonces actuelles sur ce sujet servent un peu à rien. Je m'étonne que l'opposition n'ai rien dit, mais peut être trop occupé pour le grand chelem... (Vive le rugby, allez les bleus ! ^^)
Au final, on ne sait pas quelle sont les obligations à 10 salariés, 20 salariés, 50 salariés, 300 Etc... Mais quand vous êtes obligé de proposé des RTT aux salariés, je peux vous garantir que vous réfléchissez à 2 fois avant de recruter un 20ième salariés. (Je ne parle même pas du 50... ou le CE et les syndicats font leur entrés).
Vous recrutez 1 personne pour répondre à un client, vous augmentez vos charges de 40 000€, mais vous devez en plus recruter 1 personne en plus encore (10 RTT à 20 salariés, ca fait quasiment 1 poste plein temps). --> C'est donc totalement inintéressant et hyper risqué, (imaginons que le client parte dans 6 mois...), donc, on s'arrange pour que le client aille voir ailleurs.
Bref... ces petites choses qui mettent votre boite en péril, vous les évitez, et ainsi vous ne cherchez pas à développer votre entreprise comme vous auriez pu le faire.
3/ "En réduisant la demande intérieure, la politique de l'offre menée en Allemagne a aussi forcé les entreprises locales à exporter davantage"
C'est vrai uniquement pour celles qui exportaient déjà. Les autres ? Elles ont du disparaitre.
Sinon, c'est vrai qu'on n'exporte pas. Mais bon, cherchez vous même à exporter... passez par la Coface... et revenez nous faire un article avec les conclusions de ce qu'il manque pour que les entreprises françaises exportent. (Orientation: simplicité?)
4/ Je ne connais pas ce point. Mais je sais que les entreprises françaises mettent beaucoup moins que les autres en R&D... Peut être que si les petites pouvaient grandir à la hauteur des grandes en innovant, ca aiderai. Certainement d'intéressante perspective pour un homme politique sur ce point.
retenons la petite ouverture selon laquelle la "désinflation compétitive" ne serait
pas forcément calamiteuse, au moins outre-Rhin. La pensée économique unique,
jusque dans les institutions monétaires internationales, semble-t-il, et de droite
à gauche, enfin pas la gauche plus sociale que sociale-démocrate, ne jure pourtant
que par la faiblesse de la monnaie (corollaire d'exportation, paraît-il) et l'inflation
(moyen juste, s'il en est, d'éponger déficits et dettes structurels).
Retenons aussi la vision lucide (extra) de la différence entre les tissus industriels allemands et français. Les politiques industrielles qui en découlent, différentes
elles aussi, ne sont donc pas entièrement fortuites. Peut-être encore, que les chemins
de croissance choisis par les deux pays, si tant est qu'il y ait là place à beaucoup
de déterminisme (n'en déplaise au deuxième étage de la commission de Jacques Attali
pour la libération de la dite croissance), gagneraient à être moins différents ?
C'est surtout l'Europe qui gagnerait à être un peu plus, politique, intégrée,
coordonnée, sur tous les plans et tout et tout, au lieu de n'être
qu'une grande foire (marché) internationale.
Pour le coup, le chemin choisi ressemble à une impasse.
En l'état donc (qui n'en est pas un, d'Etat, s'il s'agit de l'Europe), serait-il si sain
que l'Allemagne et la France choisissent des chemins de croissance trop semblables ?
Ne seraient-elles pas alors en situations encore plus concurrentielles ?
Compétitivaguement.
Votre édito est intéressant mais très superficiel, car il vous manque ce qui est le plus important une véritable immersion dans le monde industriel, il est aussi navrant de voir des ministres se targuer de connaître l’Entreprise après un passage éclair dans des fonctions non opérationnelles type communication ou DRH à mi-temps.
Vous êtes le bon politique de base qui rêve de cette JV franco-allemande que nos amis de Berlin ne souhaitent pas.
Vous mettez en avant les + de l’industrie allemande mais vous n’avez aucune critique sur les mauvaises stratégies du patronat français, d’un état qui a toujours voulu tout diriger aujourd’hui plus que jamais, avec un ministre de l’industrie !!!! et que dire du poste ronflant de ministre de la relance, des partenaires sociaux incapables de parler de stratégie et d’économie( Total, Sanofi, FT, banques….) de cette malédiction politique de voir la France que par le bulletin de vote.
D’avoir plus de vision de symbole que de stratégie industrielle.
Que dire de nos « grands exportateurs » dont le principal marché était l’Afrique alors qu’il fallait dans les années 70/80 s’implanter fortement au Moyen Orient et en Asie.
L’Afrique seulement francophone d’ailleurs à partir de financement français. Des financements sortis de la zone française qui parfois partait chez nos voisins anglais par exemple au Nigéria ou ses financements français en Asie sur 20 ans dont les 5 premières années étaient épongées et pour le solde à 3,5% pendant la grande période inflationniste des années 80 un vrai cadeau payé par le contribuable et que dire de l’Irak.
A qui la faute aux politiques et aux industriels
De positionner dans les ambassades des « conseillers commerciaux » plus intéressés par les soirées mondaines avec Madame ou la progression du revers au tennis que des PME qui venaient demander des introductions. Je me souviens en Libye de l’attaché qui avait face à un dirigeant de PME , répondu « mais Monsieur croyez vous que nous sommes là pour vous faire faire le tour des ministères » A contrario plus servile me concernant car je représentais la grande multinationale on sait jamais ce que peut écrire son représentant alors il vaut mieux cirer les pompes.
J’ai eu la chance, pendant 17 ans de travailler à l’exportation principalement en Europe, Asie, Moyen-orient, Afrique. Cette période m’a permis de voir le meilleur et le pire de notre industrie face à la concurrence. Le pire devenir N°1 dans un pays mais incapable de tenir le marché conséquence quelques années plus tard fermer les bureaux.
Voir les politiques venir faire leur grand discours dans les ambassades mais tellement loin de la réalité du monde féroce de la concurrence, sauf M Barre
Croyez vous que nos amis d’outre Rhin, après exemple : la « magouille » de M. Forgeat pour prendre les cdes de EADS et vouloir garder également les cdes d’Airbus, cinéma qui a duré des mois, l’affaire Siemens/Areva et autres frictions, souhaitent s’allier avec un boulet non très peu pour l’Allemagne. Le comique français la proposition du ministre !!!!!! commun REFUSE par la chancelière
Non il ne serait pas honnête de vouloir embarquer nos amis dans notre délire politique et puis M. Copé vous oubliez que nos voisins ont inscrit dans leur constitution DEFICIT ZERO, et oui ils ont du courage, mais il vrai leur formation est plus pratique que théorique
Regardons notre classe politique lors de cette campagne des régionales, une HONTE.
Alors montrons à nos amis notre capacité à évoluer vers une seule ambition conquérir des marchés avec TOUS LES ACTEURS ECONOMIQUES, le rôle des politiques la gestion du pays, afin de laisser les marges de manœuvre nécessaires à notre industrie
Je note que vous avez la sagesse et le bon sens de vous tenir à l’écart de la kermesse des régionales, Bonne soirée
M. Copé, le discours de M. Sarkozy à Marignane correspond-il à vos voeux? pas aux miens!
Une série de mesures assez "exceptionnelles" comme:
-une conférence nationale de l'industrie
-un pacte pour une Europe industrielle
-une semaine de l'industrie
-un comité "stratégies filières"
-un médiateur de la sous-traitance
et une réorientation de l'épargne vers le financement de l'industrie!
Un esprit mal intentionné rajouterait un couple de ratons laveurs ..industriels, bien sûr!
A propos de l'épargne et de l'investissement, quand on voit que nombre de nos start-ups high-tech sont finalement rachetées par des groupes souvent US, on peut se demander si créer le FSI (Fonds stratégique d'investissement doté de 20 milliards d'euros) pour prendre des participations dans Vallourec, Gemalto, Limagrain ou Gruau, a véritablement un sens stratégique ou si c'est seulement un gadget pour amuser la galerie et faire ce que pourrait faire la Caisse des Dépôts, qui est déjà chez Vallourec et Gemalto!!
""""" 1er : Ile-de-France, 84,2 fonctionnaires pour 1 000 habitants Avec sa forte densité et la présence des administrations centrales, l'Ile-de-France est sans surprise la région qui détient le plus fort taux d'administration. Elle est numéro 1 en termes d'effectifs pour les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière).
A noter que, parmi les trois seules régions à avoir perdu des équivalents temps plein entre 2008 et 2009 dans la fonction publique hospitalière, elle est celle qui en a perdu le plus (-789 ETP). 1 030 629 équivalents temps plein en 2009 En hausse de 4,5% sur un an, dont : Fonction publique d'Etat : 508 466 (+6,6%) Territoriale : 354 741 (+3,8%) Hospitalière : 167 423 (-0,5%)
6e : Paca, 71,5 fonctionnaires pour 1 000 habitants
Malgré le 2e plus faible taux d'administration hospitalière, la région Paca se hisse à la 6e place de ce classement. 6e, c'est également la position qu'elle occupe si l'on ne prend en compte que la fonction publique d'Etat (4e place pour la territoriale). A noter que la région Provence-Alpes-Côte d'Azur signe la plus forte progression du nombre d'équivalents temps plein dans la fonction publique d'Etat entre 2008 et 2009 : + 38 000 (3e hausse en pourcentage, avec +26,1%).
395 053 équivalents temps plein en 2009 En hausse de 12,1% sur un an, dont : Fonction publique d'Etat : 183 653 (+26,1%) Territoriale : 149 240 (+3,1%) Hospitalière : 62 159 (+0,4%) """""""" ( source http://www.journaldunet.com/economie/magazine/la-fonction-publique-en-region/?f_id_newsletter=3660&utm_source=benchmail&utm_medium=ML158&utm_campaign=E10181036&f_u=18137782 )
C'est démentiel: jamais nous n'allons nous en sortir ! Comment voulez vous affirmer que nous allons nous remettre au travail alors que nous gaspillons nos dernières ressources ? demandez vous pourquoi il n'y a pas d'ingénieurs, de docteurs es-sciences, de patrons de PME-PMI-TPE dans les "hautes sphères" alors qu'elles abondent de médecins, enseignants, avocats et autres "zenarques" ?