Économie

La crise est plus grave que vous ne le croyez

Temps de lecture : 2 min

«Il y a feu en la demeure!» Ce sont les mots du blogueur Paul Jorion dans son billet du 25 février dernier.

Pour le célèbre blogueur, anthropologue et sociologue, ce qui est important aujourd'hui n'est plus de sauver la Grèce (d'ailleurs le peut-on?), mais plutôt d'anticiper. La Grèce, c'est l'arbre qui cache la forêt. L'avenir, c'est la faillite prochaine du Portugal, de l'Espagne, de l'Irlande et enfin du Royaume-Uni.

Ses mots ont une résonance particulière. On se souvient de lui comme l'un des premiers, avec son livre «la crise du capitalisme américain» en 2007, à crier au feu quand la maison financière brûlait et que tout le monde regardait ailleurs.

Intervenu dans un débat sur France 24 le 3 février, il dénonce les «petits jeux» que jouent les marchés financiers contre les Etats. Avant de conclure que les Etats-Unis d'ailleurs ne sont pas à l'abri de replonger. «Si les choses vont mal en Californie, les choses vont mal n'importe où aux Etats-Unis.»

Pour preuve, dans son billet publié le 1er mars, il annonce qu'après l'immobilier résidentiel (les subprimes ont tout déclenché), c'est maintenant l'immobilier commercial qui entre dans le rouge.

Image de une: Reuters/ John Kolesidis.

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