Santé

Trop d'hygiène ne nuit pas à la santé

Temps de lecture : 2 min

La nécessité d'exposer les enfants aux microbes serait un mythe dangereux.

Un rapport pointe la nécessité d'avoir une bonne hygiène pour stopper la propagation des infections. | Jelleke Vanooteghem / Unsplash
Un rapport pointe la nécessité d'avoir une bonne hygiène pour stopper la propagation des infections. | Jelleke Vanooteghem / Unsplash

Si l'on vous a toujours dit que trop de propreté serait néfaste pour la santé, sachez que ce n'est sans doute pas vrai. C'est en tout cas ce qu'affirme un nouveau rapport britannique de la Société royale de santé publique (RSPH).

L'organisation caritative a déclaré qu'une hypothèse sur l'hygiène ancrée dans l'imaginaire collectif selon laquelle des allergies seraient la conséquence d'une trop grande propreté a été mal interprétée. «Le moment est venu de régler cette question», affirme Sally Bloomfield, professeure à la London School of Hygiene et autrice principale du rapport.

Si jouer en extérieur au contact de la terre serait certainement bénéfique pour les enfants car ils se retrouvent exposés à des bactéries qui jouent un rôle pour leur santé, il est toutefois essentiel qu'ils se lavent les mains avant les repas et après être allés aux toilettes, souligne le rapport.

Miser sur une hygiène ciblée

Dans un contexte où la résistance aux antibiotiques devient de plus en plus forte, le rapport indique qu'il est impératif de stopper les infections. Une personne sur quatre contracte chaque année une maladie intestinale infectieuse et outre-Manche une personne sur vingt attrape le norovirus, précise le document.

La Société royale de santé publique préconise une hygiène ciblée. Elle précise par exemple que laver le sol n'a pas tant d'importance que ça, tout comme passer du temps à récurer l'intérieur de la cuvette des toilettes. En revanche, elle souligne la nécessité de nettoyer les surfaces de préparation des aliments et de laver les torchons.

Si certains espaces ne demande pas un entretien permanent, la RSPH insiste cependant sur le lavage des mains, essentiel pour briser la chaîne de transmission des agents pathogènes dangereux. «Les maladies gastro-intestinales restent à des niveaux inacceptables. C'est la même chose avec les maladies respiratoires. Nous sommes toujours face à risque d'une pandémie de grippe», s'inquiète Sally Bloomfield.

Afin d'éviter que des messages déroutants ou contre-productifs sur l'hygiène soient propagés, l'organisation caritative britannique pointe la nécessité d'éduquer dès le plus jeune âge aux bonnes pratiques et à la manière dont se développe une infection.

Slate.fr

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