Monde

En Alabama, une méga-église conservatrice autorisée à embaucher ses propres forces de police

Temps de lecture : 2 min

En 2017, cette demande avait été jugée inconstitutionnelle.

Le campus principal de la congrégation presbytérienne de Briarwood, à Birmingham, en Alabama | Capture d'écran Google Maps 2019
Le campus principal de la congrégation presbytérienne de Briarwood, à Birmingham, en Alabama | Capture d'écran Google Maps 2019

Dans la banlieue de Birmingham, en Alabama, la congrégation de la méga-église presbytérienne de Briarwood rassemble plus de 4.000 fidèles. Disposant de deux campus dans des comtés voisins et réunissant près de 2.000 étudiants, elle peut se targuer d’être l’une des églises non-catholique les plus influentes des États-Unis.

Il y a quatre ans, elle avait demandé à pouvoir créer son propre organisme chargé d’appliquer la loi afin de couvrir ses campus et ses séminaires. La demande avait été rejetée en 2017, en raison du manquement à l’Establishment Clause prévue par le premier amendement de la Constitution que cela aurait suscité, en accordant un pouvoir gouvernemental à une institution religieuse.

Une mesure inconstitutionnelle

Le gouverneur de l’Alabama, Kay Ivey, a pourtant signé ce mercredi 19 juin une mesure accordant à Briarwood de disposer de ses propres forces de police, qui devrait entrer en vigueur à l’automne.

Les responsables de la congrégation avancent avoir besoin de cette mesure pour protéger leurs fidèles au regard des dernières attaques armées qui ont eu lieu aux États-Unis dans des écoles et des églises. Leur église dispose pourtant déjà d’une sécurité privée: lui concéder l’autorité de l’État, en rendant ses officiers responsables aux seuls yeux de la congrégation, pourrait mener à de graves abus, en plus d’être inconstitutionnel, s’alarment les opposants à la loi.

Le directeur exécutif de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), Randall Marshall, a ainsi déclaré à l’Associated Press qu’il s’attendait à ce que la loi soit contestée au tribunal.

Inscrivez-vous à la newsletter de SlateInscrivez-vous à la newsletter de Slate

Les critiques sont également nourries par l’histoire de la congrégation, qui témoigne d’un passif raciste et homophobe. Son pasteur Harry Reeder a notamment suscité la controverse par un soutien répété au drapeau confédéré.

Newsletters

Une semaine dans le monde en 7 photos, du 22 au 28 janvier 2022

Une semaine dans le monde en 7 photos, du 22 au 28 janvier 2022

Marée noire au Pérou, menace d'attaque russe en Ukraine et coup d'État au Mali... La semaine du 22 au 28 janvier en images.

La semaine imaginaire de Boris Johnson

La semaine imaginaire de Boris Johnson

Je suis au regret de vous annoncer que quelqu'un a shité dans le ventilo. Je veux dire par là que le monde entier est au courant de nos soirées et qu'en plus, les poulets vont mener l'enquête pour en savoir plus.

Le Français Benjamin Brière, nouvelle victime de la diplomatie des otages de l'Iran

Le Français Benjamin Brière, nouvelle victime de la diplomatie des otages de l'Iran

Accusé d'espionnage et de propagande, le touriste a été condamné à huit ans et huit mois de prison après un an et demi passé dans les geôles iraniennes. En pleines négociations sur le nucléaire, l'Iran accentue sa pression sur les pays occidentaux.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio