Santé / Société

Travailler un seul jour par semaine diminuerait le risque de problèmes de santé mentale

Temps de lecture : 2 min

Une limite de huit heures de travail hebdomadaire serait requise pour jouir d'un bien-être psychique.

L'essor des nouvelles technologies pourrait remettre à plat les normes qui régissent la durée du travail. | Helloquence via Unsplash
L'essor des nouvelles technologies pourrait remettre à plat les normes qui régissent la durée du travail. | Helloquence via Unsplash

Votre employeur n'accédera sûrement pas à une telle requête, mais une seule journée de travail par semaine représenterait la durée à ne pas excéder pour disposer d'une bonne santé mentale. C'est en tout cas ce qu'affirme une nouvelle étude publiée le 18 juin 2019 dans la revue Social Science & Medicine.

Des sociologues des universités de Cambridge et Salford ont analysé les données d'une enquête conduite auprès de plus de 70.000 habitant·es du Royaume-Uni entre 2009 et 2018 pour évaluer le lien entre les changements d'horaires de travail, la santé mentale et la satisfaction de vivre.

Les résultats de leurs travaux indiquent que les personnes anciennement au chômage ou les parents au foyer ayant repris une activité professionnelle de huit heures ou moins par semaine ont vu leur risque de développer des problèmes de santé mentale diminuer de 30%.

Week-ends de cinq jours

Les scientifiques soulignent que le numérique est en train de bouleverser notre rapport au travail: l'automatisation de certaines tâches pourrait notamment entraîner une réduction du temps passé à travailler.

«Au cours des prochaines décennies, nous pourrions voir l'intelligence artificielle, la big data et la robotique remplacer une grande partie du travail rémunéré effectué par les humains. S'il n'y en a plus assez pour toutes les personnes qui veulent travailler à temps plein, nous devrons repenser les normes actuelles», prévient Daiga Kamerade, coautrice de l'étude.

Selon la chercheuse à l'université de Salford, une redistribution du temps de travail sera sans doute nécessaire, quitte à ce que tout le monde passe beaucoup moins de temps au bureau.

Les sociologues britanniques ont même suggéré plusieurs options en vue de ce scénario: être en week-end cinq jours sur sept, travailler deux heures par jour ou augmenter drastiquement la durée des congés annuels, de quelques semaines à plusieurs mois.

Un groupe de réflexion nommé Autonomy s'est lui aussi penché sur l'hypothèse d'une réduction du temps de travail, cette fois pour lutter contre le réchauffement climatique. Ses recherches, publiées en avril 2019, plaidaient en faveur d'une semaine de neuf heures afin de réduire les émissions de dioxyde de carbone.

Slate.fr

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