Santé / Tech & internet

Le sexting favorise les comportements à risque chez les ados

Temps de lecture : 2 min

Envoyer des messages et des photos sexuellement explicites affecterait également la santé mentale des jeunes.

Les ados adeptes du sexting seraient notamment plus susceptibles de souffrir d'anxiété ou de dépression. | Freestocks.org via Unsplash
Les ados adeptes du sexting seraient notamment plus susceptibles de souffrir d'anxiété ou de dépression. | Freestocks.org via Unsplash

Si la pratique est très répandue chez les ados, le simple fait d'envoyer via son smartphone ou tout autre appareil électronique des messages, des photos ou des vidéos à connotation sexuelle ne serait pas sans risque pour leur santé.

Une étude publiée le 17 juin 2019 dans la revue JAMA Pediatrics affirme qu'échanger des sextos favoriserait notamment des comportements sexuels à risque et pourrait avoir des conséquences sur la santé mentale.

Menés par une équipe de recherche canadienne, les travaux s'appuient sur une méta-analyse de vingt-trois études incluant quelque 41.723 participant·es entre 12 et 17 ans.

Il en ressort que les ados adeptes du sexting seraient plus susceptibles d'avoir plusieurs partenaires sexuel·les, de se passer de contraception et de souffrir d'anxiété ou de dépression.

En parler plutôt que sanctionner

L'étude indique que d'autres comportements dangereux associés au sexting, tels que le tabagisme, la consommation de drogues ou les problèmes d'intériorisation, touchent particulièrement les plus jeunes: la maturité émotionnelle et cognitive qui vient avec l'âge rend moins vulnérable aux risques.

Aux parents inquiets, les scientifiques recommandent de rester à l'écoute et de dialoguer sans jugement avec leurs enfants sur le sexe, la sexualité et la santé numérique.

«Le sexting fait partie des développements de notre ère technologique moderne. Le traiter de façon punitive n'est peut-être pas la manière la plus efficace d'intéresser les jeunes à ce sujet», avance Camille Mori, chercheuse en psychologie à l'université de Calgary à l'origine des recherches.

Selon elle et Sheri Madigan, coautrice de l'étude, il est primordial d'expliquer aux ados comment être en sécurité, éthique, respectueux et consensuel dans leurs interactions sur internet.

Slate.fr

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