Sciences

Les scientifiques cherchent encore pourquoi les zèbres ont des rayures

Temps de lecture : 2 min

Une étude britannique développe une nouvelle hypothèse sur la fonction du pelage zébré.

L'origine des zébrures reste encore bien mystérieuse. | Jeff Griffith via Unsplash
L'origine des zébrures reste encore bien mystérieuse. | Jeff Griffith via Unsplash

Au cours des dernières décennies, les scientifiques ont évoqué de nombreuses théories pour expliquer l'existence du pelage zébré. Certain·es ont affirmé que leur manteau imprimé était essentiel pour les garder au frais, se camoufler, éloigner les parasites ou encore les aider à se faire des amis. Une étude publiée le 13 juin 2019 dans la revue Journal of Natural History propose une nouvelle clé de compréhension du phénomène.

Ces travaux, menés par Alison et Stephen Cobb de l'université d'Oxford au Royaume-Uni, s'appuient sur une curieuse expérience: la température des bandes noires et des bandes blanches de deux zèbres a été relevée à l'aide d'un thermomètre toutes les quinze minutes, pendant une journée entière.

Courant d'air

Les scientifiques britanniques ont pu constater que non seulement il existait un écart de température entre les rayures blanches et noires, mais également qu'il fluctuait au cours de la journée: vers 14h30, les bandes noires étaient près de 16°C plus chaudes que les blanches.

Une étude antérieure a laissé entendre que cette différence de température crée ce que l'on appelle un courant de convection, soit un flux d'air créé par le déplacement de la chaleur, qui refroidit l'animal. Mais Alison et Stephen Cobb pensent qu'un mécanisme plus complexe se cache derrière ces rayures.

Tout comme les chevaux, les zèbres transpirent pour se refroidir. Au fur et à mesure, la sueur mousse, ce qui permet à la substance de s'évaporer plus facilement au bout des poils.

Les Cobb suggèrent que le petit courant d'air créé par la différence de température entre les bandes génère un mouvement d'air chaotique au-dessus de la surface du poil, qui accélère encore plus le processus d'évaporation.

Pour l'heure, si les hypothèses sur la fonction de ces rayures pululent, aucun·e scientifique n'a été en mesure de cerner précisément les mécanismes à l'origine du pelage.

Slate.fr

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