Politique

Pour Karima Delli, «l’écologie n’est pas compatible avec le libéralisme»

Temps de lecture : 2 min

La députée européenne EELV, appelle à un rassemblement des entreprises, des ONG et des particuliers, au service de la cause écologique.

Invitée de «L'Instant politique» le 28 mai, Karima Delli souhaite mettre en place la transition énergétique, tout en palliant les inégalités sociales. | Capture d'écran FTVi
Invitée de «L'Instant politique» le 28 mai, Karima Delli souhaite mettre en place la transition énergétique, tout en palliant les inégalités sociales. | Capture d'écran FTVi

Karima Delli, députée européenne Europe écologie–Les Verts, était l'invitée de «L'Instant politique» sur France Info, mardi 28 mai. Avec un score de 13,5% pour la liste EELV aux dernières élections européennes, Karima Delli a tenu à souligner l’importance d’une politique écologique à l’échelle européenne.

«Il est grand temps de montrer que la France, comme tous les pays européens, a besoin d’une force écologique, assure-t-elle. Avec un objectif: mettre la priorité sur l’urgence climatique. Il nous reste dix ans. La jeunesse nous a fait confiance, on ne peut pas se détourner de cette responsabilité.»


Refusant toute forme d’alliance politique, après les propositions de Clémentine Autain (LFI) ou François de Rugy (LREM), Karima Delli appelle à un rassemblement entre particuliers, ONG et entreprises: «Nous devons nous réconcilier avec ceux qui font l’écologie au quotidien, pas dans les discours, mais dans l’action.»


Alors que l’écologie entre selon elle «dans le temps de l’affirmation», Karima Delli souhaite avant tout mettre en place la transition énergétique, tout en palliant les inégalités sociales. «L’écologie n’est pas compatible avec le libéralisme qui est prédateur de notre nature», affirme la députée européenne.

Interrogée sur la modulation de la vitesse sur le périphérique proposée par François de Rugy, Karima Delli dénonce une «mesurette» qui ne traite pas l’urgence de la situation. Rappelant que la France est en infraction sur la directive européenne de la qualité de l’air, elle réclame un investissement massif dans les transports publics et l’abandon de l’utilisation de voitures individuelles au profit du covoiturage.

À la question Slate (à 6’58) «Des mesures de régulation de la population des loups doivent être annoncées, les soutenez-vous?», Karima Delli se dit opposée à l’abattage des animaux: «À l’heure où la biodiversité est en train de mourir, laissons les loups et les ours où ils sont.»

Slate est partenaire de L'Instant politique, sur la chaîne France Info, tous les matins à 11h20

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