Société

Cinq conseils pour transformer le stress des examens en force

Temps de lecture : 3 min

La fin du semestre est une période stressante, mais tenter d'échapper à cette réalité peut faire plus de mal que de bien.

La recherche montre qu'accepter son stress aide à se protéger des émotions négatives. | JESHOOTS.COM via Unsplash
La recherche montre qu'accepter son stress aide à se protéger des émotions négatives. | JESHOOTS.COM via Unsplash

Dernier tremplin vers les examens, l'obtention d'un diplôme ou même l'entrée dans la vie active, la fin du semestre représente pour les étudiant·es l'une des périodes les plus stressantes de l'année.

Selon une étude menée aux États-Unis, 60% des élèves de premier cycle déclarent ressentir un niveau de stress supérieur à la moyenne durant cette période. Plus d'un tiers disent que cela a tiré leurs performances scolaires vers le bas. Bien que le stress puisse avoir des effets négatifs, en tant que spécialiste de sa gestion, je sais qu'il existe pourtant des moyens d'en faire un atout.

1. Accepter son stress

Il est arrivé que des écoles et des universités encouragent leurs étudiant·es à profiter d'un «printemps sans stress». Si l'envoi de ce genre de message part d'une bonne intention, il peut leur donner des espérances irréalistes.

La fin du semestre est bel et bien une période stressante. Essayer d'échapper à cette réalité peut donc faire plus de mal que de bien. C'est le cas si les élèves s'inquiètent du fait même de ressentir du stress. Cela va les conduire à éviter les situations stressantes pour ne pas amplifier ces sensations. Pour réduire leur niveau de stress, ils seront tentés de reporter à plus tard leurs révisions ou leurs devoirs.

Ce genre d'évitement peut en contrepartie générer plus de pression, vu que les causes de stress ne vont pas se dissiper pour autant. Cela va créer de nouveaux problèmes, comme le fait de se sentir déprimé·e. Si la stratégie d'évitement semble instinctive, la recherche montre qu'accepter ce stress permettrait en fait à certaines personnes de se protéger d'émotions négatives comme la peur.

2. Changer de point de vue

Le stress peut être nocif mais il peut aussi rendre les gens plus productifs et concentrés, et favoriser une progression personnelle.

La manière dont vous envisagez le stress est importante aussi. Certaines recherches montrent même que vos croyances à ce sujet pourraient devenir des prophéties autoréalisatrices. Cela signifie que, si vous pensez que les effets du stress sont dangereux, ils peuvent l'être davantage. Inversement, si vous pensez qu'ils sont utiles, vous obtiendrez des résultats plus positifs selon Alia Crum, professeure de psychologie à Stanford.

Adopter un point de vue positif sur le stress ne peut être que bénéfique.

3. Donner un sens au stress

La recherche montre que le fait de rattacher une signification aux facteurs de stress de votre vie peut vous aider à mieux les gérer.

Dans son livre Le bon côté du stress, la psychologue Kelly McGonigal soutient qu'une vie qui a du sens est une vie stressante. En d'autres termes, les sources de stress les plus importantes de nos vie recoupent les principales sources de sens. En ce qui concerne les étudiant·es, il faut bien voir que toutes les obligations qui leur reviennent –devoirs, tests et projets– sont une étape incontournable dans la réalisation de leurs objectifs, de leurs rêves, et l'accomplissement de leurs passions.

4. Solliciter son réseau

C'est important que les élèves se tournent vers leur réseau social et les personnes en lesquelles ils ont le plus confiance pour partager ce qu'ils vivent: la recherche montre que les liens sociaux sont importants pour gérer le stress et le surmonter.

Faire appel à son entourage peut aider à affronter les difficultés et changer la façon dont on évalue les facteurs de stress. En bref, les situations stressantes sembleront moins menaçantes et moins négatives. Il a été démontré que le recours à ses ressources sociales favorise la santé physique et mentale, procure un sentiment de contrôle et aide même à renforcer le système immunitaire.

5. Savoir être reconnaissant

Quand des individus sont stressés, le pessimisme se glisse plus facilement dans leur quotidien. Dans ces cas-là, ils peuvent avoir tendance à négliger les choses positives qui leur arrivent. S'ils s'appuient sur les événements justes qui se produisent et savent exprimer avec sincérité leur reconnaissance, malgré le stress qu'ils subissent, ils remarqueront des changements intéressants, en particulier une baisse de ce même stress.

La gratitude peut améliorer la santé mentale et le bien-être en général. Allez donc de l'avant et tirez profit de cette émotion positive. Le stress ne disparaîtra pas complètement mais les étudiant·es seront mieux armé·es face aux pressions qui subsistent malgré tout.


Texte traduit de l'anglais par Aurélie Djavadi.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l'article original.

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