Parents & enfants / Monde

Ces élèves indiens payent leurs frais de scolarité en déchets plastiques

Temps de lecture : 2 min

Au Nord de l'Inde, une école a remplacé les frais de scolarité par du plastique qui est recyclé sur place.

Une station de recyclage plastique en Inde, en juin 2017. Arindam Dey / AFP 
Une station de recyclage plastique en Inde, en juin 2017. Arindam Dey / AFP 

Dans le village de Pamohi dans l'État d'Assam en Inde, de nombreuses familles sont trop pauvres pour payer des frais de scolarité. Créée en 2016 par un couple désireux d'améliorer l'accès à l'éducation, l'école Akshar propose une nouvelle approche permettant aux élèves d'aller à l'école gratuitement et même d'être rémunérés s'ils poursuivent leur scolarité.

Une des particularités de l'établissement est que chaque semaine, les élèves (ils sont actuellement plus de cent) viennent en cours avec des déchets plastiques à recycler. S'ils apportent vingt-cinq déchets par semaine, ils n'ont rien à payer. Le plastique est ensuite transformé sur place en éco-briques utilisées pour des projets de construction. Les fondateurs de l'école ont commencé à demander aux enfants d'apporter du plastique après avoir remarqué que des fumées toxiques se diffusaient jusque dans les salles de classe. En effet, les familles locales avaient pris l'habitude de brûler du plastique pour se réchauffer l'hiver, sans se rendre compte du danger sanitaire encouru. Le but est aussi d'apprendre à toute la communauté à mieux protéger leur environnement.

L'autre aspect novateur de l'école est qu'en plus du cursus scolaire normal, les élèves sont formés à des activités rémunérées. Par exemple, les plus âgés apprennent à enseigner aux plus petits et gagnent ainsi de l'argent, ce qui leur évite d'aller travailler dans les carrières de pierres.

«Nous nous sommes dits qu'il devait y avoir un nouveau modèle pour les élèves qui vivent dans la pauvreté la plus abjecte. Nous avons donc créé ce modèle où les enfants apprennent et sont aussi formés à différentes professions, dont enseignant» explique Mazin Mukhtar, un ancien ingénieur qui a ouvert l'école avec sa femme, Parmita Sarma, une travailleuse sociale.

Parmi les autres compétences pratiques enseignées, il y a l'installation de panneaux solaires, la menuiserie et l'électronique. Le couple a l'intention de créer cent écoles similaires en Inde dans les cinq années à venir.

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