Parents & enfants

L'école à la maison ne rend pas les enfants malades

Temps de lecture : 2 min

Si vous comptiez sauter le pas, c'est toujours bon à savoir.

L'école, c'est nul. | Capture d'écran de la bande-annonce du film Le fabuleux destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet
L'école, c'est nul. | Capture d'écran de la bande-annonce du film Le fabuleux destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet

Peut-être vous souvenez-vous de la petite Amélie Poulain, dont le cœur battait si fort quand son papa médecin l'auscultait que ce dernier avait décidé de la déscolariser? Éduquée à la maison par sa mère, Amélie grandit seule, dans un monde qu'elle rêve et qu'elle invente.

La déscolarisation est à la mode et pas seulement dans la fiction. Si la tendance reste marginale en France, avec seulement 25.000 enfants déclarés déscolarisés, le chiffre a doublé en sept ans, jusqu'à en inquiéter le ministère de l'Éducation nationale. Mais bonne nouvelle pour les adeptes: une étude américaine vient de montrer qu'elle n'impacte pas la santé des enfants.

3% des enfants sont déscolarisés aux États-Unis

Si la pratique gagne en popularité en France, c'est aux États-Unis qu'elle est le plus développée: 3% des enfants suivent une instruction à la maison contre 0,3% en France. Quand de plus en plus de familles décident de passer le pas outre-Atlantique, la question de la santé de l'enfant se pose. C'est pour y répondre qu'une étude a été menée cette année.

En comparant la masse musculaire, l'IMC et le cardio de plus de 200 enfants âgés de 5 à 17 ans, la chercheuse Laura Kabiri a conclu à l'absence de corrélation entre le temps passé hors du système scolaire traditionnel et l'état de santé. Ce serait plutôt le rythme adopté par la famille dès les premiers mois de déscolarisation qui a un effet sur la santé future de l'enfant. La méthode miracle: laisser le choix aux enfants.

La liberté de choisir

Dans son documentaire Être et Devenir, Clara Bellar pose une question essentielle pour le choix de la déscolarisation: faut-il vraiment un lieu et un temps pour apprendre? On y suit le parcours des enfants et les doutes des parents. Dans une même fratrie, le cadet lira à 3 ans quand l'aîné y parviendra à 12. «Puis j'ai écrit une pièce», raconte l'ado. La confiance laissée aux enfants est la clé. «La question est: qui mesure et qui décide ce à quoi il est nécessaire d'être exposé? La meilleure personne pour faire ce choix est sans doute la personne qui apprend.» Mais gardons-nous d'un propos trop enjolivé. Dans un article sur la déscolarisation dans le milieu rural, Le Monde souligne que si l'école à la maison n'est pas l'apanage des classes favorisées, elle nécessite un fort capital culturel.

Dans tous les cas, que nos enfants soient tranquilles: avoir papa ou maman comme prof ne les rendra probablement pas malades. Un argument nouveau à avancer quand on veut sécher les cours.

Slate.fr

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