Boire & manger / Société

On mange de plus en plus sur son lit ou son canapé

Temps de lecture : 2 min

À cheval entre le canapé du salon, la chambre à coucher et la cuisine, nous privilégions les endroits confortables pour nous nourrir.

Selon une enquête américaine, le canapé représente l'espace principal pour prendre son repas pour 30% des sondés. | Toa Heftiba via Unsplash
Selon une enquête américaine, le canapé représente l'espace principal pour prendre son repas pour 30% des sondés. | Toa Heftiba via Unsplash

Cela fait déjà bien longtemps que la salle à manger n'est plus le lieu privilégié du dîner, si tant est qu'elle existe encore dans votre appartement. Selon une étude menée aux États-Unis, prendre son repas à table devient de moins en moins populaire.

Cette enquête, à l'initiative de June, un fabricant de fours connectés, s'appuie sur un sondage mené auprès de 1.000 Américain·es âgé·es d'au moins 18 ans. Près des trois quarts déclarent avoir grandi en dînant à table, mais un peu moins de la moitié affirme toujours le faire à la maison.

La chambre et le canapé seraient ainsi devenus les lieux les plus prisés pour se sustenter. 30% des personnes sondées répondent se nourrir principalement sur le canapé et 17% sur leur lit. Selon l'étude, il y aurait autant de personnes qui s'alimentent à table que dans ces espaces dédiés au repos.

Solitude et décontraction

Les scientifiques attribuent ces changements à l'augmentation du nombre de personnes vivant seules, qui aurait grimpé en flèche au cours des cinquante dernières années. Peut-être une spécificité outre-Atlantique, puisque dans les grandes villes américaines, près de la moitié des ménages sont composés d'une seule personne, rapporte The Atlantic.

«Manger sur le canapé et dans la chambre est logique car ce sont des endroits où les gens peuvent en même temps se mettre devant un écran s'ils ne mangent pas avec d'autres personnes», note Shyon Baumann, sociologue à l'Université de Toronto.

Au-delà du simple phénomène de solitude, l'évolution de l'aménagement de nos intérieurs jouerait aussi un rôle dans notre manière de gueuletonner. Pour Amy Trubek, professeure de nutrition et de sciences des aliments à l'Université du Vermont, l'agencement des maisons américaines a particulièrement changé. «Il y a eu un abandon de la salle à manger formelle en tant qu'espace séparé, mais également l'apparition de nouveaux standards tels que la cuisine ouverte. Cela crée, dans l'ensemble, une relation plus informelle avec le moment où un repas est consommé», analyse la chercheuse.

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