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En 2018, les États-Unis n'ont accueilli que 62 réfugié·es en provenance de Syrie

Temps de lecture : 2 min

Ce nombre est le plus bas depuis 1980, et les individus originaires de pays musulmans sont particulièrement affectés.

Une réfugié syrienne à l'aéroport de Chicago aux États-Unis, le 7 février 2017. | Scott Olson / AFP 
Une réfugié syrienne à l'aéroport de Chicago aux États-Unis, le 7 février 2017. | Scott Olson / AFP 

Depuis l'élection de Donald Trump, le nombre de personnes réfugiées accueillies aux États-Unis est en chute libre, et les nouvelles restrictions mises en place affectent particulièrement celles qui fuient la Syrie pour échapper à une guerre qui a fait environ 500.000 victimes. Alors qu'en 2016, sous Barack Obama, 12.587 personnes originaires de Syrie avaient été acceptées dans le pays, le nombre est descendu à soixante-deux en 2018.

L'administration Trump a fixé le maximum total de réfugié·es à 30.000 pour l'année 2019 –le nombre le plus bas depuis la création du programme américain d'accueil en 1980. Ces réductions ont surtout touché les personnes issues de pays musulmans.

Trois fois moins de personnes acceptées

En effet, le nombre de musulman·es dont la demande aboutit aux États-Unis a été divisé par trois par rapport à 2016, alors que le pourcentage de réfugié·es a triplé en Europe. L'agence Reuters a calculé que les États-Unis avaient récemment admis trois fois plus personnes en provenance de Moldavie que de Syrie, alors que le nombre de Syrien·nes en quête d'un pays d'accueil dans le monde est plus élevé que la population totale de Moldavie.

Le processus de sélection des personnes réfugiées issues de pays musulmans est désormais beaucoup plus long, ce qui impacte également les personnes d'obédience chrétienne et yazidie de ces pays.

Dans ce contexte, les neuf agences américaines qui aident les réfugié·es à s'installer ont toutes dû fermer des branches locales et licencier du personnel. «Une des choses les plus frappantes, c'est à quel point le réseau a été perturbé. Il y a tous les réfugiés qui ne sont pas aux États-Unis, mais le problème est aussi la manière dont [le président] est en train de démanteler l'infrastructure de ce programme», explique Cole Varga, le directeur d'Exodus Refugee Immigration.

Le Washington Post raconte l'histoire d'une famille arrivée à Indianapolis après avoir fui la Syrie –la première à avoir été accueillie dans cette ville en deux ans. Quand il était gouverneur de l'Indiana, l'actuel vice-président Mike Pence avait essayé d'empêcher les Syrien·nes de s'installer dans son État, mais un tribunal avait jugé cette interdiction illégale.

Slate.fr

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