Monde

Un Chinois arrêté pour avoir donné des noms controversés à ses chiens

Temps de lecture : 2 min

Un éleveur canin a été condamné à dix jours de prison car il a choisi des noms de fonctionnaires pour deux de ses chiens.

Des chiens de police à Pékin en octobre 2017. | Nicolas Asfouri / AFP 
Des chiens de police à Pékin en octobre 2017. | Nicolas Asfouri / AFP 

Dans la province d'Anhui à l'est de la Chine, un éleveur canin a partagé les noms de deux de ses chiens sur le réseau social WeChat. Il avait baptisé ses chiots «Chengguan» et «Xieguan», soit les noms de deux types de fonctionnaires municipaux et de police. L'éleveur, identifié dans la presse sous le nom de M. Ban, pensait qu'il s'agissait d'une blague inoffensive, mais les autorités locales y ont vu une «insulte contre la police» et une enquête a été ouverte.

Selon la police, «conformément à certaines clauses de la loi de la République populaire de Chine sur la sécurité publique», M. Ban doit passer dix jours en prison.

Regrets

Interviewé par Beijing News, un officier de police a déclaré que le compte WeChat de M. Ban était trop provocateur et que ses actions avaient «fait beaucoup de tort à la nation et au management municipal».

Depuis, l'éleveur canin a dit avoir regretté son comportement et précisé qu'il ne savait pas qu'il était illégal de donner ce genre de nom à un chien. Selon la BBC, des internautes utilisant de la plateforme de microblogging Sina Weibo ont dit avoir été choqué·es de cette arrestation et se sont demandé·es quels autres mots pourraient ainsi mener à la prison.

Cet incident a un précédent au Nigéria, où un fan du président Muhammadu Buhari a été détenu pendant trois jours pour avoir nommé son chien «Buhari» (ce qui avait énervé un de ses voisins, qui l'avait signalé aux autorités.)

Slate.fr

Newsletters

À Shanghai, on ne plaisante (vraiment) plus avec le tri des déchets

À Shanghai, on ne plaisante (vraiment) plus avec le tri des déchets

Des amendes pour les mauvais·es élèves et des heures à respecter, la métropole chinoise met les bouchées doubles en matière de recyclage.

Cent dollars pour aller manifester, merci Uber

Cent dollars pour aller manifester, merci Uber

En Californie, les personnes travaillant pour Uber et Lyft ont été payées pour aller protester contre une loi sur le salariat.

«Les mennonites vivent comme leurs ancêtres, sans voiture, sans téléphone et sans électricité»

«Les mennonites vivent comme leurs ancêtres, sans voiture, sans téléphone et sans électricité»

«J'ai commencé à travailler sur les mennonites boliviens, les membres d'un mouvement chrétien évangélique anabaptiste parallèle à la Réforme protestante, en 2010 parce que j'étais curieux de savoir comment vivait ce genre de...

Newsletters