Sciences

Un nouveau plastique recyclable à l’infini

Temps de lecture : 2 min

Placé dans un bain d’acide, la matière se décompose aussitôt en plusieurs fragments.

L'acide rompt les liens entre les monomères et les sépare des additifs, qui donnent au plastique son apparence et son toucher distinctifs. | Jonathan Chng via Unsplash
L'acide rompt les liens entre les monomères et les sépare des additifs, qui donnent au plastique son apparence et son toucher distinctifs. | Jonathan Chng via Unsplash

Le plastique, véritable fléau planétaire, n’en finit pas de nous étonner. Des scientifiques ont mis au point un nouveau type de matière qui pourrait se décomposer et se reconstituer aussi facilement, d’après une étude publiée dans la revue Nature Chemistry.

Cette découverte, initiée par des scientifiques du laboratoire national Lawrence-Berkeley aux États-Unis, est le résultat d’un projet de recherche inédit pour répondre à la problématique du recyclage du plastique. «La plupart des plastiques n'ont jamais été conçus pour être recyclés. Mais nous avons découvert une nouvelle façon de les assembler, qui prend en compte le recyclage d'un point de vue moléculaire», souligne Peter Christensen, l’auteur principal de l’étude.

Nouvelle alternative

Appelé poly(diketoenamine) ou PDK, ce matériau peut être recyclé à maintes reprises, résolvant ainsi le problème des plastiques difficiles à traiter. Les personnes responsables de la recherche indiquent qu’elles l’ont conçu comme un jeu de Lego. Il peut s’emboîter, se disloquer puis s’assembler à nouveau sous d'autres formes et couleurs sans perte de performance ni de qualité.

Ce nouveau matériau a la capacité de se séparer de ses monomères –composés constitués de molécules– à l’aide d’une solution acide. Ces monomères peuvent êtres récupérés et réutilisés ou recyclés pour réaliser un autre produit, selon l’étude. «Avec les PDK, les liaisons immuables des plastiques conventionnels sont remplacées par des liaisons réversibles qui permettent au plastique d'être recyclé plus efficacement», explique Brett Helms, chercheur au laboratoire national Lawrence-Berkeley et co-auteur de l’étude.

L'équipe de recherche pense que son plastique recyclable pourrait être une alternative aux plastiques non recyclables utilisés aujourd'hui.

Slate.fr

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