Sciences

Certaines guêpes sont capables de tenir un raisonnement logique

Temps de lecture : 2 min

Les Polistes dominula et les Polistes metricus sont les premiers insectes connus à pouvoir faire appel à la déduction.

Quarante guêpes ont été testées pour évaluer leur capacité à raisonner logiquement. | Mohsen Bagherzadeh via Unsplash
Quarante guêpes ont été testées pour évaluer leur capacité à raisonner logiquement. | Mohsen Bagherzadeh via Unsplash

User de la logique n’est pas propre à l’espèce humaine. Certaines guêpes peuvent également utiliser une sorte de déduction, d’après une étude publiée dans la revue Biology Letters.

Pour parvenir à cette conclusion, l'équipe de recherche de l’université du Michigan (États-Unis) à l'origine du projet a réuni des guêpes de deux espèces sauvages: les Polistes dominula et Polistes metricus.

Les insectes ont été placés au centre d’un contenant rectangulaire affichant une couleur différente à chaque extrémité. Un côté du récipient était électrifié à 0,4 volt et pouvait créer un choc électrique «légèrement désagréable» si les guêpes s’en approchaient, tandis que l’autre était une «zone de sécurité» où elles ne craignaient rien.

L'équipe a testé à plusieurs reprises la capacité de déduction des ces invertébrés et bilan des courses, 65% d'entre eux ont fait le bon choix pour éviter les chocs électriques en se dirigeant vers la zone où ils étaient en sécurité.

Inférence transitive

Grâce à cette expérience, les scientifiques ont découvert que les guêpes étaient capables de faire appel à un type de raisonnement appelé inférence transitive, soit la capacité à déduire une relation entre des objets sans comparaison directe.

«Les guêpes pourraient déterminer si elles sont susceptibles ou non de battre un rival sans se battre réellement avec, avance Elizabeth Tibbetts, biologiste de l’évolution à l’université du Michigan. Par exemple, si une guêpe voyait Jane gagner une bagarre contre Lisa et que cette guêpe avait déjà gagné une bagarre contre Jane, elle pourrait en déduire qu'elle serait probablement capable de battre Lisa.»

«Nous savons que d'autres animaux utilisent l'inférence transitive de cette manière lors d'interactions sociales, mais nous n'avons pas encore testé les guêpes dans un contexte social», précise-t-elle.

Selon les scientifiques, l’étude «contribue à un nombre croissant de preuves que le système nerveux miniature des insectes ne limite pas les comportements sophistiqués».

Slate.fr

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