Culture

Sting, l'artiste engagé qui vend ses services à un dictateur

Temps de lecture : 2 min

Sting, l'ancien chanteur du groupe The Police a été payé plus d'un millions d'euros pour donner un concert organisé en Ouzbékistan par la fille du dictateur Karimov rapporte The Guardian. Karimov est unanimement condamné par les organisations humanitaires comme un tyran brutal qui tolère la torture, organise la répression de l'opposition politique et religieuse de son pays, et figure en bonne position dans le classement des dictateurs les mieux élus.

Le chanteur, dont l'image est celle d'un artiste engagé pour les causes environnementales et humanitaires, a déclaré dans un communiqué que le concert «était sponsorisé par l'Unicef», une nouvelle qu'un porte-parole de l'organisation humanitaire a qualifiée de «plutôt surprenante.»

Sting affirme qu'il est au courant des abus du régime, mais qu'il est contre le boycott culturel qui laisse les pays concernés encore plus renfermés sur eux-mêmes. L'ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan estime quant à lui que les explications de Sting ne sont que des «foutaises transparentes»: «Il n'a pas pris sa guitare pour aller s'éclater dans les parcs de Tashkent, écrit Craig Murray. Il a été payé plus d'un million de livres pour jouer lors d'un évènement destiné à glorifier un régime barbare. Cet homme est-il complètement fou?»

[Lire l'article complet sur guardian.co.uk]

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Image de Une: Sting en concert, cliff1066TM, Flickr, CC

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