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Andrew Yang promet d'être le premier président américain à faire ses discours avec PowerPoint

Temps de lecture : 2 min

Les fans du candidat démocrate qui assistaient à l'un de ses discours ont scandé le nom du logiciel.

Andrew Yang au Lincoln Memorial, le 15 avril 2019 à Washington. | Alex Wong / Getty Images / AFP
Andrew Yang au Lincoln Memorial, le 15 avril 2019 à Washington. | Alex Wong / Getty Images / AFP

Pendant les meetings politiques de Donald Trump, la foule crie régulièrement «Build the wall!» [«Construisez le mur»] ou «CNN sucks» [«CNN, ça craint»]. De leur côté, les soutiens d'Andrew Yang, l'un des vingt-et-un·e candidat·es démocrates à la présidentielle américaine de 2020, communient en criant «PowerPoint! PowerPoint!».

Lors d'un discours à Seattle le 7 mai 2019, Yang a promis d'utiliser PowerPoint pour son discours sur l'état de l'Union, le discours annuel pendant lequel le président américain présente son programme pour l'année à venir.

«Campagne la plus geek de l'histoire»

Coiffé d'une casquette «Maths», le candidat démocrate, qui est créateur d'un fonds d'investissement dans le domaine de la tech, a expliqué que le PIB était une façon obsolète d'évaluer la santé de l'économie d'un pays.

Sur son site de campagne, Yang précise que selon lui, le PIB «n'a presque aucun lien avec le bien-être des citoyens» et cite d'autres indicateurs à son sens plus adaptés, dont l'inégalité salariale, le niveau d'endettement, le taux de mortalité lié aux overdoses ou encore l'accès à l'éducation.

«Et si on mettait [les mesures] à jour avec d'autres paramètres qui ont plus de sens pour les gens? Et ensuite, je vous présenterai ça chaque année au discours sur l'état de l'Union. Je serai le premier président à utiliser PowerPoint au discours sur l'état de l'Union. Ça vous dit?», a-t-il proposé lors de son discours.

La mention de PowerPoint a galvanisé la foule, qui s'est mise à scander «PowerPoint! PowerPoint!».

«Oui, c'est la campagne présidentielle la plus geek de l'histoire, a continué Yang. On a réussi, Seattle!»

Andrew Yang faisait son discours non loin du quartier général d'Amazon, une firme qu'il critique régulièrement: «On a vraiment déconné si on a créé un système dans lequel un géant de la tech estimé à un trillion de dollars peut payer moins d'impôts fédéraux que tous les gens ici dans ce parc ce soir.»

Dans une interview pour le site Geek Wire, le candidat a souligné qu'Amazon se vantait sans cesse de créer des emplois, mais sans donner tout le contexte nécessaire: «Ils ouvrent un entrepôt de commandes qui emploie, disons, vingt mille personnes. Mais combien d'employés travaillaient dans des centres commerciaux qui ont fermé à cause d'Amazon?»

Slate.fr

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