Boire & manger / Santé

Manger en solo serait bon pour la ligne

Temps de lecture : 2 min

Prendre son repas seul·e, chez soi ou au restaurant, n'est plus un sujet tabou.

En France, un tiers des repas au restaurant sont pris par une personne seule, d’après un sondage de 2016. | Henrique Félix via Unsplash
En France, un tiers des repas au restaurant sont pris par une personne seule, d’après un sondage de 2016. | Henrique Félix via Unsplash

Longtemps considéré comme un peu pathétique, manger en solitaire est en passe de devenir terriblement banal.

Selon un sondage de septembre 2018, près de 30% des adultes britanniques mangent seuls «la plupart du temps ou tout le temps». Une autre enquête menée auprès de 2.000 ressortissant·es du Royaume-Uni confirme ces résultats et révèle qu'une personne sur trois «mange régulièrement chaque repas seule». À Londres, ce chiffre atteint presque la moitié de la population, comme le souligne la journaliste Amy Fleming dans The Guardian. En France, d’après une étude de 2016, un tiers des repas au restaurant se prennent seuls.

En plus de la joie égoïste et relaxante de se retrouver en tête-à-tête avec soi-même, manger en solo serait un moyen efficace de limiter l'ingurgitation de calories. Selon le psychologue américain John de Castro, nous avons tendance à mieux contrôler ce que nous mangeons lorsque nous le faisons seul·es.

Le spécialiste a démontré dans une série d'études que plus il y a de convives autour d’une table, plus nous engloutissons de nourriture. Lors d'un dîner pour deux personnes, vous mangerez environ 35% de plus que si vous étiez seul·e. On passe à +75% pour un groupe de quatre personnes et on approche des +100% pour une table de sept.

Une équipe de recherche de l'université de Pittsburgh aux États-Unis avance également que les individus qui suivent un régime alimentaire ont 60% de risques supplémentaires de faire des écarts lorsqu'ils mangent en compagnie d'autres personnes.

Attention aux écrans

Une étude réalisée en Corée du Sud en 2017 vient cependant nuancer la théorie de repas en solitaire moins calorique, en notant un risque de devenir obèse 45% plus élevé chez les hommes mangeant régulièrement seuls.

«Ce que l'enquête a découvert, c'est que les personnes obèses n'ont pas tendance à manger en trop grande quantité chez elles, mais lorsqu’elles dînent au restaurant, précise John de Castro –ce qui peut conduire à une suralimentation.»

Pour éviter cette suralimentation, mieux vaut également manger loin de nos écrans. D’après un rapport de 2018, nous serions 23% à consulter notre smartphone lors de nos repas. Une dépendance aux écrans dont témoignent les soirées plateau-télé passées devant Netflix ou le succès du Mukbang, ces vidéos de jeunes femmes (quelques hommes s’y mettent) se filmant devant leur ordinateur en train de déguster des quantités astronomiques de nourriture, tout en faisant mine de discuter avec la personne derrière l’écran.

Né en Corée du Sud, ce phénomène est une manière pour certain·es de tromper la solitude, qui fait néanmoins écho à une addiction aux écrans particulièrement néfaste pendant les repas.

«Manger devant la télé est souvent associé à une plus grande consommation de nourriture que si vous mangiez en l'absence de distraction, explique Suzanne Higgs, professeure de psychobiologie de l'appétit à l'université de Birmingham. Non seulement nous introduisons plus de nourriture dans nos bouches pendant que nous fixons l'écran qu’en temps normal, mais nous mangeons aussi en plus grande quantité.»

Slate.fr

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