Santé / Sciences

Un piètre odorat annonce une mort précoce

Temps de lecture : 2 min

Les anosmiques ont peut-être du souci à se faire.

Nose! | ilovebutter via Flickr CC License by
Nose! | ilovebutter via Flickr CC License by

Votre nez n'est pas particulièrement performant? Alors il semble que votre espérance de vie soit plus faible que celle de vos congénères, explique un article du New Scientist, qui reprend les résultats d'une étude menée au sein de l'université du Michigan. Mais si les chiffres sont relativement clairs sur ce point, aucune explication ne permet pour l'instant de justifier cette corrélation inattendue entre odorat peu développé et probabilité de mourir plus tôt.

L'équipe du docteur Honglei Chen a procédé à des tests sur 2000 personnes âgées de 71 à 82 ans. Il leur a été demandé d'essayer d'identifier une douzaine d'odeurs connues, de la cannelle au citron en passant par l'essence et la fumée. Durant les 13 années qui ont suivi, les chercheurs et chercheuses ont tout simplement pointé les décès survenus parmi les cobayes.

Les résultats sont assez stupéfiants: la probabilité de mourir dans les 10 prochaines années est largement supérieure chez les personnes ayant un odorat de piètre qualité que chez les autres. Plus précisément: le risque de mourir dans les 10 années suivant le test est supérieur de 46% chez les personnes ayant identifié 8 odeurs ou moins. Au bout de 13 ans, le pourcentage d'écart est encore de 30%.

D'autres études avaient déjà établi une relation entre perte de l'odorat et santé déclinante, et fait d'un odorat en berne l'un des signes avant-coureurs de l'apparition de la maladie de Parkinson. L'équipe du docteur Chen semble confirmer cela: en étudiant les causes des décès de ses cobayes à l'odorat défaillant, elle a établi qu'un grand nombre de morts étaient dues à Parkinson ou à des maladies liées à la démence. Les cancers et les maladies respiratoires semblent en revanche n'avoir aucun lien avec un nez fonctionnant mal.

Il est rare que le corps médical examine l'odorat de ses patientes et patients, mais cela pourrait finir par changer, tant l'étude de ce sens semble pouvoir offrir des informations précieuses sur l'état de santé des personnes étudiées et le type de maladie qui les menace.

Slate.fr

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