Société

Les suicides des ados ont augmenté après «13 Reasons Why»

Temps de lecture : 2 min

Le mois suivant sa première diffusion, la hausse aurait été assez sensible aux États-Unis.

Une augmentation de 28,9%, selon l'étude. | Capture d'écran via Netflix
Une augmentation de 28,9%, selon l'étude. | Capture d'écran via Netflix

Depuis sa création en mars 2017, 13 Reasons Why, série centrée sur le suicide d'une adolescente américaine, alarme les expert·es de santé qui considèrent que le thème du suicide serait presque devenu glamour auprès de certains jeunes, rapporte The New York Times.

Une nouvelle étude publiée dans la revue Journal of Child and Adolescent Psychiatry révèle que le nombre de suicides chez les adolescents américains aurait augmenté de façon notoire le mois qui a suivi la première diffusion de la série, en avril 2017.

Des garçons âgés de 10 à 17 ans

Ces travaux de recherche, menés par des scientifiques de l'école de médecine de l'Université de l'Ohio, se sont appuyés sur l'analyse du nombre de suicides aux États-Unis sur une période allant de janvier 2013 à décembre 2017. L'équipe a ainsi évalué le taux de mortalité par suicide chez les personnes âgées de 10 à 64 ans réparties en trois groupes (10-17 ans, 18-29 ans, 30-64 ans).

C'est chez les garçons âgés de 10 à 17 ans qu'un taux bien plus important qu'attendu de suicides a été enregistré: une augmentation de 28,9%, selon l'étude.

Contrairement aux idées reçues, le nombre de suicides chez les filles situées dans la même tranche d'âge, censées s'identifier davantage à la protagoniste Hannah Baker, n'a pas augmenté de manière significative.

«Le suicide est un problème mondial et il est difficile d'en faire baisser le taux [...] La dernière chose dont nous avons besoin, c'est que quelque chose le fasse augmenter», redoute Lisa M. Horowitz, chercheuse associée au programme intra-muros de l'Institut national de la santé mentale et coautrice de l'étude.

Dans un communiqué, un porte-parole de Netflix explique «examiner cette étude, qui est en contradiction avec une autre de l'Université de Pennsylvanie publiée la semaine précédente», qui portait sur les jeunes adultes. «Il s'agit d'un sujet d'une importance cruciale et nous avons travaillé dur pour nous assurer de traiter cette question sensible de manière responsable», conclut-il. Il faut aussi préciser qu'une concordance n'implique pas forcément une causalité.

Slate.fr

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