Sciences / Monde

Les hommes riches sont plus susceptibles de parler sans savoir

Temps de lecture : 2 min

Ils disposeraient d’une plus grande capacité à jouer les experts sans l’être.

Cette étude qui mesure l'ampleur démographique des bullshitters est la première du genre. | Ruthson Zimmerman via Unsplash
Cette étude qui mesure l'ampleur démographique des bullshitters est la première du genre. | Ruthson Zimmerman via Unsplash

Les hommes auraient tendance à davantage s’exprimer sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas que les femmes, selon une étude. D'autant plus lorsqu'ils seraient fortunés, selon des scientifiques.

Ces travaux de recherches, menés par une équipe de l’University College de Londres et de l’Université catholique australienne, avaient pour but de mesurer la présence de bullshit –une indifférence à l'égard de la vérité tant que cela sert les intérêts de son auteur– dans la société et d’en identifier ses initiateurs les plus impétueux.

Les Anglais dans le haut du classement

Pour mener à bien ce projet, l’équipe de recherche a invité une série de volontaires à évaluer leurs connaissances à travers seize sujets de mathématiques. Ces participants, tous des adolescents, étaient issus de neufs pays principalement anglophones, tels que le Canada, les États-Unis ou encore l’Irlande.

Chaque sujet comportait un questionnaire à cinq choix, allant de «je n’ai jamais entendu parler de ce sujet» à «je maîtrise, je comprends le sujet». Trois de ces sujets étaient volontairement fictifs, les sondés qui ont déclaré les maîtriser ont été classés comme étant des «bullshitters». Grâce aux réponses recueillies, les chercheurs ont ainsi découvert que les hommes seraient beaucoup plus susceptibles de raconter des idioties que les femmes. Tout comme les personnes riches par rapport aux pauvres et ceux de la classe moyenne.

Les données ont révélé que les garçons de ces neuf pays étaient nettement plus susceptibles que les filles de prétendre avoir une expertise sur un sujet qu’ils ne maîtrisaient pas.

On apprend en outre, que des disparités apparaissent en fonction de l'origine des participants. Ainsi, les États-Unis disposent de l’écart le plus faible entre les femmes et les hommes (0,25). Les hommes anglais seraient eux, davantage des bullshitters par rapport aux femmes (0,48).

Les auteurs de l’enquête précisent toutefois que les mesures ont été réalisées dans un cadre limité aux mathématiques et qu’elle nécessiterait dans l’idéal un élargissement des thématiques afin de mesurer avec plus de précision les affirmations des participants.

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