Culture

La fin de la Saga de l'Infini, la fin de la jeunesse d'une génération

Temps de lecture : 12 min

Depuis une décennie, la plus grande saga cinématographique de super-héros Marvel accompagne une génération entière de l'enfance vers les débuts de l'âge adulte.

Affiches de «Iron Man», «Captain America: le soldat de l'hiver», «Les Gardiens de la Galaxie», «Black Panther», «Captain Marvel». | Montage Slate.fr
Affiches de «Iron Man», «Captain America: le soldat de l'hiver», «Les Gardiens de la Galaxie», «Black Panther», «Captain Marvel». | Montage Slate.fr

Il y a certaines choses, dans une vie, qu'on n'oublie jamais. Un premier baiser par exemple: un souvenir intime, personnel entretenu par notre propre mythologie, celle qu'on construit dans notre tête pour forger l'adulte en chacun, en chacune de nous. Mais aussi un concert mythique ou un film culte qu'on aurait été parmi les premiers à voir, également: un souvenir, cette fois, entretenu par la mythologie collective, celle qu'on partage avec le reste de notre génération. Ce sont ces mythologies, combinées, qui me permettent, par exemple, de me rappeler très précisément de cette séance de Terminator 2, le premier film que j'ai vu au cinéma sans mes parents pour m'accompagner, à l'Artistic d'Orléans à l'automne 1991.

Ce sont elles également qui nourrissent ce rapport si particulier à Star Wars pour beaucoup de quadras et quinquagénaires. Parce qu'elle s'est étalée sur neuf films en l'espace de quarante-deux ans et n'a donc aucun équivalent dans l'histoire du cinéma, la saga des Skywalker créée par George Lucas est un marqueur indélébile pour deux générations d'enfants. «En 1977, quand j'avais 13 ans, une radio locale offrait des tickets pour aller voir un film dont personne n'avait jamais entendu parler appelé Star Wars», racontait le 12 avril dernier Stephen Colbert, le comédien de 54 ans, à la Star Wars Celebration dans un récit si universel qu'on pouvait le retrouver sous d'autres formes dans des films comme Fanboys, 5-25-77 ou cet épisode des Goldberg.

«Moi et mes amis avons appelé et nous avons remporté quatre tickets pour aller le voir. [...] Nous sommes entrés dans la salle, nous nous sommes assis et dès que nous avons vu à l'écran “il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine”, nous avons eu des frissons [...]. Et là, tout d'un coup, la musique. Personne ne savait ce qu'il se passait mais tout le monde a hurlé de joie. Et deux heures plus tard, [...] nous sommes montés dans la voiture et, alors qu'il y avait une pleine lune dans le ciel, nous imaginions tous que l'Étoile de la Mort nous suivait en rentrant chez nous. Le seul problème est que le lundi, en allant à l'école, nous ne pouvions rien expliquer à personne, nous ne pouvions pas raconter pourquoi tout était désormais différent, pourquoi nous avions vu le futur.»

Le Big Bang de l'univers Marvel

Ce futur, une personne l'avait peut-être vu plus nettement que toutes les autres. Kevin Feige, 45 ans, est lui aussi un de ces quadras dont l'imaginaire avait été presque entièrement forgé par Star Wars. Il avait 10 ans à la sortie du Retour du Jedi en 1983 et, de la frustration, pendant l'adolescence, de ne pas avoir de nouveaux films à aller voir, de nouvelles aventures à vivre sur grand écran après ce troisième volet, naîtrait une autre saga dont il serait le maître d'œuvre.

En 1987, en plein dans ce que les fans appellent les «années sombres», «Lucasfilm a annoncé le dixième anniversaire [de la saga] et ils ont appelé ça “les dix premières années”, expliquait-il. En tant que fan, ça m'a excité d'imaginer qu'il y avait plus, que ça serait le premier anniversaire de beaucoup d'autres».

C'est à la fin des années 1990, alors qu'il vient de sortir de l'université et travaille comme assistant pour Lauren Shuler Donner, productrice de films comme Vous avez un message ou Sauvez Willy, qu'il pose les premières pierres de sa saga à lui. Sa patronne vient d'être chargée de produire pour la 20th Century Fox une adaptation du comic book X-Men. «Il nous a aidé à nous assurer qu'on prenait le bon chemin, qu'on faisait justice au comic malgré les libertés qu'on prenait à transformer l'histoire sur un support différent», disait récemment la productrice à Variety de celui qui n'était alors qu'une caution geek.

«On me rappelait en permanence que si on se plantait, on ne pourrait pas rembourser l'emprunt et la banque saisirait l'intégralité du catalogue»

Jon Favreau, réalisateur du premier film du Marvel Cinematic Universe

Dès 1999, avec le succès des mutants au cinéma, il est engagé comme second de Marvel Studios, un navire alors sur le point de chavirer qui ne survit qu'en vendant au plus offrant les droits d'adaptation de ses personnages les plus célèbres et emblématiques, les X-Men et 4 Fantastiques à la Fox, Hulk à Universal, Spiderman à Sony. En 2004, Feige doit emprunter 525 millions de dollars à la banque Merrill Lynch et mettre des personnages comme Black Panther ou Docteur Strange en garantie pour se lancer dans la production de sa vision, celle qui pourrait, peut-être un jour, rivaliser avec celle de George Lucas.

«On était vraiment sur un terrain très mouvant, se rappelle Jon Favreau, le réalisateur choisi pour lancer le Marvel Cinematic Universe. Ce premier film n'aurait pas pu être plus petit et plus artisanal. On me rappelait en permanence que si on se plantait, on ne pourrait pas rembourser l'emprunt et la banque saisirait l'intégralité du catalogue.»

Le 30 avril 2008, sur les écrans du monde entier, sort donc Iron Man, l'histoire d'un magnat des armes cynique, arrogant et beau parleur, incarné par un Robert Downey Jr tout juste sorti d'une décennie de prison et de désintox, inventant une armure métallique pour lutter contre le mal.

«C'est le premier film que j'ai vu au cinéma. J'avais 3 ans. C'était au cinéma du Rohan à Landerneau en Bretagne», raconte Simon qui était alors accompagné par son père, un fan de comics et de Marvel. «C'était le premier film de super-héros que j'allais voir, poursuit Amélie, alors âgée de 10 ans. C'était nouveau pour moi. La façon dont était mené le film, la musique, tout ça… D'autant plus que c'est vraiment à partir de cette époque que je suis allée plus fréquemment au cinéma.»

Pour son premier week-end d'exploitation, Iron Man remporte 102 millions de dollars de recettes aux États-Unis et attire plus de 866.000 Français·es sur sa première semaine. C'est colossal pour un héros loin d'avoir la notoriété d'un Spider-Man ou d'un Batman. «Le lundi suivant, nous avons annoncé les dates pour Iron Man 2, Thor, Captain America et Avengers», relate Kevin Feige au New York Times. Le pari, très risqué sur le papier, était remporté, haut la main.

«J'étais euphorique [en sortant de la salle]», confie Simon. «Je ne connaissais pas les comics Marvel à part les Spider-Man de Sam Raimi et les dessins animés qui passaient le matin à la télévision, se souvient Adrien, alors âgé de 10 ans. Je ne m'intéressais pas du tout à l'univers des super-héros Marvel mais ça a été une révélation pour moi, à cet âge, de découvrir cet univers et surtout l'acteur Robert Downey Jr.: l'humour caustique de Tony Stark, l'armure, les scènes d'actions mémorables. Surtout, il y avait la scène de fin qui révélait le projet Avengers.»

Malgré «l'explosion du convoi où Tony est à deux doigts de mourir, les tests des missiles Jéricho [...], l'échappée de la grotte afghane, les essayages et les ratés de l'armure, le premier envol, les répliques de Tony Stark, le combat final, la révélation de son identité assumée de héros face à la presse», c'est une autre scène qui enthousiasmait le plus le jeune Adrien mais aussi Kevin Feige. Une scène qui nourrissait tous ses fantasmes d'enfants fans de comics et de Star Wars, fans de cinématographie feuilletonnante et d'univers étendus.

«Vous vous prenez pour le seul héros du monde? Monsieur Stark, vous faites maintenant partie d'un plus grand univers même si vous ne le savez pas encore», disait ainsi Nick Fury incarné par Samuel L. Jackson dans une scène située à la toute fin du générique d'Iron Man et censée lancer officiellement –avec un peu de chance– le Marvel Cinematic Universe, le MCU.

Connexion magique

«[Pendant le tournage d'Iron Man], j'ai reçu un appel de Carter Cohn, qui représente Sam Jackson, dans lequel il me dit que Sam est un grand fan [de Marvel] et veut savoir s'il y a un rôle pour lui, explique Feige au New York Times. Puisque dans la série Ultimate de Marvel Comics, le personnage de Nick Fury est dessiné exactement comme Sam Jackson, je me suis demandé s'il ne pourrait pas faire une apparition en Nick Fury. On l'a ensuite mis à la fin du générique pour que seuls les fans hardcore soient là.»

«Je me rappelle particulièrement de la sortie de L'Incroyable Hulk, se remémore Félix. À la fin, il y a une scène avec Tony Stark qui tease les premiers crossovers de super-héros au cinéma. Quand j'ai vu ça à 9 ans, j'étais dingue. Imaginer des films interconnectés et voir les héros s'assembler, c'était un rêve.»

Sans gêner la narration principale du film, ces courtes scènes post-credits permettaient de faire le lien entre tous les films, les précédents et surtout les suivants. Ce sont elles le cœur battant de l'univers cinématographique Marvel. Recyclée d'un concept très ancré dans la comédie depuis une trentaine d'années, l'idée de Kevin Feige s'avérerait révolutionnaire.

«À partir de ce moment-là, je suis allé voir tous les autres film Marvel au cinéma car j'aimais le fait que les personnages puissent se retrouver dans un film commun», témoigne Simon. «J'avais envie de voir la suite ainsi que les personnages des films réunis en un seul. C'est vraiment fascinant quand des personnages de différents horizons se retrouvent dans un même film pour raconter une histoire», ajoute Amélie.

Quatre ans plus tard, après cinq films solo, Avengers réalisé par Joss Whedon réunissait donc, comme promis, les quatre super-héros phare de ce qui était désormais présenté par Marvel comme la phase 1 de son univers: Iron Man, Hulk, Thor et Captain America. «J'ai dû attendre d'avoir un petit frère assez grand pour aller voir mon premier Marvel en salle et il s'agissait d'Avengers, qui est pour moi le meilleur film du MCU», déclare Adrien. «J'ai adoré l'histoire et le fait que tous les héros combattent ensemble. Mon père l'a acheté en DVD et, avec mes cousins, nous le regardions des dizaines de fois par été», avoue Simon, âgé de 7 ans à ce moment-là.

Profitant désormais des énormes ressources de Disney qui a racheté Marvel en 2009 en comprenant le potentiel commercial gigantesque de l'univers de Kevin Feige, le succès d'Avengers (2012) va au-delà de toutes les attentes, même les plus optimistes: 207 millions de dollars de recettes aux États-Unis sur son premier week-end d'exploitation, soit plus, en trois jours, que l'ensemble des recettes des quatre précédents films solo sur l'ensemble de leur vie en salles. En France, le film dépassait les deux millions d'entrées sur sa seule première semaine.

«On est une génération qui a beaucoup grandi avec les séries et moi, je vois vraiment le MCU comme une série, explique Margaux, 15 ans à la sortie d'Avengers. Chaque film est juste comme un nouvel épisode en plus long et en mieux, avec des épisodes vraiment nuls où je vois tous les problèmes et des épisodes vraiment bien. J'adore ce côté “série”: ça permet de développer les personnages sur le long terme, de créer une attente et un côté “bande” qui s'agrandit au fur et à mesure.»

La phase 2 pouvait commencer. «Après Avengers, la moindre information devenait cruciale pour en savoir plus que les autres: je me tenais au courant de tout grâce à internet, dit Adrien. Mais en grandissant, mes goûts se sont affinés et j'ai commencé à voir les défauts du MCU: l'absence de direction artistique, de mise en scène, les multiples incohérences, les méchants insipides, le manque d'ambition, de prise de risque, les films conçus comme des épisodes, uniquement pour faire le lien… Et pourtant je ne m'attendais pas aux deux claques successives Captain America 2 et Les Gardiens de la Galaxie: d'un côté, il y avait un thriller politique, de l'autre un space opera comique. C'est comme si Marvel s'était autorisé à aller au-delà des attentes du public, qu'ils avaient compris qu'il fallait se renouveler.»

Avec un succès qui ne se dément pas. Il était même de plus en plus spectaculaire, chaque Avengers venant décupler tous les trois ans l'intérêt pour la saga, y compris les films des héros les moins populaires (au box-office) comme Ant-Man ou Thor. L'univers de Kevin Feige était comme une boule de neige dévalant une piste pour se transformer en avalanche, de plus en plus inévitable. Une fois pris dans le courant, difficile d'y échapper.

«J'étais une vraie fille avec une éducation un peu genrée qui allait voir des films français avec sa mère, se souvient Margaux. Je ne connaissais pas du tout cet univers. Je ne corresponds pas à l'image un peu cliché qu'on a des gens qui consomment des films de super-héros. Si mon père ne m'avait pas emmenée voir Iron Man, je ne l'aurais pas forcément vu. Pourtant, à Noël, je me suis fait offrir le comics Miss Marvel qui se passe à New York et dans lequel l'héroïne est musulmane. C'est la première fois de ma vie que je me faisais offrir des comics.»

Un marqueur fort, presque indélébile

Là où la phase 2 avait ouvert un pur univers de super-héros à des genres plus divers, la phase 3 ouvrait l'univers, traditionnellement très masculin, hétérosexuel et blanc, à la diversité, avec des succès toujours plus gigantesques. Black Panther est, par exemple, le film solo ayant rapporté le plus d'argent dans le monde, suivi de près par Captain Marvel, la première héroïne à la tête de son propre film.

«C'est aussi pour ça, je pense, que j'ai bien aimé le premier Avengers, parce qu'il y avait Black Widow, le seul personnage féminin cool à cette étape de l'univers, poursuit Margaux. J'ai le souvenir de cette scène où elle est attachée à une chaise et finit par mater trois gars toute seule accrochée à cette chaise. Ce genre de scènes est hyper important pour moi car je me suis aperçue qu'on manquait de modèles. En grandissant à une époque où le féminisme est devenu de plus en plus consensuel, je me suis vraiment identifiée et ouverte à ça. Et là, avec Captain Marvel, c'est encore plus important.»

«Je pense que si Captain Marvel était sorti tel quel il y a quelques années, j'aurais été beaucoup plus impactée», suppose Cassandra qui a vu Iron Man en 2008 avec son père, «éternel fan de comics», lorsqu'elle était en quatrième et qui a été victime «à l'avant-première de Ant-Man au Grand Rex en 2015» de «paroles violentes et intimidantes» de la part d'hommes pensant «qu'en tant que femme, je ne pouvais pas comprendre cet univers correctement». «Ce film m'aurait aidée à prendre confiance en moi en tant que fille/femme. Je me serais sans doute moins laissé marcher sur les pieds.»

Pour la phase 4, Kevin Feige, bien conscient que son univers cinématographique de super-héros avait largement dépassé les frontières geek, promet donc plusieurs personnages ouvertement homosexuels, le premier héros asiatique avec Shang-Chi mais aussi plusieurs films centrés sur des héroïnes comme The Eternals avec Angelina Jolie et Black Widow avec Scarlett Johansson.

«Je suis super heureux que ces personnages ne soient plus réservés qu'aux nerds, et que tout le monde sache qui est Thor ou Thanos. Y a plus de honte à aimer ça», se réjouit Félix qui a vu Iron Man à 9 ans «avec [son] père, un amateur de comics», dans un multiplexe de Valence dans la Drôme. «En 2011, j'étais tout seul avec mon pote pour attendre la scène post-générique de Thor. Pour Captain Marvel, toute la salle est restée jusqu'à la toute fin.»

«Avec “Avengers: Endgame”, il faut passer le flambeau à une nouvelle génération et assister à la mort potentielle de héros qui ont forgé notre jeunesse»

Adrien

Pour la génération Z, celle née à partir de la fin des années 1990, le Marvel Cinematic Universe est un marqueur fort, presque indélébile sur une décennie de super-héros et de cinéma. «J'avais 10 ans quand Iron Man est sorti et le seul vrai souvenir de cette séance cinéma est que j'y suis allée avec mon frère et mon père, raconte Amélie. Après la séparation de nos parents, c'est surtout avec notre père que nous allions au cinéma. C'était devenu habituel d'aller voir les films Marvel ensemble, et on le fait encore aujourd'hui. Depuis le divorce, la sortie des films MCU est quelque chose de constant dans ma vie.» Un sentiment partagé par Margaux qui a «un peu l'impression de retourner au cinéma avec [son] papa à chaque fois [qu'elle va] voir un film».

Pour Adrien qui va intégrer une école de cinéma à la rentrée prochaine, «ces films sont le point de départ de [sa] cinéphilie, ce qui [l'a] poussé à aller chercher ailleurs, autrement et avec d'autres exigences». Il développe son cheminement: «Je me suis d'abord intéressé aux autres films Marvel qui ne faisaient pas parti du MCU: les X-Men, les Spider-Man de Sam Raimi puis la trilogie Batman qui m'a amené sur la suite de la filmographie de Christopher Nolan. Comme il faisait le pont entre le cinéma de divertissement et le cinéma d'auteur, j'ai continué à naviguer d'un réalisateur à l'autre, en découvrant Fight Club, Se7en, Requiem for a dream, Pulp Fiction, Kill Bill, Usual Suspect, Drive, etc. Et bien plus tard en entrant au lycée, j'ai voulu creuser un peu plus les genres et styles différents avec Xavier Dolan, Gaspar Noé, Wes Anderson, Martin Scorsese, Stanley Kubrick, Steven Spielberg ou Nicolas Winding Refn.»

Alors que la phase 3 du MCU se termine avec Avengers: Endgame et Spider-Man: Far From Home pour mettre fin à la Saga de l'Infini, c'est un peu la fin d'un voyage d'une décennie de l'enfance vers l'adolescence et le début de la vie d'adulte pour Adrien, Margaux, Simon, Amélie, Félix ou Cassandra. «Avec Avengers: Endgame, il faut passer le flambeau à une nouvelle génération et assister à la mort potentielle de héros qui ont forgé notre jeunesse, constate Adrien. C'est une page qui se tourne sur une partie de notre vie.»

Michael Atlan

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