Culture

Les nègres littéraires sortent de l'ombre

Temps de lecture : 2 min

Longtemps —toujours— les nègres littéraires ont vécu dans l'ombre de ceux dont ils racontaient la vie. Et qui signaient à leur place. C'est en train de changer, explique L'Express.

Les nègres sont devenus des métisses: un peu dans l'ombre, puisque ce n'est ni leur vie qui est racontée, ni leur nom qui apparaît en gros sur la couverture. Mais un peu plus dans la lumière tout de même, puisque pour ne pas être écrit en majuscules, leur nom apparaît néanmoins: Jean-François Kervéan pour Loana, Lionel Duroy pour Nana Mouskouri, ou Jean-Luc Barré pour Jacques Chirac.

Comment ils se choisissent, s'entendent, travaillent ensemble? «Question d'alchimie. "A Loana, j'ai parlé de son chien et de sa mère, cela lui a plu", explique Kervéan, qui a également coécrit L'Ame seule (Fayard), d'Hervé Villard, ou Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? (Robert Laffont), de Michel Drucker.» Il s'agit de savoir recueillir les confessions, les sujets que les stars veulent éviter, de créer une complicité qui permettra de fondre le «je» du nègre (ou du métis) et celui du sujet réel. Pour écrire Capitaine Desailly, Philippe Broussard (rédacteur en chef à L'Express) a suivi Marcel Desailly jusqu'au Ghana. «Un soir, après un match, nous sommes allés dans une boîte branchée et, en sortant, à 4 heures du matin, Marcel nous a acheté des McDo, que nous sommes allés déguster dans sa BMW, seuls, face à Buckingham Palace. Ce sont ces moments-là qui forgent la confiance nécessaire à un livre à quatre mains.»

[Lire l'article complet sur L'Express.fr]

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Image de une: CC Flickr /Erix!

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