Société

La droite américaine se déchire autour des shorts cargo

Temps de lecture : 2 min

Une polémique née sur Twitter à propos de ce vêtement a divisé un certain nombre d’activistes alt-right.

Les shorts cargo auraient-ils le pouvoir de faire imploser l'alt-right américaine? | David Galbraith via Flickr
Les shorts cargo auraient-ils le pouvoir de faire imploser l'alt-right américaine? | David Galbraith via Flickr

À peine installé, le printemps se révèle une fois de plus être la saison idéale pour relancer des débats sur nos choix vestimentaires. Aux États-Unis, des activistes d’extrême droite ont décidé de tailler un costard au short cargo.

Bien que condamné par les spécialistes de la mode depuis des années –au même titre que les tongs, les pantacourts et les leggings–, ce bermuda décontracté aux allures de short de randonnée déchaîne les passions depuis quelques jours sur les réseaux sociaux.

Derrière ces agitations, on retrouve des militants alt-right très populaires (et souvent complistes avérés), à l'image de Jack Posobiec et Mike Cernovich.

«Les grands penseurs des nouveaux médias conservateurs ont passé la semaine dernière à faire le procès du short cargos, un très important débat en ligne datant de *regarde son calendrier* 2011»

Question de virilité

Si le short cargo est pour certains un vêtement pratique voire synonyme de virilité, pour d’autres, il est tout simplement l'uniforme des ringards et des incels, ces hommes «célibataires involontaires».

Des activistes plus puritains associent eux ce short aux soy boys, une expression péjorative utilisée pour désigner les hommes efféminés. Jack Posobiec a même déclaré sur Twitter que «les shorts étaient destinés aux femmes et aux enfants».

Mais pourquoi ce vêtement en apparence banal clive-t-il à ce point la droite alternative américaine? Comme le souligne Vox, ce sujet anecdotique à première vue traduit la profonde division, parmi les tenants de l'alt-right, quant à la manière dont un homme est censé s'apprêter: «Il y a ceux qui pensent qu'ils doivent “bien” s'habiller, et les autres qui suivent le principe un peu dépassé selon lequel faire attention à son apparence est contraire à la virilité.»

Slate.fr

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