Santé / Sciences

L’origine de nos cauchemars dévoilée

Temps de lecture : 2 min

Une étude menée auprès de dix-sept volontaires permet de comprendre les mécanismes cérébraux à l'origine des émotions qui perturbent le sommeil.

Huit minutes d’électroencéphalogramme ont été nécessaires pour examiner le sommeil des personnes qui participaient à l'étude. | Paola Ramos via Flickr
Huit minutes d’électroencéphalogramme ont été nécessaires pour examiner le sommeil des personnes qui participaient à l'étude. | Paola Ramos via Flickr

Une étude publiée dans la revue JNeurosci a montré que notre cerveau droit serait à l’origine des cauchemars susceptibles de nous assaillir durant la nuit. Des disparités dans l’activité cérébrale ont été identifiées: le côté droit du cerveau serait davantage le siège de sentiments négatifs et de colère que le côté gauche.

Ces travaux menés conjointement par des universitaires originaires de Filande, de Suède et du Royaume-Uni s’appuient sur l'analyse du sommeil de dix-sept volontaires en observation durant deux nuits dans un laboratoire du sommeil.

L'asymétrie frontale alpha, la terreur de vos nuits

Ce déséquilibre entre les deux parties du cerveau est plus connu sous l’appellation scientifique d’asymétrie frontale alpha (FAA). Pour la repérer, les universitaires ont procédé à des enregistrements électroencéphalographiques de sept hommes et dix femmes en bonne santé.

Une fois les personnes plongées en sommeil paradoxal –le moment où les rêves seraient les plus nombreux– elles ont été réveillées, invitées à décrire leurs rêves et à évaluer leurs émotions. «Celles qui présentaient une plus grande activité cérébrale du côté droit pendant leur sommeil ressentaient plus de colère dans leurs rêves», explique Pilleriin Sikka, chercheuse à l’initiative de ces travaux à l’université de Turku en Finlande.

Les émotions multiplient la fréquence des cauchemars

L’équipe de recherche explique que la fabrication des cauchemars serait notamment liée à la gestion de nos émotions. Les personnes à forte émotivité témoigneraient d’une asymétrie frontale alpha significative. «Nos résultats montrent que la colère dans les rêves a les mêmes origines neuronales que celles qui nous influencent en état de conscience. Cela signifie qu'il semble y avoir des processus cérébraux partagés pour les émotions», détaille Pilleriin Sikka.

Cette découverte pourrait aider les scientifiques à comprendre les troubles mentaux liés au sommeil, tels que l'anxiété, la dépression ou encore l'insomnie a indiqué l'équipe de recherche.

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