Monde

Coup d'Etat au Niger, presque un soulagement

Temps de lecture : 2 min

«Le Niger, pays sahélien de 15 millions d'âmes aux deux-tiers désertique, produit pour l'essentiel de l'uranium et des coups d'Etat militaire.» C'est ainsi que Vincent Hugueux raconte, dans l'Express, comment est survenu le dernier coup d'Etat dans ce petit pays au Nord du Nigéria, coincé entre le Mali et le Tchad.

Des militaires ont arrêté et «emmené», jeudi 18 février, le président nigérien, Mamadou Tandja, lors d'un coup d'Etat dirigé par un officier, le commandant Adamou Harouna, a-t-on appris de trois sources militaires. Dans la soirée, les meneurs du putsch ont annoncé, sur les ondes publiques, la suspension de la Constitution et la dissolution de toutes les institutions. La déclaration a été lue par le colonel Goukoye Abdul Karimou, porte-parole du «Conseil suprême pour le rétablissement de la démocratie», formé par les putschistes.

«Soulagement»

Ce n'est pas un président très démocrate qui vient d'être renversé. A tel point que les événements du 18 janvier ne sont ni une surprise, ni une véritable source de mécontentement dans le pays. Hugueux parle même de «soulagement».

Alors qu'approchait l'échéance de son second mandat présidentiel l'été dernier, Tandja, 71 ans, s'était maintenu au pouvoir en organisant, en août, un référendum supprimant l'élection présidentielle de cette même année et remodelant la Constitution en sa faveur.

Si le blog Africa de Libération estime que «jusqu'ici, on pensait que ce militaire buté et rusé contrôlait tous les rouages de l'appareil militaire nigérien», L'Observateur Paalga, quotidien burkinabé, analyse ce coup d'Etat comme «une demi- surprise». La prise de pouvoir «était pratiquement attendu[e] par les opposants et redouté[e] par Tandja lui-même. Ce n'est pas sans raison que ces derniers mois, en bon militaire, le colonel Tandja a pratiqué la méthode du camouflage auquel il a adjoint des cadeaux (villas et voitures) et espèces sonnantes et trébuchantes aux gradés de la grande muette au cas où elle aurait des velléités putschistes. Ce qui, à l'évidence, ne l'a pas sauvé pour longtemps...»

Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a «condamné la prise du pouvoir par la force au Niger» et demandé un «retour rapide à l'ordre constitutionnel», selon un communiqué transmis vendredi à l'AFP.

[Lire l'article complet sur l'Express.fr]

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Image de une: Carte du Niger, Wikipedia.

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