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Vingt ans après la fusillade, le lycée de Columbine est devenu un lieu de pèlerinage

Temps de lecture : 2 min

Chaque mois, plus de cent curieux fascinés par la fusillade se rendent au lycée de Columbine.

Le lycée de Columbine dans le Colorado en 2005. THOMAS COOPER / AFP
Le lycée de Columbine dans le Colorado en 2005. THOMAS COOPER / AFP

Le lycée de Columbine, dans l'État du Colorado, est connu pour la fusillade qui y a fait treize morts le 20 avril 1999. Alors que les États-Unis s'apprêtent à commémorer le vingtième anniversaire de cette tuerie, le Washington Post fait le portrait de John McDonald, le policier dont le rôle est d'assurer la sécurité de l'établissement, ainsi que celle des plus de cent cinquante écoles du comté (avec une équipe de plus de cent personnes).

Contrairement à l'école primaire de Sandy Hook, qui a été détruite après la fusillade de 2012, le lycée de Columbine est toujours là, presque identique. Et chaque jour, le bâtiment attire des curieux venus faire une sorte de pèlerinage. McDonald estime qu'ils sont environ cent cinquante par mois à venir voir le lycée, un chiffre qui a beaucoup augmenté ces quatre dernières années.

«Ils viennent le matin et au milieu de la nuit. Ils viennent d'autres États et d'autres pays, écrit la journaliste du Washington Post Jessica Contrera. Quand ils sont interpellés dans le parking, les officiers se rendent vite compte s'il s'agit de "Columbiners", les personnes obsédées par le massacre.»

La plupart sont inoffensifs, juste morbidement passionnés par les victimes, les tueurs, la façon dont se sont déroulés les événements. Mais certains vénèrent les auteurs du massacres de Columbine et cherchent à les imiter.

En 2012, un lycéen est venu à Columbine pour poser des questions sur la fusillade et peu apès, il a été arrêté car il projetait de poser une bombe dans un lycée de l'Utah. En 2018, l'équipe de McDonald a interpellé une jeune femme qui a ensuite été arrêtée pour avoir acheté des armes et du matériel pour faire une bombe dans l'intention de perpétrer une tuerie de masse avec son petit-ami.

A l'approche des vingt ans de la fusillade, la sécurité va être renforcée dans l'établissement. Depuis 1999, le comté a mis en place un impressionnant dispositif de prévention: les établissements ont des verrous qui peuvent être contrôlés à distance pour isoler des pièces en cas de danger et tous les élèves considérés comme problématiques sont suivis, notamment leur activité sur les réseaux sociaux.

Chaque jour, McDonald contrôle le système d'alerte local. Les menaces augmentent lorsqu'il y a d'autres fusillades de masse. Après la fusillade de Parkland, qui a fait dix-sept morts en 2018, il y a eu plus de cent menaces en deux semaines. Tous les commentaires menaçants sont pris au sérieux, car la grande majorité des auteurs de fusillades scolaires avaient mentionné leurs intentions, que ce soit à l'oral ou par écrit, avant de passer à l'acte.

Slate.fr

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